Les Bâtisseurs de la vie
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=par Amr Khaled
=
6*L'honneur
attribue par I'Islam a al femme 4
L’honneur attribué par l’Islam la
femme épouse 4:
Article écrit par Monsieur Amr Khaled pour le Magazine Al-Yaqdha en date du
17/1/2004.
Ci-après le texte intégral de l’article
Je
me déplace vers un autre aspect de l’honneur attribué par l’Islam la femme
épouse qui traite de son service pour le mari…
L’Islam oblige-t-il la femme se mettre au service de son mari ou bien le
fait-elle comme un acte bénévole pour montrer sa noble nature et sa bonne
compagnie ?
C’est l un sujet délicat qui suscite beaucoup de discussions puisqu’une
catégorie de gens l’avait chargée de tout le service ménager. Ils avaient dit
qu’elle devait servir son mari en toute chose. D’autres parmi lesquels l’Imam
Ach-Chfi‘y et L’Imam Abou Hanîfa ont dit que la femme ne devait servir son mari
en rien. Mais, avant de mentionner l’opinion que je favorise, j’aimerais
affirmer que le Messager d’Allah (B.S. sur lui) a fait porter la femme la
responsabilité de la maison. D’après ‘Abdillâh ibn‘Omar (agréés soient-ils par
Allah), le Messager d’Allah (B.S. sur lui) a dit : “Vous êtes tous des
gardiens de troupeaux et chaque gardien est responsable de son troupeau… la
femme gardienne de la maison de son mari et de ses enfants et en est
responsable.” (rapporté par Al-Boukhâry).
Quelle est l’origine des différentes opinions?
Que la femme soit responsable du ménage ou dans le langage du noble hadith “gardienne
de la maison de son mari” ne veut pas dire qu’elle doit faire elle-même
tous les travaux comme la cuisine, la lessive, le ménage, le décor, mais qu’elle
doit tout superviser.
Elle peut faire le tout elle-même –ou une partie- avec l’aide d’autres personnes
comme des domestiques, des filles ou des garçons de la famille ou le mari même.
Mais cela dépend de beaucoup de choses parmi lesquelles les moyens matériels,
son temps disponible, sa résistance physique, le mari, les enfants, tout en
prenant compte du temps dont elle aura besoin pour l’éducation des enfants et
d’autres devoirs.
Et
voici l’opinion de l’Imam An-Nawawi qui a dit : “Les gens sont d’accord que
l’accomplissement des travaux ménagers par la femme est une faveur et une
obligeance de sa part. Cuire le pain, cuisiner, laver les vêtements et autres
travaux sont considérés comme une bienfaisance et un sacrifice de sa part envers
son mari. Elle le fait comme une faveur et pour aviver la relation amicale sans
y être obligée. Bien plus, elle ne commet pas de péché si elle s’en abstient.
(Rapporté par Mouslim dans son “Authentique” et commenté par An-Nawawi).
Je
n’aimerais pas soulever des tempêtes juste pour le plaisir, mais je voudrais
faire un acte de justice en faveur de l’Islam et montrer son indulgence envers
la femme et l’honneur qu’il lui a attribué. Il n’a pas obligé légalement la
femme servir son mari elle-même, mais il en a fait une faveur de sa part pour
laquelle elle doit être remerciée. Je prie la femme –dont je pense beaucoup de
bien- de ne pas prendre cette opinion comme excuse la paresse, la négligence
ou les troubles. Je prie également le mari musulman d’aider sa femme dans la
charge des responsabilités ménagères pour les parachever. C’est une des
traditions du Messager d’Allah (B.S. sur lui) qui était au service de sa petite
famille. Al-Aswad dit : “J’ai questionné ‘Âicha propos de ce que le Messager
d’Allah (B.S. sur lui) faisait dans sa maison.” Elle a répondu : “Il était au
service de sa petite famille jusqu’ l’arrivée de l’heure de la “Salat” (prière)
qu’il allait accomplir.” (rapporté par Al-Bukhâry)
Une autre version du hadith rapporté par Ahmed dit que : “‘Âicha a été
questionnée propos de ce que le Messager d’Allah (B.S. sur lui) faisait dans
sa maison. Elle dit : “Il était comme tout être humain, il cousait son vêtement,
trayait sa brebis et se servait lui-même.” Dans une troisième version “Il
cousait son vêtement, réparait ses semelles et faisait ce que les hommes font
dans leurs maisons” Nous avons hérité la mauvaise idée de trouver honteux que
l’homme s’associe aux travaux ménagers et que cela met une ombre son image
virile. Je pense que pour corriger cette fausse idée éloignée de la sagesse
musulmane et de ses traditions, nous n’avons qu’ suivre l’exemple du Messager
d’Allah (B.S. sur lui). Nous voulons être ceux qui convertissent les lois
islamiques confirmées dans les livres, parmi lesquelles les honneurs attribués
l’épouse, en réalités concrètes. Nous ne voulons pas faire partie de ceux qui
lisent et écoutent beaucoup pour tout oublier ensuite.
L’honneur attribué la femme épouse ne peut être apprécié que par un bon mari
Musulman, attentionné aux ordres d’Allah, qui ne traite pas la légère les
versets d’Allah et qui écoute pour exécuter. Il ne cherche pas connaître les
jugements d’Allah et de Son Messager uniquement pour savourer leur sagesse et
développer ses connaissances et sa culture mais pour leur obéir.
Ce
sont l les croyants dont nous souhaitons faire partie et propos desquels
Allah (que Son nom soit glorifié) dit dans la sourate “An-Nour” (La Lumière)
–ce qui peut se traduire par- [“La seule parole des croyants, quand
on les appelle vers Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux,
est: «Nous avons entendu et nous avons obéi». Et voil ceux qui réussissent. Et
quiconque obéit Allah et Son messager, et craint Allah et Le redoute...
alors, voil ceux qui récoltent le succès. ”] (TSC1,
51,52.)
(1)
TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant
le plus connu jusqu' présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne
remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran.
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