Les Bâtisseurs de la vie
Episode 30:
Les fruits récoltés par les
Bâtisseurs de la vie – Première partie
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de
l'Univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager.
J’aimerais commencer aujourd’hui avec un noble verset. Allah (Que Son nom soit
béni et exalté) dit –ce qui peut être traduit comme : “ N’as-tu pas
vu comment Allah propose en parabole une bonne parole pareille à un bel arbre
dont la racine est ferme et la ramure s’élançant dans le ciel? Il donne à tout
instant ses fruits, par la grâce de son Seigneur. Allah propose des paraboles à
l’intention des gens afin qu’ils s’exhortent.” (TSC[i],
Ibrahîm ‘Abraham’ : 24-25).
Ce verset nous fait comprendre que le bien
n’est jamais perdu et qu’un germe de réforme doit donner son fruit quelle que
soit la durée du temps. C’est comme une bonne graine qui, ensemencée dans une
terre et arrosée avec soin, doit faire germer un arbre et donner des fruits.
Naturellement, pas un seul fruit, mais continuellement une récolte après l’autre
“ Il donne à tout instant ses fruits”.
Pourquoi? Parce que ses racines sont bien
ancrées. De même, la bonne parole qui pousse vers le bien est saine et bénie et
son bienfait se renouvelle dans la société. Elle donne ses fruits par la volonté
de son Seigneur. Allah dit –ce qui peut être traduit comme :
“Est-ce vous qui le cultivez? Ou (en) sommes Nous le cultivateur?” (TSC,
Al-Wâqi‘a ‘L’Evènement’ : 64).
Nous commençons avec ce verset aujourd’hui, pour rappeler que depuis le début du
programme des “Bâtisseurs de la vie”, dans sa première étape, nous avons semé
des graines dont la première fut la positivité, ensuite, le perfectionnisme,
assumer la responsabilité, le sérieux et le but dans la vie. Dans la seconde
étape, nous avons semé le rêve de la renaissance avec ses différents domaines
dont l’éducation, l’agriculture, l’industrie, les arts et la culture et
finalement, la technologie…
Nous nous étions demandés, si ces graines allaient germer ou bien mourir dans la
terre? Est-ce que le sens de ce verset que j’ai cité en premier lieu peut
s’appliquer à nous?
Nous désirons aujourd’hui vous apporter la joie au cœur, vous hausser le moral
et vous donner l’espoir sans lequel il n’y aurait pas de renaissance. “Et
ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Ce sont seulement les gens
mécréants qui désespèrent de la miséricorde d’Allah.” (TSC, Yoûsouf
‘Joseph’ : 87). Il n’y a pas de nation qui peut avoir de renaissance sans
efforts, dynamisme, confiance en elle-même et en Allah.
Nous allons vous montrer les fruits ou plus précisément les heureux présages de
la réussite. Lorsqu’une graine est plantée dans le sol, celui qui n’a pas
d’expérience la voit petite, enfouie, faible et pense qu’elle y mourra. Si dans
une, deux ou trois semaines il ne lui voit pas de trace, il désespère. Il ne
sait pas qu’elle s’anime et se développe dans la terre avec “sa racine
ferme”. On m’a souvent dit: “Penses-tu que les paroles que tu dis dans
le programme des “Bâtisseurs de la vie” réaliseront une renaissance? Ce ne sont
que des illusions.” Mais l’expert sait que la graine se développe et germe après
un certain de temps.
Ce beau verset donne plus de confiance au croyant dans la germination de sa
graine. Il comprend qu’il doit patienter jusqu’à ce que la volonté d’Allah
s’accomplisse. Je répétais tout le temps qu’il fallait patienter pour voir les
fruits. Il y a des gens qui ont suivit ce conseil, d’autres qui se sont
découragés et un troisième groupe qui s’est contenté d’observer de loin pour
voir ce qui allait se passer.
La beauté de cet épisode réside dans sa démonstration des fruits et de la
germination de quelques graines que nous avons semées. Nous n’avons pas
l’intention de nous vanter ou de nous glorifier, n’en plaise à Allah, nous
voulons uniquement raviver l’espoir et renouveler l’ardeur et le dynamisme.
Malgré les défis et les difficultés, ces graines ont germé. Ce verset s’applique
à cette situation –ce qui peut être traduit comme : “Certes ceux
auxquels l’ont disait : “Les gens se sont rassemblés contre vous; craignez-les –
cela accrut leur foi- et ils dirent : “Allah nous suffit; Il est notre meilleur
garant.” Ils revinrent donc avec un bienfait de la part d’Allah et une grâce… ”
(TSC, Âl-‘Imrân ‘La Famille D’Imran’ : 173,174). Ainsi le croyant ne
doit jamais désespérer, il doit, par contre, savoir qu’il aura toujours le
dessus grâce à sa foi et ses bonnes actions. “Ne vous laissez pas battre,
ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes de vrais
croyants.” (TSC, Âl-‘Imrân ‘La Famille D’Imran’ : 139).
De par Sa miséricorde et Sa générosité envers nous, Allah nous fait voir les
primeurs de ces fruits dont nous avions semé les graines. De belles plantes qui
ont germé et qui ne l’auraient jamais fait sans la grâce d’Allah. Nous allons en
voir des spécimens aujourd’hui.
Nous les avions plantées en une période des plus sombres. Car je ne pense pas
que la “Umma” (nation) du Messager d’Allah, depuis le début de sa mission, (BP
sur lui) soit passée par un temps pire que celui d’à présent. Il est même pire
que celui des Tatars. A chaque fois où nous pensons que nous sommes arrivés à
l’abîme, nous voyons la terre s’ouvrir à nos pieds et nous laisser choir à un
degré plus bas et plus vil.
Permettez-moi de vous dire que les dix prochaines années verront des changements
très dangereux et dix fois plus intenses que ceux des dix dernières. Personne
dans nos pays ne pourra les arrêter. Ce qui se passe en Iraq, en Palestine et au
Soudan maintenant vous fait légèrement entrevoir ce à quoi vous devez vous
attendre. Dans les dix années à venir, nous devons ou bien agir ou bien subir
les actions des autres.
Nous semons les graines aujourd’hui pour récolter leurs fruits durant les dix
prochaines années. Nous avons eu assez de nous laisser faire les deux cents
années passées.
Lorsque nous avons semé les graines dans les premiers épisodes, nous étions sûrs
qu’elles germeront. Nous savions que nous arriverons à celui-ci parce que les
graines étaient pures grâce à la loyauté des gens, à leurs intentions sincères à
édifier la renaissance, à leurs espoirs d’arriver à l’agrément d’Allah et à
réjouir leur Prophète au Jour da la Résurrection. Nous avons semé les graines
dans une terre fertile représentée par ces jeunes gens loyaux dans leur amour
envers Allah, leur religion et leurs pays. Attention de croire que tous les
jeunes sont négligents et perdus sans espoir. Donnez-leur l’occasion et voyez ce
qu’ils vont faire. Nous avons arrosé ces graines de notre sueur avec des efforts
et une bonne planification et Allah, que Son nom soit loué, s’en est chargé.
Voyons alors les fruits produits par ces graines.
La première graine : le projet de la collecte des vêtements.
Nous avions semé cette graine il y a cinq
mois et voilà que nous récoltons un million et demie de sacs avec à peu près
quinze pièces par sac. Nous allons vous présenter un film qui montre quelques
unes des expositions montées dans plusieurs pays arabes où ils ont été
distribués.
Le premier film :
-
Alexandrie :
“Ensemble nous bâtissons la vie” une devise qui se
trouve dans toutes les maisons de cette ville qui se sont transformées en
chantiers actifs comme des ruches d’abeilles. Les magasins, les maisons et
les mosquées se sont emplis de vêtements. Des volontaires trient, réparent,
repassent ou mettent en sac. Les gens se font concurrence pour apporter ce
qu’ils ont de mieux au projet.
[Le film nous montre comment les habits sont exposés élégamment, bien en
ordre comme dans les grands magasins. Des familles dans le besoin y viennent
choisir ce qui leur convient, aidées par des jeunes gens parmi les
“Bâtisseurs de la vie”]
-
La Jordanie :
Les jeunes gens de la Jordanie ont
eux-mêmes filmé leur travail et nous ont envoyé le film. Je prie Allah de
les rétribuer.
[Nous voyons dans le film de nombreux gros camions qui transportent les
vêtements vers les expositions et nous voyons des jeunes hommes et des
jeunes femmes qui aident à les décharger. Ne se suffisant pas de ce travail,
ils vont distribué eux-mêmes les vêtements dans les quartiers pauvres. ]
-
En Arabie Saoudite :
Des expositions organisées et
élégantes.
-
Au Caire :
La grande salle du terrain des expositions.
-
A l’Université Allemande du Caire :
Un local a été aménagé dans une salle pour recevoir les vêtements sous la
devise “Ensemble nous bâtissons la vie”. Les étudiants y ont participé avec
beaucoup d’enthousiasme. Une d’entre eux a dit : “ Il y a beaucoup de gens
dans le besoin et nous ne savons pas comment aller vers eux. C’est
merveilleux de voir des gens qui peuvent le faire à notre place et en porter
la responsabilité. Une autre dame dit : “C’était très beau de nous voir tous
unis pour la collecte des vêtements et de sentir que nous étions une seule “Umma”.
Une des jeunes filles responsables du projet dit : “Certaines dames
pleuraient en nous voyant et l’une d’elle a dit : “Grâce à vous j’ai compris
le verset qui dit –ce qui peut être traduit comme : “Les gens
du Paradis seront ce jour-là, dans une occupation qui les remplit de
bonheur…” (TSC, Yâ-Sîn : 55).
Fin du film.
Voyez cette graine que nous avons semé il y
a quelques mois, comment elle a pris du temps pour donner ses fruits de la façon
que nous venons de voir. Le succès a besoin de temps et de patience.
Rappelons nous celui qui a semé cette graine le premier. C’était ce jeune homme
appelé Ahmed Imâm. Il m’avait envoyé son idée dans un message il y a quelques
mois et nous l’avons enregistré avec sa propre voix. Ecoutons-le ensemble :
Le message audio par Ahmed Imâm :
“J’ai vu les choses positives accomplies
dans le programme des “Bâtisseurs de la vie” et cela m’a poussé à en faire
moi-même une qui aurait du poids. J’ai eu cette idée de la collecte des
vêtements et mes amis m’ont aidé. Je l’ai ensuite exposée à Monsieur Amr qui m’a
encouragé. Il m’a dit qu’il en fera le devoir pratique d’un des épisodes des
“Bâtisseurs de la vie”. Nous avons effectivement commencé à faire la collecte.
De nombreux jeunes gens nous ont aidé et nous avons mis les vêtements dans des
sacs avec cette inscription “Les bâtisseurs de la vie”. Réussirons-nous ce
projet? Je prie Allah de nous exaucer.”
Fin de la citation audio.
Comparez entre ces deux points : Ahmed Imâm
quand il dit : “ Réussirons-nous ce projet? Je prie Allah de nous exaucer” et
les images exposées dans les films de la collecte et de la distribution des
habits.
Nous présentons ces deux points à tous ceux qui ne croient pas que le bien se
développe en un grand arbre fructueux par la grâce d’Allah, que Son nom soit
loué et exalté.
Nous avons avec nous aujourd’hui l’ingénieur Ahmed Imâm lui-même qui nous
donnera son avis à propos des résultats de son projet.
Ahmed Imâm dit :
“Tout ce que nous avons vu dans les films
n’a été accompli que par la grâce d’Allah. Je crois fermement en ce verset
–ce qui peut être traduit comme : “Ô vous qui croyez! si vous faîtes
triompher (la cause d’) Allah, Il vous fera triompher et raffermira vos pas.
(TSC, Mohammed : 7). Nous possédons tous les instruments pour le succès : la
confiance en soi, des jeunes gens intelligents avec des idées précises, une
disposition pour le travail fait ave amour et loyauté. Il ne nous manquait que
la bonne idée pour laquelle nous avons utilisé nos instruments pour réussir.
Ce dont j’ai profité le plus dans cette
expérience a été :
-
D’avoir compris le sens de ce verset –ce qui peut être traduit comme
: “Et du bout de la ville, un homme vint en toute hâte… ”
(TSC, Yâ-Sîn : 20). Le sujet a besoin d’ardeur et tous les jeunes qui
étaient avec nous ont prouvé la leur.
-
Nous ne devons jamais oublier le côté de la foi et du culte durant
l’accomplissement de n’importe quel projet sans quoi il échouerait. A côté
du travail bénévole, nous devons nous aider avec la prière, le jeûne et les
actes de culte.
-
Il ne faut mépriser aucun rôle dans un projet bénévole. C’est Allah qui nous
utilise comme Il veut et il ne faut dédaigner aucun travail même si ce n’est
que le transport d’un sac.
Naturellement, il y a des difficultés qui
apparaissent au milieu de n’importe quel projet. Mais après les avoir résolues,
nous nous élevons, nous apprenons et nous avançons. Ainsi, nous bénéficions.
[Fin de citation].
J’aimerai dire que c’est Ahmed qui est
apparu avec nous aujourd’hui et qui a parlé mais il y en a beaucoup d’autres qui
ont travaillé dans les coulisses. Leur rétribution de la part d’Allah sera
certainement plus grande.
J’aimerai également remercier tous ceux
qui, dans nos pays, ont facilité l’obtention du permis pour faire les
expositions de vêtements : Les gouvernements de Jordanie, d’Arabie Saoudite et
d’Egypte, le gouverneur d’Alexandrie, le terrain des expositions à Guizah,
l’Association bénévole du Qatar et tout ceux qui ont aidé dans nos pays ou à
l’étranger. Nous savons que ce projet de la collecte des vêtements n’est pas ce
qu’il y a de plus important et que nous n’avons pas réalisé la renaissance avec
lui mais c’est un heureux présage qui nous prouve que nous pouvons exécuter et
réussir.
La seconde graine : Le secours porté à
Darfour.
Vous rappelez-vous de Darfour? Nous avions
dit à ceux qui avaient fait la collecte des vêtements en Europe, en Amérique, au
Canada et dans les pays du Golf de les envoyer dans ce pays puisqu’il n’y en
avait pas besoin chez eux. Les gens s’étaient étonnés parce qu’ils ne
connaissaient pas Darfour. Son problème n’avait pas encore surgi à la surface,
mais nous voyions les troubles se tramer. Nous aurions aimé prévenir les gens en
ces temps-là mais on ne peut pas dire tout ce qu’on sait n’importe quand. Nous
avons donc choisi Darfour pour y envoyer les vêtements et les gens ont acquiescé
malgré leur méconnaissance du sujet. Ils l’ont fait par confiance en nous et
nous les en remercions énormément.
Des tonnes de vêtements sont parvenues à Port Soudan pour être ensuite portées
par des camions jusqu’à Darfour. Je devais y aller moi-même pour surveiller la
distribution mais je n’ai pu le faire pour des raisons indépendantes de ma
volonté. Un délégué des “Bâtisseurs de la vie” Monsieur Yehia Ach-Châmi, y est
allé à ma place. Je prie Allah de l’en rétribuer. Il s’est exposé aux dangers de
la guerre et il a contacté les “Bâtisseurs de la vie” de là-bas avec à leur tête
le Docteur Imâd Yassîn. Il y a trouvé des organisations caritatives du monde
entier, d’Angleterre, d’Allemagne, de France, du Canada, des Nations Unies, de
certaines sphères des gouvernements arabes, surtout l’armée égyptienne, mais il
n’y avait aucune association civique.
Nos envoyés sont arrivés à Darfour, ils ont rencontré les tribus et ont pris
soin de donner les vêtements à ceux qui en avaient besoin. Nous allons voir
quelques images filmées qui démontrent les difficultés de la situation.
Le Film.
[Nous voyons dans les scènes de gros sacs
et des jeunes gens qui s’activent à les diviser et à les mettre dans d’autres
plus petits. Nous voyons ensuite des scènes de paysages de Darfour avec des
prairies et des troupeaux de bétail et de chameaux. - Monsieur Amr Khaled
intervient pour dire que Darfour est un pays très riche en bestiaux et en
agriculture -.
Nous voyons ensuite le camp de “Sania Dilip” où la distribution a eu lieu. C’est
là où se tiennent les Africains dont les maisons ont été brûlées. Le camp est
composé de grandes tentes dont chacune abrite un grand nombre de personnes. Nous
voyons des images d’enfants portant juste quelques haillons. Le Docteur Imâd
Yassîn s’adresse aux habitants et dit : “Assalamu alaykum wa rahmat allahu wa
barakâtuh” (que la paix, la miséricorde et la bénédiction d’Allah vous
recouvrent). Nous sommes heureux de nous trouver parmi notre peuple et nos
frères à Darfour. Nous sommes vos frères les “Bâtisseurs de la vie” du Soudan.
Nous sommes en relation avec les “Bâtisseurs de la vie” du monde entier qui,
lorsqu’ils ont entendu parler de votre problème, ont décidé de vous présenter
ces dons symboliques qui expriment notre intérêt et notre volonté de consolider
nos liens avec vous.
Ensuite apparaissent des scènes qui font saigner les cœurs, avec des mères, des
enfants et des tentes où personne ne pourrait vivre. Egalement d’autres scènes
de distribution des vêtements avec les youyous joyeux des femmes et les sourires
des enfants.]
Fin du film.
Nous prions Allah d’avoir mérité deux
récompenses :
1- Celle d’avoir donné nos vêtements en vue de Lui plaire.
2- Celle de ce message que nous avons fait parvenir à nos frères au Soudan : “
Nous vous aimons, vous faites partie de nous et nous ne pourrons jamais vous
laisser aller.”
Vous avez vu ainsi que la graine que nous avions semée il y a quelques mois n’a
germé qu’à présent. Personne ne peut imaginer tout l’effort dépensé les mois
passés pour faire parvenir les vêtements à Darfour. Ne vous impatientez donc pas
à vouloir faire germer la graine avant son temps. Il faut de la patience et de
l’endurance.
Les vêtements que vous aviez donnés étaient une responsabilité attachée à nos
cous, grâce à Allah nous avons pu nous en décharger.
Là, j’aimerais expliquer quelque chose au sujet de Darfour. Le problème de ce
pays réside dans la guerre qui a éclaté entre deux races, les Arabes soudanais
et les Africains, qui vivaient ensemble en paix, côte à côte, se mariaient entre
eux et communiquaient avec amour. Des mains clandestines ont attisé le feu et
ont semé les troubles entre eux. Ceux à qui nous avons distribué les vêtements
n’étaient pas des Arabes mais des Africains. Avez-vous remarqué qu’ils parlaient
l’Arabe et qu’ils sont musulmans? Ces tentes que vous avez vues, abritent mille
deux cents familles de réfugiés parmi lesquelles trois cents réciteurs de Coran.
Ainsi, les troubles ont surgi entre des Musulmans à cause de mains clandestines
et je préviens les gens de ne pas se laisser entraîner dans de pareils troubles
dans nos pays. Nous avons chez nous de nombreuses races et nous avons prévenu
que les dix prochaines années devaient apporter des changements énormes. Les
plus atroces pourront être les guerres civiles. Vous les jeunes et les Musulmans
en général, je vous préviens, ne répondez pas aux troubles qui vous appellent au
nom de la religion, de la race ou de la couleur. Ils ne feront que briser
l’unité de nos pays et nous disperser. Ce sujet est étranger à nos mœurs
islamiques. Notre civilisation a réuni tous les peuples du monde avec leurs
races, leurs langues, leurs mœurs et leurs religions sous le drapeau de l’Islam.
La cause du succès de ce dernier n’était due qu’à ce rassemblement où les
individus, noirs ou blancs, arabes ou étrangers, ne se surpassaient en valeur
qu’en fonction de leur obéissance à Allah. Est-il possible que les mêmes
éléments deviennent maintenant la cause de notre perte? Est-il possible que les
Etats-Unis puissent mettre de l’harmonie entre ses peuples et pas nous? Que les
troubles commencent entre les populations de Darfour, des Amazighs et d’autres ?
Est-ce que notre noble Messager (BP sur lui) ne nous a pas appris que “L’Arabe
c’est la langue”?
Nous nous sommes brûlés aux feux allumés au Liban, en Iraq et au Soudan.
Accepterions-nous de nous laisser brûler une fois après l’autre?
Nous voulons réfléchir à une culture et des arts qui mettront l’accord entre nos
peuples et nos nations et, nous prions les employés des médias, les
intellectuels, les hommes de religion et les prêcheurs des mosquées de jouer
leur rôle et d’accomplir leur devoir à ce sujet.
C’est une nouvelle graine que nous semons aujourd’hui avec l’espoir de la voir,
dans le futur produire de l’amour, de l’amitié, de l’accord et de l’immunité
contre les troubles intérieurs et les guerres. Je vous conjure par Allah de ne
pas oublier vos frères au Soudan et à Darfour dans vos prières et de Le prier
d’arrêter l’écoulement de leur sang et de les préserver.
Voyons ensemble une autre graine qui a germé et s’est développée.
La troisième graine : Le verdoiement du
Bahreïn.
Le Bahreïn se distingue par son peuple bon
et authentique. Il était appelé anciennement le pays du million de palmiers.
Lorsque nous avions parlé de l’agriculture et que nous avions exposé les rêves
des gens dans ce domaine, il y en avait un qui était venu de ce pays. Quelqu’un
rêvait de voir le Bahreïn redevenir tel qu’il était avec un million de palmiers.
J’ai lu à propos de ce rêve et je me suis demandé si quelqu’un allait y prêter
attention. Mais je pense que la bonne parole qui a été écrite avec sincérité et
loyauté a été bénie et développée par Allah, que Son nom soit béni et exalté
“N’as-tu pas vu comment Allah propose en parabole une bonne parole pareille à un
bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s’élançant dans le ciel?”
(TSC, Ibrahîm ‘Abraham’ : 24).
Nous avions mentionné dans l’épisode qui
traitait de l’agriculture le hadîth où notre noble Prophète nous avait rappelé
que l’Arabie avait été toute verte et qu’elle le redeviendrait à la fin des
temps. Nous nous étions demandés si elle allait le devenir par miracle ou par
l’effort de ses habitants? Des jeunes gens du Bahreïn qui avaient entendu les
paroles décidèrent de réaliser l’augure du Messager d’Allah (BP sur lui). Ils se
sont réunis et ils ont exécuté une séance de brainstorming avec un plan bref
pour traiter le projet complet du verdoiement du Bahreïn. Ils ont ensuite
rencontré le ministre de l’agriculture et ils furent surpris de sa réception
très chaleureuse. Il les encouragea très fort et leurs nouvelles furent publiées
dans les journaux locaux. Un des plus beaux titres disait “Les bâtisseurs de la
vie, dans un projet national, s’apprêtent à planter des palmiers au Bahreïn.”
Voyez-vous comment une parole apparaît comme une graine jetée dans la terre et,
après que les gens l’aient oubliée, quelqu’un qui l’avait remarquée a bien voulu
en prendre soin jusqu’à ce qu’elle germe et donne des fruits.
Nous avons aujourd’hui avec nous les jeunes gens du club des “Bâtisseurs de la
vie” du Bahreïn. Ce sont nos frères ‘Ammâr ‘Abdel ‘Azîz Mahmoud, vingt ans,
élève en troisième année de Polytechnique; Ahmed Genâhi en architecture; notre
sœur Maïsâ’ Ahmed An-Nabbâri, vingt-six ans, employée.
‘Ammâr dit
: “Au nom d’Allah et louange à Allah. Je souhaite qu’Allah nous réunisse, s’Il
le veut, au plus haut degré du Paradis comme Il nous a réunis sur terre. Notre
projet a débuté avec la lecture d’un article écrit par le ministre de
l’agriculture qui rappelait l’importance de celle-ci. Un jeune homme avait lu
l’article et l’avait communiqué aux jeunes qui en rêvèrent. L’idée se propagea
parmi les jeunes et nous vous l’avons envoyée.”
Maïsâ’ dit : “Après avoir monté un plan complet, nous l’avons présenté au
ministère de l’agriculture et aux Affaires municipales. Au début, nous avions
peur de ne pas être bien reçus. Mais comme nous avions travaillé auparavant au
projet contre le tabagisme et que le ministre de la santé nous avait bien reçus
et nous avait donnés tout ce qu’il fallait comme instruments et entraînement,
nous étions très encouragés à exécuter d’autres projets. Effectivement le
ministère de l’agriculture nous a soutenus très fortement et nous a dit : “C’est
un projet national, et je suis heureux de voir des jeunes gens du Bahreïn loyaux
envers leur patrie.
Je dis aux jeunes hommes et aux jeunes femmes de ne pas se laisser vaincre par
les obstacles. Si le but est clair, la volonté forte et l’ardeur intense,
l’échec est impossible.”
‘Ammâr reprend : “S’il y a de la volonté, de la persistance, de la
sincérité et le plus important de la loyauté envers Allah, nous devons réussir
“Et dit : “Oeuvrez, car Allah va voir votre œuvre, de même que Son messager et
les croyants… ” (TSC, At-Tawba ‘Le Repentir’ : 105). Nous avons
pris la clef, ouvert les portes et parlé aux responsables. Avec leur soutien et
celui des associations caritatives et l’effort des jeunes, nous arriverons s’il
plait à Allah. Nous devons avoir toujours ce verset devant les yeux “
Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les (individus qui le
composent) ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes… ” (TSC, Ar-Ra‘d ’Le
Tonnerre’ : 11.)
Maïsâ’ dit :
“ Je pense que tous les gouvernements recherchent l’intérêt de leurs pays et je
ne crois pas que l’un d’entre eux puisse refuser n’importe quel projet où il y a
du bien. Les jeunes ne doivent pas hésiter à frapper aux portes des
responsables. Ils doivent essayer et dès qu’une porte s’ouvre toutes les autres
suivent.”
Monsieur Amr Khaled leur répond :
“Je prie Allah de vous rétribuer et d’agréer vos efforts. Allah, que Son nom
soit exalté dit –ce qui peut être traduit comme : “Deux hommes
d’entre ceux qui craignaient Allah et qui étaient comblés par Lui de bienfaits
dirent : “Entrez chez eux par la porte; puis quand vous y serez entrés, vous
serez sans doute les dominants. Et c’est en Allah qu’il faut avoir confiance, si
vous êtes croyants.” (TSC, Al-Mâ’ida ‘La Table servie’ : 23).
Rentrez par la porte, faîtes un pas et Allah vous viendra en aide.
J’aimerais remercier le gouvernement du Bahreïn pour son soutien aux jeunes des
“Bâtisseurs de la vie” et celui du Soudan pour l’aide qu’il nous a fournie pour
faire parvenir les vêtements à Darfour.
La quatrième graine : Daraltarjama (La maison de la traduction).
Dans notre tout premier épisode, nous avions parlé de notre état critique et
entre autre nous avions exposé un graphique pour montrer le mouvement de la
traduction dans le monde avec nos pays compris. Pour chaque million d’habitants,
l’Espagne avait neuf cents bouquins, la Hongrie cinq cent cinquante, Israël
trois cent soixante-dix et les pays arabes quinze seulement. (Chiffres
approximatifs).
Ce terme de “Mouvement de la traduction” n’est pas un mot ordinaire. Il ne faut
pas oublier que la culture islamique avait commencé par traduire les livres des
anciens. Elle les avait pétris dans son creuset et, après en avoir extrait
l’important, y avait fait des ajouts. Nous ne devons pas non plus ignorer que
l’Europe a commencé sa civilisation avec la traduction de la culture et de la
civilisation musulmanes après la guerre des croisades et l’invasion de
l’Andalousie. Saviez-vous également que, dès son arrivée à Médine, le Messager
(BP sur lui) a en premier lieu demandé à “Zaïd ibn Thâbit” d’apprendre l’Hébreu
et le Cyrianique? Il prenait soin de faire apprendre les langues à ses
compagnons et “Zaïd” y avait réussi.
Mes paroles avaient été la graine semée dont Allah par Sa grâce a pris soin. Un
groupe de jeunes gens avec à leur tête une jeune dame, Nermeen Hussein, ont
monté un projet nommé “Daraltarjama” (la maison de la traduction). Au début,
leur groupe comprenait tout juste trois personnes qui étaient entrées sur le
site www.amrkhaled.net pour annoncer qu’elles allaient s’y rejoindre et y
publier leurs œuvres. Effectivement, après sept ou huit mois leur nombre est
monté à deux cents soixante-dix. Des jeunes hommes, des jeunes filles et parmi
eux des professeurs d’université. Pouvez-vous vous imaginer une chose pareille?
Voici une liste des langues dans lesquelles ils traduisent :
-
Quatre-vingt quinze traducteurs pour la langue anglaise.
-
Trente traducteurs pour la langue française.
-
Trente-deux pour l’allemand.
-
Trente-deux pour l’espagnol.
-
Vingt-cinq pour l’italien.
-
Neuf pour l’albanais, le portugais, l’ourdou, le hollandais et l’indonésien.
Toutes leurs oeuvres qui seront publiées se trouvent à présent sur le site et
traitent les textes de :
-
Docteur Zaghloul AL-Najjâr.
-
L’Ecrivain Abdel Hamîd Jouda As-Sahhâr.
-
Docteur Nabîl Abdis-Salâm Haroun
-
Monsieur Amr Khaled.
Tout cela en six ou sept mois seulement et Nermeen Hussein de Daraltarjama va
vous adresser la parole.
Monsieur Amr Khaled dit : Nous aimerions connaître le motif de ces
traductions.
Nermeen Hussein dit : En premier lieu, j’aimerais dire que je suis juste
un membre du groupe de Daraltarjama. Il y en a, parmi ce groupe, qui peuvent
être meilleurs que moi et je n’ai aucune particularité qui me distingue des
autres. J’espère également qu’ils puissent nous rejoindre là un jour. Le but du
groupe de Daraltarjama est d’arriver à l’agrément d’Allah, que Son nom soit
glorifié et exalté.
- Son premier objectif est une invitation à
la foi. Nous désirons, à l’aide de la traduction, transporter une image vivante
de l’Islam vers tous les peuples qui en ont reçu une falsifiée ou ceux qui ne le
connaissent pas encore (chose peu probable). Ce but est clair pour tous et je ne
pense pas que je doive en parler, parce que tous ceux qui se conforment à
l’Islam et connaissent des langues étrangères croient qu’il faut s’associer à
des travaux pareils. (Monsieur Amr Khaled a pris la parole pour dire :
“Effectivement, jusqu’à présent toutes vos productions publiées sur l’Internet
vont dans ce sens). C’est vrai. 90% des membres actuels de Daraltarjama se sont
enrôlés sous cette bannière. C’est un objectif qui ne rencontre aucun obstacle
et n’a besoin d’aucune publicité parce que tout le monde en est convaincu. Le
vrai problème concerne l’autre objectif.
- Son second objectif est l’illumination de l’esprit. Si nous voyons la langue
utilisée pour l’instruction dans n’importe quel siècle, nous remarquerons que
c’est celle du peuple le plus développé dans le siècle correspondant. Par
exemple dans notre siècle, la plupart des sciences sont enseignées en Anglais
qui est la langue des peuples les plus évolués. En regardant en arrière, nous
voyons que dans les siècles d’or de la civilisation musulmane, les sciences
étaient enseignées en Arabe. C’est donc un indicateur du degré de développement
des peuples et nous souhaitons que la langue arabe devienne celle de
l’enseignement des sciences. Nous voulons traduire les sciences d’aujourd’hui en
langue arabe pour arriver un jour à les donner aux autres au lieu de les
mendier. Nous voulons en faire don au monde et les développer au point que les
autres se voient obligés de les traduire de notre langue. Ce mouvement de
traduction doit donc accompagner la renaissance que nous recherchons et qui se
réalisera s’il plait à Allah.
Monsieur Amr Khaled : “Nous vous chargeons de communiquer aux deux cent
soixante-dix traducteurs volontaires notre bonheur de voir ce travail. Nous les
en remercions infiniment et nous disons que nous n’aurions jamais cru que la
graine se développerait en ce travail grandiose.
Nermeen : je désire dire un dernier mot. Une recommandation aux membres
du groupe de Daraltarjama, à tous ceux qui nous joindront plus tard et à tous
les traducteurs du monde. Nous avons besoin de fournir des efforts. Nous nous
sommes bien reposés très longtemps et je crains de nous voir le faire encore
longtemps. Nous voulons sentir la fatigue à force d’efforts. Il ne s’agit pas de
passer son temps libre à faire quelque chose d’utile, c’est beaucoup plus
important. Nous ne voulons pas nous soumettre à la réalité sans essayer de
changer et de faire quelque chose. Que les traducteurs qui ne connaissent pas
l’Arabe l’apprennent. Nous ne devons pas nous concentrer sur un objectif aux
dépens de l’autre. Il est bien temps de fournir de l’effort.
Fin de la présentation de Nermeen
Il y a également une graine sympathique,
dont nous voulons parler rapidement. Après avoir vu l’épisode sur la positivité,
une jeune fille du Caire appelée Mona Abdel-Ghani, chercha comment elle pouvait
servir l’Islam avec ses camarades de la faculté des langues de l’Université de
Al-Azhar. Après une longue réflexion, Allah les guida et ils s’en allèrent
frapper à la porte du doyen de la faculté. Ils lui proposèrent d’écrire un
dictionnaire en langue cyrianique et araméenne. Le doyen les encouragea
énormément à cause de l’importance de cette langue ancienne qui est celle de
Jésus et de l’Evangile et qui est sur le point de se perdre. Il n’y avait pas un
seul dictionnaire dans cette langue pour faciliter le travail des chercheurs. Le
doyen leur dit également que ce travail était difficile et ne pouvait être
accompli que par les meilleurs étudiants. Ils firent des efforts dans leurs
études et deux d’entre eux furent les premiers de la section. Le dictionnaire
fut terminé et c’était le premier dans le monde arabe pour les verbes en
cyrianique et araméen. Mona dit dans sa lettre : “Nous voulons remercier le
doyen, Docteur Yéhia Al-Gamal, qui nous a rendu un grand service et pour son
aide.” Le travail terminé, les élèves qui n’avaient pas le montant nécessaire
pour l’imprimer se demandaient quoi faire. C’est alors que la belle surprise
leur vint de la part du doyen de l’université qui donna l’ordre d’imprimer le
dictionnaire aux frais de l’université même. Le livre doit bientôt apparaître
sur le marché, dans les librairies et les universités. Nous remercions en son
nom le doyen de l’université et tous les membres du groupe des traducteurs.
Notre Messager (BP sur lui) dit : “La personne qui fait des
invocations (à Allah) sera exaucée à condition qu’elle ne se presse pas (d’avoir
une réponse). Ils lui demandèrent : “Comment se presser ô Messager d’Allah?” Il
répondit : “Elle dit “J’ai fait des invocations et des invocations et je n’ai
pas été exaucée.” Alors, elle ne sera pas effectivement exaucée. ” Quant à
nous, nous avons semé des graines saines dans une terre fertile, nous les avons
arrosées avec planification et réflexion et nous avions foi en Allah qui ne créé
pas de maladie sans médicament… Et voilà le médicament pour les années à venir.
Ne vous pressez pas d’avoir une réponse à vos invocations.
Pourquoi ne pas reprendre le projet de la collecte des vêtements avec une
meilleure performance pendant le mois de Ramadan? Entrez sur le site
www.amkhaled.net samedi soir à neuf heures à la rencontre de Ahmed Imâm et
réfléchissez comment développer ce projet. Vous y trouverez une page spéciale
pour cette discussion.
Une autre chose à propos des vêtements. Nous sommes au début d’une nouvelle
année scolaire. Que chacun d’entre nous après l’épisode recherche un étudiant
pauvre pour lui acheter tout ce qu’il lui faut comme habits, livres nécessaires
ou frais scolaires. Que chacun de nous essaye de le faire pour avoir la
rétribution d’Allah. Pouvez-vous imaginez que nous avons lu il y a quelque temps
qu’un homme s’est suicidé parce qu’il n’avait pas l’argent nécessaire pour les
frais de la rentrée de ses enfants?
Je vais vous raconter une petite histoire pour vous montrer de quelle
rétribution il s’agit. Il y avait un pêcheur appelé Abu Naçr. Il était très
pauvre et ne pouvait rien apporter à manger à ses enfants. Un jour, tout
déprimé, il rentra dans une mosquée où il s’est mis à pleurer. L’imâm de la
mosquée lui demanda ce qui le mettait dans cet état et, après avoir entendu son
histoire il lui dit d’aller avec lui près de la mer et de faire une prière de
deux génuflexions. Ensuite il lui dit de prononcer le nom d’Allah et de jeter
son filet. L’homme, un moment après, retira son filet où se trouvait un gros
poisson. Tout heureux, il s’en alla vendre son poisson et acheter à sa place
deux galettes pour sa famille. Il mit de la viande dans l’une et des sucreries
dans l’autre. Sur son trajet de retour, il rencontra une femme avec un enfant
tout misérables qui regardaient ses deux galettes avec envie. Son cœur
s’attendrit et il ne savait pas s’il devait les leur donner ou les garder pour
sa famille. Finalement il les leur donna et vit la femme pleurer d’émotion et
l’enfant sourire. En même temps et sur son trajet, il vit quelqu’un qui
l’appelait pour lui rendre une ancienne dette de trente mille dirhams qu’il
avait empruntés à son père. Il remercia Allah pour sa générosité, fit du
commerce avec l’argent, devint très riche et distribua beaucoup d’aumônes. Un
jour il fit un rêve et se vit au Jour du Jugement avec quelqu’un qui appelait et
disait : “Mettez les mauvaises action de Abu Naçr sur la balance.” Elles étaient
énormes comme une montagne. La voix se fit entendre de nouveau et dit : “Mettez
les bonnes actions d’Abu Naçr sur la balance.” Il les vit légères comme un
flocon de coton. La voix reprit : “Est-ce qu’il lui reste autre chose?” Un Ange
répondit : “Il lui reste une chose.” Les deux galettes furent mises sur la
balance mais elles n’arrivaient pas malgré leur poids considérable à la faire
basculer. La voix demandait de nouveau : “Est-ce qu’il lui reste encore
n’importe quoi?” Le sourire de l’enfant fut amené et mis dans la balance qui se
fixa au point d’équilibre. La voix continua d’appeler : “Est-ce qu’il lui reste
quelque chose?” Un Ange répondit : “Oui.” Les larmes de la femme qui devinrent
énormes comme la mer sont mises sur la balance qui bascule lourdement du côté
des bonnes actions. L’Ange crie : “Il est sauvé, il est sauvé.” Abu Naçr se
réveilla avec ces cris et se dit : “Par Allah, je n’ai jamais rien fait d’aussi
bon que ce que j’ai fait avec ces deux galettes.
Nous devons tous réagir après l’épisode et chercher un enfant à habiller. Ce
sera une nouvelle graine de semée.
Ne manquez pas l’épisode prochain, parce
qu’il y a une surprise époustouflante qui vous attend. Un succès que vous
n’aurez jamais pu vous imaginer.
Wa Assalamou Alaikoum et Rahmatou Allah Wa Barakatouh.
AmrKhaled.net ©
جميع حقوق النشر محفوظة
Cet article peut être publié ou copié sous une forme inchangée pour des usages
privés ou personnels, à condition de mentionner sa source d'origine. Tout autre
usage de cet article sans une autorisation écrite préalable de la part de
l'Administration du site est strictement interdit. Pour plus d’informations :
dar_altarjama@amrkhaled.net