Sur les pas du bien-aimé Mohammed
(BP sur lui)
Episode 12 : L’année de la tristesse et le voyage à At-Tâëf
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Introduction :
J’aimerais commencer l’épisode par une recommandation : “Priez beaucoup la
nuit”. Notre Prophète (BP sur lui) a dit : “ Quiconque passe les nuits du
mois de Ramadan en veille et en prière avec foi (profonde en Dieu) et (ferme)
conviction (de la récompense), ses fautes passées lui sont pardonnées.” (Hadith
authentique/ Al-Boukhari, Mouslim, Abou Dawoûd, At-Tirmizi, An-Nissâi.). Le
mois de Ramadan est le meilleur moment de l’année pour la prière nocturne afin
de se constituer un stock d’énergie spirituelle pour toute l’année. Nous en
aurons bien besoin.
J’aimerais également vous faire voir une lueur d’espoir surtout à ceux qui
pensent que le ton de mes admonitions ces jours-ci est un peu sévère. Des jeunes
gens du Koweït ont entrepris une très belle chose pour la grâce d’Allah. Ils
écrivent et composent des chansons en parallèle avec les sujets de nos épisodes
“Sur les pas du Bien-aimé” et les distribuent partout. Elles seront bientôt
exposées sur le site <amrkhaled.net>. Il faut également remercier ceux qui
travaillent à notre projet commun des “Sacs de Ramadan” qui consiste à
constituer des sacs de provisions et à les distribuer aux pauvres. Il y a aussi
le groupe de jeunes de Jeddah qui veulent ouvrir partout des magasins de fleurs
comme signe de miséricorde aux gens. Et tout au long de nos épisodes, je reçois
des lettres de jeunes gens qui disent faire tout leur possible pour réussir avec
l’intention d’en bénéficier la Umma.
L’année de la tristesse :
Nous continuons avec la Sira de notre Prophète bien-aimé et nous rappelons que
nous sommes arrivés à la neuvième année après l’annonce de la mission appelée
par tous les historiens “année de la tristesse”.
Aussitôt après la descente des Musulmans des cols des Bani-Hachem, Abou Taleb,
âgé de quatre-vingt ans meurt épuisé par les années du blocus. La Prophète (BP
sur lui) avait ainsi perdu son protecteur, son père adoptif qui l’avait chéri
plus que ses enfants et l’avait protégé et défendu contre les mécréants de
Qoraïche.
Trois, sept ou trente jours après, selon les historiens, un plus grand malheur
vient accabler le Prophète (BP sur lui). Khadîdja la bien-aimée meurt. Quelle
tristesse pour lui. La compagne qui l’avait soutenu, pris dans ses bras et
consolé aux moments les plus difficiles. Cette dame courageuse qui achetait des
esclaves pour escorter le Prophète et le protéger des Quraychites, celle qui
avait élevé ses quatre filles et avait courageusement supporté la mort de ses
deux garçons, elle mourait à l’âge de soixante-cinq ans, c’est-à-dire après
avoir passé avec lui vingt-cinq ans d’un bonheur paisible et durant lesquels il
lui avait toujours été très fidèle. Son amour pour elle était inouï et je ne
pense pas qu’il y ait eu dans l’histoire beaucoup d’amours semblables. Khadîdja
est morte entre les bras du Messager (BP sur lui) et il est mort lui-même dans
les bras de ‘Â’icha. Remarquez-vous cette relation homme femme toujours soutenue
par l’Islam ? La place et la valeur de la femme y sont constamment soulignées.
A
sa mort, cette noble dame reçut une grâce merveilleuse de la part d’Allah.
Djibrîl est descendu lui-même lui communiquer le salut de la part de son
Seigneur. Le Prophète (BP sur lui) qui avait reçu la révélation lui dit :
“Djibrîl me dit : Ô Mohammed, fait parvenir à Khadîdja le salut de la part de
son Seigneur et annonce-lui au Paradis une maison de perles et de rubis où il
n’y aura ni chahut ni fatigue.” Elle répondit au message d’Allah en disant : “Il
est le Salut et de lui vient le salut; et le salut sur Djibrîl.” Quelle mort
paisible. Combien cette dame devait être majestueuse pour avoir eu une mort
pareille parce que chacun a la mort qu’il mérite. C’est Allah qui fait mourir et
qui donne la vie. Il dit –ce qui peut être traduit par - :“
Allah reçoit les âmes au moment de leur mort ainsi que celles qui ne meurent pas
au cours de leur sommeil. Il retient celles à qui Il a décrété la mort, tandis
qu'Il renvoie les autres jusqu'à un terme fixé.”
(TSC[i],
Az-Zoumar (LES GROUPES): 42).
Pour savoir si nous avons obtenu l’agrément de notre Seigneur, nous devons voir
comment nous passons nos jours et nos nuits. Dans la paix et la sagesse ou dans
la tension, la désobéissance et l’angoisse ?
Le
Prophète avait vécu avec Khadîdja une belle histoire d’amour et son souvenir ne
l’a jamais quitté les quinze ou dix-sept ans qu’il a vécus après elle. Il
recevait ses amies avec plaisir et partageait avec elles en premier lieu tout ce
qu’il recevait comme cadeau. Vous pouvez lire des romans d’amour autant que vous
voulez, vous n’en trouverez pas de plus beau, de plus noble et de plus pur.
Après la mort de Khadîdja, une femme des Compagnons lui dit : “N’aimerais-tu pas
te marier, ô Messager d’Allah ?” Elle raconta: “J’ai vu aussitôt les larmes lui
couler des yeux et j’ai regretté de lui avoir posé cette question.” Il lui avait
répondu : “Et peut-il y avoir quelqu’un après Khadîdja. Elle a été la mère de
mes enfants, la maîtresse de ma maison. Elle me croyait quand tout le monde me
traitait de menteur, me soutenait quand tout le monde était contre moi et me
consolait quand tout le monde me rejetait.” En plus de la douleur de la
séparation, le Messager (BP sur lui) avait avec lui deux de ses filles pas
encore mariées qui avaient besoin de soins.
Là,
il faut ouvrir une parenthèse et répondre aux orientalistes qui critiquent les
multiples mariages du Prophète (BP sur lui). Nous devons leur faire remarquer
qu’il s’est marié à vingt-cinq ans, encore chaste, à une femme âgée de quinze
ans de plus que lui. Il lui a été fidèle pendant leurs vingt-cinq années de
mariage et s’est marié après elle avec une dame plus âgée que lui, elle aussi.
Cette dernière était la veuve d’un des émigrés d’Ethiopie et revenait au pays où
elle n’avait personne. D’ailleurs, si nous voyons de près tous les mariages du
Prophète (BP sur lui), à part celui avec Khadîdja, nous verrons que chacun d’eux
avait un but politique ou humain.
La confiance en Allah, le Mandataire :
Avec la mort de son oncle et de sa femme, le Messager (BP sur lui) avait perdu
ses meilleurs alliés et consolateurs. Il était seul pour affronter les
difficultés psychologiques et nous nous demandons peut-être pourquoi Allah lui
faisait subir cette situation. C’est qu’Il a voulu lui apprendre, ainsi qu’à
nous, qu’Il est le Tout-Puissant qui détient tout en main. Personne d’autre que
Lui ne peut mieux gérer les affaires de Ses serviteurs mais il faut que ces
derniers le reconnaissent et mettent toute leur confiance en Lui. Nous devons
savoir qu’il est de notre devoir de faire des plans et de nous activer, mais
avec l’arrière-pensée que c’est Allah qu décide de tout et choisit ce qui est le
mieux pour Ses serviteurs à condition qu’ils recherchent la vérité. C’est Lui
qui dit –ce qui peut être traduit par - : “Place donc ta confiance
en Allah, car tu es de toute évidence dans la vérité et le bon droit. "
(TSC, An-Naml (LES FOURMIS): 79).
La
plupart des gens s’imaginent qu’ils ne peuvent continuer à vivre sans la
protection de leurs parents ou la présence de leurs bien-aimés et Allah a voulu
nous faire voir que l’Islam a triomphé par Sa volonté et non grâce à l’aide de
quelques êtres humains. Le Messager (BP sur lui) devait passer par cette dure
épreuve mais en même temps Allah lui révélait ce verset plein de tendresse et de
compassion -qui peut être traduit par - : “Et supporte patiemment
la décision de ton Seigneur. Car en vérité, tu es sous Nos yeux. ”
(TSC, At-Toûr : 48). Et nous mêmes, nous devons apprendre à dire –ce qui
peut être traduit par - : “Allah nous suffit; Il est notre meilleur
garant. " (TSC, 'Al-`Imrân (LA FAMILLE D'IMRAN) : 173) et
comprendre que rien ne peut arriver en dehors de Sa volonté puisqu’Il dit :
-ce qui peut être traduit par - : “le Seigneur du Levant et du
Couchant. Il n'y a point de divinité à part Lui. Prends-le donc comme
Protecteur. " (TSC, Al-Mouzzammil (L'ENVELOPPE) : 9).
Ainsi, après avoir eu toute La Mecque contre lui, après avoir perdu son oncle et
sa femme, le Prophète devait se dépenser plus et mettre toute sa confiance en
Allah.
Le voyage à At-Tâëf :
Le Prophète chercha d'autres horizons, car
Qoraïche restait sourde à son appel. Il choisit
At-Tâëf, une contrée à une centaine de kilomètres de La Mecque et qui s'élève à
5000 pieds d'altitude, et où réside la tribu des Banou Thaqif, la deuxième
puissance d'Arabie après Qoraiche et sa rivale dans le commerce et les honneurs
parmi les arabes. Le Prophète s’y rendit donc à pied à travers les montagnes
pour solliciter la protection des notables de At-Tâëf et leur apporter son
message.
L'aboutissement de cette entreprise n'était pas garanti. Il était même probable
que les Banou Thaqif lui refuseraient leur soutien et cela risquait de redoubler
la férocité de
Qoraïche
envers le Prophète s’ils apprenaient que celui-ci avait recherché les faveurs de
Thaqif contre eux. Mais le Prophète le fit quand même, et ce fut un échec. Le
Prophète a tenté cette entreprise pour nous apprendre la nécessité d'agir,
d'entreprendre et de prendre des risques. De ne pas désespérer et capituler dans
les situations difficiles mais de continuer à frapper à toutes les portes les
unes après les autres, sait-on jamais quand Dieu nous apportera Son secours.
L'expérience d'At-Tâëf s’avéra en tout point désastreuse pour le Prophète, mais
Dieu lui ouvrira d'autres horizons grâce à cet effort. Apprenons que parfois
l'échec mène à la réussite, et c'est parfois même nécessaire pour nous inculquer
la confiance en Dieu.
Le Prophète est parti à At-Tâëf à pied et n'a pas demandé de monture à l'un des
compagnons. Il ne voulait pas éveiller les soupçons des Quraychites qui
surveillaient ses mouvements et voulait leur faire croire à une petite sortie
hors de la Mecque. Il a choisi Zayd Ibn Haritha qu'on appelait alors le fils de
Mohammed pour l'accompagner et n'a pas choisi Omar ou Abou Bakr qui étaient
pourtant ses proches conseillers. Le Prophète vivait une période critique de sa
vie; il avait perdu sa femme qui le soutenait dans les tourmentes, et son oncle
protecteur. Les mécréants resserraient l'étau autour de lui et le nombre de
convertis à l'Islam n'augmentait pas. Pourtant il resta ferme et tenace et
entreprit d'aller à At-Tâëf en bravant la colère des Quraychites qui verraient
d'un mauvais œil ce voyage et en endurant la fatigue du long chemin qui séparait
La Mecque d'At-Tâëf alors qu'il avait déjà atteint 52 ans !! Un sens de la
persévérance et du sacrifice qui nous fait défaut aujourd'hui.
Le Prophète arriva donc à At-Tâëf. Mais il s'abstint d'exhorter le commun des
gens de la tribu comme il faisait à La Mecque et s'adressa à leurs notables qui
étaient au nombre de trois et leur fit la proposition de rallier sa cause et
d'embrasser l'Islam. Leurs réponses furent désolantes. Le premier lui dit :
« Est-ce qu’Allah n’a trouvé personne d’autre que toi pour l’envoyer ? ! » Le
deuxième: « Ou bien tu es un prophète et donc tu es trop grand pour que je
puisse te parler, ou bien tu es un menteur et donc tu es trop vil pour mériter
ma parole ! » Et le troisième : « Par Allah si je te voyais même accroché aux
rideaux de la Kaaba jurant que tu es l'envoyé de Dieu je ne te croirais pas ! »
Quel accueil après ce long voyage ! Pourtant Dieu est capable -lui qui est le
Tout-Puissant- de guider tout Beni Thaqif à l'Islam, et d’épargner ainsi à son
bien-aimé toutes ces souffrances et ces humiliations. Mais il faillait que nous
sachions à quel point cette religion est chère à Dieu et combien le Prophète et
les premiers musulmans devaient souffrir pour nous faire parvenir ce noble
message.
Le Prophète essuya leur refus et leur dit alors, que s'ils ne voulaient pas
rallier la cause à laquelle il les conviait, au moins qu'ils s'abstiennent
d'informer
Qoraïche
de sa venue à At-Tâëf. Mais comble du malheur, ils envoyèrent sur le champ
quelqu'un à La Mecque prévenir
Qoraïche
que Mohammed était venu solliciter leur soutien contre eux et qu'ils avaient
refusé.
Le Prophète déçu par leur réaction prit congé et leur demanda de le laisser
partir. Mais au lieu de le laisser faire, ils
ordonnèrent à leurs esclaves et leurs enfants de l’insulter et de lui jeter des
pierres. Ces derniers se rangèrent des deux côtés de la route et lui lancèrent
des pierres sur les pieds et sur la tête à chaque pas. Le Prophète saignait.
Zayd l'entourait pour le protéger et ils coururent ainsi recevant les pierres et
les mottes de terre.
Ils ne s'arrêtèrent qu'une fois arrivés à un petit jardin. Ils entrèrent et se
reposèrent au pied d'un palmier qui s'y trouvait. Le Prophète qui était tout en
sang, leva les mains. Mais au lieu de prier Dieu de châtier ceux qui lui avaient
fait du mal, il fit cette belle invocation : « Ô Allah, je me plains à Toi de
ma faiblesse, de mon peu de pouvoir et du peu de considération que les gens ont
pour moi, ô Toi Le Plus Miséricordieux des miséricordieux, tu es mon Seigneur et
celui des faibles. A qui m’abandonnes-tu ? A un étranger qui m’attaque ou un
ennemi de qui Tu m’as fait dépendre ? Si Tu n’es pas en colère contre moi cela
m’est égal. Ta clémence est plus généreuse envers moi. Je me réfugie en Ton
visage pour lequel les ombres se sont dissipées et qui a ajusté tout ce qui
concerne ce monde ici-bas et celui de l’au-delà, de faire tomber sur moi Ta
colère ou de me faire parvenir Ton désagrément. Je supporterai tout reproche
jusqu’à ce que Tu sois satisfait et il n’y a de pouvoir ni de puissance qu’en
Toi. »
Le propriétaire du jardin qui voyait le Prophète eut pitié de lui et appela un
de ses esclaves appelé ‘Addâs et lui dit : « Prends, une grappe de raisin,
mets-la dans un plat et va donner à manger à cet homme. »
‘Addâs était un esclave originaire d'Irak, de la ville de Ninawa. Il apporta le
plat et le mit devant le Prophète et s'assit près de lui. Le Prophète en tendant
la main vers la grappe dit : « Au nom d’Allah. » ‘Addâs le regarda et dit :
« Par Allah les gens de ce pays ne disent pas des mots pareils ». Alors le
Prophète lui dit: « Quel est ton nom ? » Le garçon lui dit : « Mon nom est
‘Addâs. » Le Prophète ajouta : « De quel pays es-tu ‘Addâs ? » ‘Addâs lui
répondit: « De Ninawa. » Alors le Prophète lui dit : « Du pays de l'homme pieux
Yoûnous Ibn Mata (Jonas) ? ‘Addâs tout étonné dit : « Vous connaissez Yoûnous
Ibn Mata ? » Le Prophète lui dit : « Oui, c'est mon frère. Il est prophète et
j'en suis un. » Alors ‘Addâs se jeta à terre et embrassa les pieds du Prophète.
Ces même pieds ensanglantés et écorchés par les jets de pierres !
A‘icha demanda un jour au Prophète quel était le jour le plus difficile qu'il
avait vécu. Le Prophète lui dit : « C'est le jour où je suis revenu de
At-Tâëf errant plein de tristesse. »
Sur le chemin du retour, l'ange Djibrîl descendit avec l'ange des montagnes.
Djibrîl dit : « ô Mohammed, Dieu a entendu ta plainte et a entendu les propos
que t'ont tenus les tiens. Il m'envoie avec l'ange des montagnes, ordonne-lui ce
que tu veux. » L'ange des montagnes dit à son tour : « Si tu me l'ordonnes je
ferai plier sur eux ces deux montagnes. » Mais le Prophète dit : « N’en faites
rien, peut-être Dieu fera-t-Il naître d'eux des serviteurs pieux qui
L'adoreront. » L'ange s'étonna et lui dit : « Véridique est Celui qui t'a appelé
le compatissant et le miséricordieux. » C'est ainsi que Dieu l'appela dans le
Coran. Allah (exalté soit-Il) dit- ce qui peut être traduit comme :
"Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd
les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui
est compatissant et miséricordieux envers les croyants. " (TSC, At-Tawba (LE
DESAVEU ou LE REPENTIR): 128).
Zayd avait peur et se demandait comment les Quraychites allaient les recevoir.
Le Prophète ne s'inquiéta pas et dit à Zayd : « Dieu trouvera un heureux
soulagement à cette pénible situation et fera triompher Son Prophète. » Le
Prophète suggéra à Zayd d'aller voir les tribus des alentours de La Mecque pour
leur demander de le protéger. Trois tribus refusèrent de braver
Qoraïche. Ce n'est qu’à la quatrième tentative que
Mos'aab Bnou Oude'i accepta et ordonna à ses fils d'escorter le Prophète qui put
ainsi entrer à La Mecque sans craindre les représailles de Qoraïche.
Le Prophète à son retour de
At-Tâëf
ne se reposa pas pour autant. La fatigue du voyage et les peines qu'il avait
essuyées ne l'empêcheront pas de veiller et de prier Dieu durant la nuit. Une
adoration à laquelle il tenait beaucoup. Ce soir-là, un groupe de djinns passa
par là et entendit la prière du Prophète. Ils furent fascinés par la majesté du
Coran et repartirent croyants et s'en furent avertir leur communauté. Le Coran
décrivit ensuite cet événement. Allah (exalté soit-Il) dit-ce qui peut être
traduit comme:
" (Rappelle-toi) lorsque Nous dirigeâmes vers toi une
troupe de djinns pour qu'ils écoutent le Coran. Quand ils assistèrent [à sa
lecture] ils dirent: «Ecoutez attentivement»... Puis, quand ce fut terminé, ils
retournèrent à leur peuple en avertisseurs. Ils dirent: «notre peuple! Nous
venons d'entendre un Livre qui a été descendu après Moïse, confirmant ce qui l'a
précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit. Notre peuple! Répondez
au prédicateur d'Allah et croyez en lui. Il [Allah] vous pardonnera une partie
de vos péchés et vous protègera contre un châtiment douloureux. " (TSC,
Al-'Ahqâf : 29/31).
Observons comment Dieu dispose de la vie de l'homme. Le Prophète avait voulu
guider les notables d'At-Tâëf,
et Dieu a guidé le cœur d'un jeune esclave. Le Prophète a voulu rallier la ville
d'At-Tâëf
à la foi de l'Islam, mais Dieu a choisi Médine pour cet honneur. Le Prophète a
agi et a souffert parce qu'il avait confiance dans les desseins de Dieu. Nous
aussi, nous devons avoir confiance en les desseins de Dieu. Les circonstances ne
doivent pas toujours concourir pour nous satisfaire et réaliser nos buts, mais
nous devons accepter avec humilité ce que Dieu a choisi pour nous, car ce n'est
que là que nous vivrons au mieux la notion de la confiance en Dieu.
Nous avons remarqué aussi durant cette épreuve que le Prophète avait fait de
nouvelles connaissances. Il connut ‘Addâs qui est le premier à avoir embrassé la
foi de l'Islam en dehors de la péninsule. Il a fait la connaissance d'un autre
ange, alors qu'il ne connaissait auparavant que
Djibrîl. Et puis, il a su qu'il y a des
êtres autres que les hommes; les djinns. Dieu a montré à son Prophète d'autres
mondes, pour qu'il sache combien est vaste son royaume, et pour qu'il ne se
chagrine pas pour la mécréance d'une petite communauté de La Mecque.
Conclusion :
Nous arrivons à la fin de cet épisode. Rappelons-en les leçons:
-
La persévérance
-
La confiance en Dieu
-
L'importance de la prière de la nuit.
[i]
TSC :
Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant
le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC
ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du
saint Coran.
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