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Sur les pas du bien-aimé Mohammed (BP sur lui)
Episode 6 : La révélation du Coran
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Introduction :
Nous continuons toujours avec la Sirah de notre Prophète bien aimé ; mais je
voudrais auparavant que nous parlions des bonnes intentions et des promesses que
nous avions formulées la première nuit de Ramadan. Avons-nous été fidèles à nos
promesses et avons-nous réalisé nos bonnes intentions ? J’espère que beaucoup
d’entre nous ont pu se rapprocher un peu plus d’Allah, faire des invocations,
prier la nuit et donner des aumônes. Ramadan n’est qu’un nombre déterminé de
jours, il nous parle et nous dit “Je viens, je passe, je prends un bout de votre
vie et je serai la cause de votre sauvetage de l’Enfer. Nous sommes-nous
rappelés de cette devise que nous avions choisie le premier jour
“Je vous adorerai, mon Seigneur, durant ce mois comme
je ne l’ai jamais fait ”. Essayons de faire de ce mois de Ramadan le meilleur de
notre vie.
Pendant que j’étais en discussion hier sur l’Internet, un jeune homme a formulé
une très bonne idée ; Il nous a dit que pour réaliser cette devise, il s’était
imaginé qu’il devait mourir la veille de Ramadan mais que Allah lui avait offert
une chance unique en le laissant vivre pendant le mois de Ramadan. D’après vous,
comment sera la pratique du culte de quelqu’un qui sait qu’il doit mourir à la
fin du mois ? J’ai trouvé l’idée très belle et j’ai voulu vous la communiquer
pour que vous l’imitiez.
Première semaine de la mission :
Nous avons parlé hier du début de la Révélation à la caverne de Hirâ’, mais
avant d’entamer ce récit, je voudrais vous demander de vous figurer les scènes
que nous allons aborder jusqu’aux détails les plus infimes afin de vous
imprégner de l’ambiance et d’en tirer le maximum de leçons.
Après cet étrange entretien avec l’être extraordinaire, le Prophète (BP sur lui)
quitta la caverne et descendit la montagne tremblant et transpirant. Il courut
pendant tout le trajet du retour. En arrivant chez lui, frémissant de froid et
tout en sueur il répéta seulement :’ Couvrez-moi, couvrez-moi.’
Il ne savait pas qu’il était devenu Prophète. Djibrîl (Gabriel) ne lui avait
rien dit à ce sujet. Il ne savait pas non plus si ce qui lui était arrivé dans
la caverne était une bonne ou une mauvaise chose. Il dit à Khadîdja : “J’ai eu
peur pour ma vie”. Il pensait qu’il avait peut-être vu un Djinn. Djibrîl lui
était apparu sous l’image d’un ange et il ne connaissait pas la différence.
Khadîdja avec sa sagesse habituelle lui répondit : “Non par Allah, Il ne
t’humiliera jamais. Tu préserves les liens de famille, tu secours le faible, tu
donnes au pauvre, tu honores ton invité et tu aides contre l’injustice.”
Nous devons nous arrêter un moment pour réfléchir à ces paroles. J’aimerai faire
remarquer
comment Khadîdja a soutenu son mari, comment elle l’a conforté et l’a encouragé
avec ses paroles. Elle l’a écouté et ensuite lui a donné conseil. Tous les maris
aimeraient que leurs femmes les écoutent dans les moments difficiles et leur
donnent leur avis sans critiques ni blâmes.
Les hommes également doivent partager leurs soucis et leur vie quotidienne avec
leurs femmes.
Ainsi l’épouse sera prête à soutenir son mari et à le conseiller lorsqu’il en
aura besoin. Ils vivront au même diapason. Si une
femme désire avoir un mari comme le Prophète (BP sur lui) elle doit être
elle-même comme Khadîdja.
Khadîdja a relevé le moral du Prophète (BP sur lui) avec son exclamation
spontanée. Remarquons également qu’elle a vanté les qualités morales de son mari
et non ses qualités d’adorateur. Elle savait que là était le mérite.
De nos jours, nous ne voyons que des gens pieux qui n’ont pas de principes
moraux et qui par conséquent repoussent les gens loin
de la religion ou des gens d’une haute morale qui ne pratiquent pas la religion
et font penser aux autres qu’elle n’est pas
importante. Je me demande pourquoi nous ne pouvons pas avoir les deux. Il faut
se rappeler ces paroles du Prophète (BP sur lui) :
“La moralité est ce qui pèse le plus pour le serviteur le Jour de la
Résurrection.”
“Les meilleurs Musulmans sont ceux aux meilleures moralités.”
“La moralité et la crainte d’Allah sont ce qui mènent le plus au Paradis.”
“Celui qui a la meilleure moralité sera le plus proche de moi le Jour de la
Résurrection.”
“Celui qui a la meilleure moralité sera le plus proche de mon cœur le Jour de la
Résurrection.”
Rappelez-vous que le bien n’est jamais perdu. Le Messager (BP sur lui) en
faisait beaucoup et c’est pour cela que Khadîdja était sûre que Allah n’allait
lui apporter rien de mal et elle le lui a
rappelé. Souvenez-vous toujours que “Les bienfaits préviennent contre une mort
atroce.”
Lorsque le Prophète (BP sur lui) se calma complètement, Khadîdja l’emmena voir
son cousin Waraqa Ibn Nawfal, qui avait embrassé le christianisme depuis
longtemps, connaissait l’Evangile et écrivait en hébreu. Bien que son cousin
soit déjà vieux et aveugle à ce moment là, Khadîdja était sûr qu’il était le
seul qui pouvait écouter et aider son mari. Elle lui dit :’ Cousin, écoute ce
que ton neveu a à dire.’
Waraqa demanda au Prophète: “Qu’as-tu vu,
neveu ?’ Le Prophète lui raconta tout ce qui lui est arrivé dans la caverne et à
peine finit-il son récit que Waraqa s’exclama tout excité :
“Tu es le dernier des prophètes, tu es le prophète de cette Umma ! C’est
An-Nâmoûs (le Confident)[i] que tu as vu.
C’est celui qui est apparu à Moûssa (Moïse). Pourvu que je sois vivant lorsque
ton peuple t’expulsera !” Le Messager (BP sur lui) l’interrompit : “Vont-ils
m’expulser ?” Il lui répondit : “Oui. Il n’y a pas un homme qui soit venu avec
ce que tu apportes sans qu’il soit combattu et expulsé ! Si je vis jusqu’à ce
jour, je te soutiendrai ardemment !”
Nous déduisons de tout cela que le Message est une lourde responsabilité et que
Allah sait mieux que quiconque où placer Son message. Nous apprenons également
que le Prophète allait continuellement rencontrer
Djibrîl, que sa route serait pleine d’obstacles et que le Message nécessite
beaucoup d’efforts et de sacrifices. Waraqa le savait et c’est pourquoi il
retint Khadîdja à sa sortie et lui dit : “Dis-lui d’être ferme.”
Vous savez certainement que les gens qui vécurent les deux guerres mondiales ne
se doutèrent nullement qu’ils avaient vécu des événements aussi importants, à
cause de leurs portées difficilement concevables à l’époque. Ce sont les
historiens qui ont qualifié ces guerres de ‘mondiales’. Cependant en disant :’
J’aurais souhaité être plus jeune pour te supporter…’ Waraqa savait assurément
qu’avec l’arrivée de ce Prophète, toute l’histoire de la terre allait changer et
que de grands événements allaient voir le jour et que le Prophète allait avoir
besoin de jeunes pour affronter les innombrables défis à venir. Je vous dis qu’à
notre époque, et par ces temps difficiles que toute la terre traverse, nous
avons besoin de jeunes hommes et femmes qui soient capables de porter la
responsabilité de la renaissance de la Umma.
Waraqa est mort quelques jours après sa rencontre avec le Prophète (BP sur lui).
Il avait dit au Prophète (BP sur lui) dans
un moment de sincérité: “ Pourvu que je sois vivant
lorsque ton peuple t’expulsera. J’aurai souhaité être plus jeune ... Si je vis
jusqu’à ce jour, je te soutiendrai ardemment. ” Il semblait dire : “Je vivrai
pour la vérité”. Le Prophète (BP sur lui) dit : “Waraqa a mérité la
récompense de toute une Umma (nation) par un instant de sincérité.”
Nous voulons tous le répéter et dire tout le temps en nous-même “Je vivrai pour
la vérité”.
Mohammed (BP sur lui) sut qu’il était le prophète de son temps mais il n’en
était pas encore certain puisque c’était juste un être humain comme lui qui
venait de le lui dire.
Pendant toute un période, Djibrîl n’est pas descendu voir le Prophète (BP sur
lui). Ce pendant le Prophète avait le temps d’absorber les informations qui lui
ont été révélées, et de méditer sur sa décision : va t-il ou non être en mesure
d’accepter sa prophétie après sa discussion avec Waraqa Ibn Nawfal.
Le Prophète (BP sur lui) a enduré ces quelques jours avec nostalgie, jusqu’à ce
qu’un jour, il a vu de nouveau Djibrîl devant lui, assis entre ciel et terre.
Comme il l’a décrit lui-même, il couvrait la vue du ciel : « là où je
regardais, il occultait la vue. Il me disait : "Ô Mohammad ! Tu es le messager
d’Allah et je suis Djibrîl du ciel ».
Observez l’ordre des évènements agencés par Allah, exalté soit-Il. Au début, une
rencontre puissante ; puis une discussion avec Waraqa Ibn Nawfal qui lui
éclaircit certains points ; ensuite une période de réflexion et de méditation ;
et enfin Djibrîl lui annonçant explicitement qu’il était le prophète et lui
l’ange Djibrîl.
Pour la première leçon, Djibrîl a emmené le Prophète (BP sur lui) dans le désert
et a tapé avec son aile sur le sol pour en faire sortir un ruisseau d’eau. Puis
il a entrepris de lui apprendre l’ablution et la Salat. Ainsi la première leçon
fût la prière. Il lui a demandé de l’imiter, il a dit : « Ô Mohammad, fais
comme je fais ». Et le Prophète s’est exercé au rituel de l’ablution, puis
il a entamé la Salat telle que nous la connaissons. Pendant ce temps, le
Prophète (BP sur lui) observait, imitait et apprenait.
Remarquez que cet enseignement est très pratique, et qu’à nos jours, nous nous
limitons souvent aux leçons théoriques. Il y a des centaines d’années, Djibrîl a
utilisé le principe de l’enseignement par la pratique pour instruire le Prophète
(BP sur lui). Il lui a dit : « Ô Mohammad, fais comme je fais : deux Rakaâ le
matin et deux le soir ».
La Salat a débuté ainsi ; au lieu des cinq prières que nous faisons par jour, il
y avait seulement deux : Une le matin et l’autre le soir. Puis, avec l’ascension
du Prophète (BP sur lui) le nombre de prières par jour a augmenté pour être
cinq : Deux Rakaâ chacune. C’est après l’émigration du Prophète (BP sur lui)
vers Médine que les cinq prières sont devenues, dans l’ordre : deux,
quatre, quatre, trois et quatre Rakaâ. J’insiste encore sur le fait que la Salat
a été la première leçon reçue par le Prophète, qui dit dans un hadith : « La
salat est le pilier de la religion » et dans un autre « L’avant-garde de
toute l'affaire est l’Islam et son pilier est la salat » Il dit encore :
« L’islam est bâti sur cinq principes : l’affirmation qu’il n’y a pas de Dieu à
part Allah et que Mohammad est son messager ; faire établir la prière ; ... »
La salat est partout liée au mot : pilier ; signifiant que ceux qui la
délaissent sont entrain de détruire tout l’édifice. Comme dans une maison, on
peut tolérer que quelques meubles soient détruits, mais pas les fondations ou
les piliers.
La miséricorde d’Allah est extrêmement large, or il existe un cercle qu’il
ne faut pas pénétrer sous peine de s’attirer une insoutenable colère
d’Allah ; il s’agit du cercle du délaissement de la prière et de la
désobéissance aux parents. Avez-vous pensé à la signification du délaissement de
la salat ? Cela veut dire que l’adoration d’Allah vous est désagréable et
déplaisante. Vous ne direz jamais cela ouvertement, mais c’est la signification
de votre délaissement de la salat. Comment peut-on se permettre de passer
des heures devant le téléviseur, d’aller regarder un match de football, de
parler deux heures au téléphone, et trouver difficile et lourd de faire la salat
pendant dix minutes ?! Nous ne cessons de répéter toujours que la miséricorde
d’Allah est immense mais sur ce point il faut insister, car la colère d’Allah
est très grande, et ce sera vraiment dur si la personne meurt avant d’avoir
regretté et corrigé son erreur. Le Prophète (BP sur lui) a dit : « la clé du
paradis est la salat », « la lumière du croyant est la salat », « la salat est
un remède » et lorsqu’on lui demande quel est le meilleur acte cultuel, il
dit : « La salat à l’heure ». Nous sommes
au mois de Ramadan, je vous conjure de faire vos prières à temps, juste après
l’appel.
Après cette première leçon, Djibrîl revint avec trois sourates. La
première s’adresse au Prophète - ce qui peut être traduit par : « Ô
toi, l’enveloppé [dans tes vêtements]! Lève-toi [pour prier], toute la nuit,
excepté une petite partie » (TSC[ii],
Al-Mouzzammil (L’enveloppé) : 1 et 2). Cette sourate incite le Prophète à
prier durant la nuit. Puis la seconde - ce qui peut être traduit par : « O,
toi (Muḥammad)! Le revêtu d’un manteau! Lève-toi et avertis » (TSC,
Al-Mouddaththir (Le revêtu d’un manteau) : 1-2) incitant le Prophète à
bouger. Ensuite la troisième, Al-Fatiha (le prologue ou l’ouverture).
On se demande pourquoi ces trois sourates précisément? En fait, il s’agit de
donner au Prophète les bases de la religion : la première sourate commence par
‘lis’- signifiant la science. Puis, le Prophète a
besoin d’une énergie spirituelle pour sa mission- et doit donc prier, faire la
salat pendant la nuit comme enjoint dans la sourate Al-Mouzzammil.
Ensuite, l’ordre est direct : "Lève-toi et avertis"- maintenant que tu as acquis
la connaissance et la force spirituelle, tu dois avertir les gens.
Mais il aura besoin d’un guide, qui n’est autre
que la sourate Al-Fatiha : « Louange à Allah, Seigneur de l’univers
» (Verset 1). C’est un message de miséricorde : «Le Tout
Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Verset 2). Le message précise
que l’au-delà existe : « Maître du Jour de la rétribution »
(Verset 3).
Ainsi, le Prophète (BP sur lui) dispose de quatre outils : au départ, il reçut
l’ordre de lire pour acquérir la connaissance ; il a ensuite reçu l’ordre de
prier pour avoir la force spirituelle, puis l’ordre de bouger et de travailler -
sourate Al-Mouddaththir ; et il a Al-Fatiha qui résume les grandes
lignes de la voie à suivre.
Par suite, la révélation s’est interrompue pendant deux mois, pour laisser au
Prophète le choix de la méthode à suivre. La révélation a pour but de tracer les
grandes lignes et au Prophète de planifier son action. Durant ces deux mois, le
Prophète (BP sur lui) a beaucoup souffert, en croyant qu’il a commis une erreur
pour laquelle Allah l’a délaissé. C’est ainsi que viennent le réconforter les
versets -ce qui peuvent être traduit par : « Par le Jour Montant!
Et par la nuit quand elle couvre tout! Ton Seigneur ne t’a ni abandonné, ni
détesté. » (TSC, Ad-Douhâ (Le jour montant) : 1-3). Puis Allah,
exalté soit-Il, le console en lui disant -ce qui peut être traduit par: « Ne
t’a-t-Il pas trouvé orphelin? Alors Il t’a accueilli! Ne t’a-t-Il pas trouvé
égaré? Alors Il t’a guidé ? Ne t’a-t-Il pas trouvé pauvre? Alors Il t’a enrichi.
» (TSC, Ad-Douhâ (Le jour montant) : 6-8). Observez la douceur de ces
versets adressés au Prophète (BP sur lui).
Je profite de l’occasion pour vous conseiller de suivre l’exemple du Prophète
(BP sur lui), surtout en ce mois de ramadan, en ce qui concerne la prière durant
la nuit et la lecture du coran.
Un jour le Prophète (BP sur lui) est passé à côté de Abdellah Ibn Amr Ibn El
Aç (un des compagnons) et lui a dit : « ne sois pas comme tel, il priait
durant la nuit, puis il a abandonné cette habitude » et en rencontrant
Abdellah Ibn ‘Omar Ibn Al-Khattab il lui a dit : « Tu es vraiment un
très bon serviteur, si seulement tu faisais la salat pendant la nuit ».
Un jour il a dit à Abou Dhar (Un autre compagnon) : « Si tu désirais
voyager, tu préparerais le nécessaire du voyage n’est ce pas ? » il a
répondu : « Oui, Ô messager d’Allah » alors le Prophète lui a répondu : « Et que
fais-tu du voyage du jour du jugement dernier ? Ô Abou Dhar, assure-toi de ton
embarcation, car la mer est profonde et prends suffisamment de provisions car le
voyage est long » il lui a alors demandé : « Et que faire donc pour cela, Ô
messager d’Allah ? » et le Prophète a répondu : « Jeûne un jour très chaud pour
le jour de la dispersion (le jour où les hommes sortiront de leurs tombes), et
reste debout à prier dans l’obscurité de la nuit pour l’obscurité des tombes, et
fais un pèlerinage pour les affaires plus importantes ».
Priez donc durant la nuit, lisez le coran, essayez de finir sa lecture dans la
prière du ramadan. Faites au moins en sorte d’avoir l’un des quatre outils avec
lesquels le Prophète avait commencé, car il n’y a pas de renaissance sans
science et connaissance ; il faut abdiquer et prier pour avoir une énergie
spirituelle ; il faut travailler et bouger ; le chemin à suivre est indiqué par
Al-Fatiha et plus généralement par le Coran.
Le Prophète (BP sur lui) a donc commencé avec ces quatre principes, seul et sans
ressources. Sa seule fortune était ces quatre principes. Tout comme nous :
Rester debout la nuit : c’est possible, maintenant que nous sommes au mois de
Ramadan ; Bouger et travailler : rendez vous utiles pour votre pays et votre
religion ; armez vous de la science : si vous n’êtes pas instruits, faites en
sorte d’améliorer cet état et enfin le Coran est toujours à vos côtés pour vous
montrer le chemin.
Nous avons tous ce que notre Prophète avait à l’époque pour commencer son œuvre.
Si Djibrîl ne lui avait donné aucune instruction sur la façon de
procéder, c’est pour que les musulmans soient créatifs en apprenant de leur
Prophète.
Le Prophète (BP sur lui) a donc commencé à mettre au point son plan. Il ne
s’agissait pas de commencer par casser les idoles de pierre qui se dressaient
sur la Ka’ba, ni par créer des confrontations dans la communauté, car la
religion est là pour bâtir pas pour détruire.
Le plan était de choisir dans la communauté des personnes douées et
talentueuses. Il s’agissait de choisir le meilleur de chaque famille ou tribu.
Les critères de choix étaient simples : les personnes choisies devaient être
uniques et de bonnes moralités. Il s’agissait de bâtir un noyau solide composé
de personnes telles Abu Bakr, aimable, commerçant doué que tout le monde
respecte, puis Khadîdja, sa femme, puis Ali, un enfant exceptionnel de dix ans.
Ce dernier avait vu le Prophète prier et quand il lui expliqua les percepts de
l’Islam et l’y invita. Ali lui dit: « Laisse-moi y réfléchir » et le lendemain
il embrassa l’Islam.
Conclusion :
La mission a donc commencé avec quatre personnes. Comment seraient-elles
accueillies ? Que feraient-elles ? Nous verrons tout cela pendant le prochain
épisode.
Je vous pose deux dernières questions :
·
Soutiendras-tu le Prophète et soutiendras-tu sa mission comme Waraqa Ibn
Nawfal ?
Le
Prophète t’aurait-il choisi si tu avais vécu à son époque?
[ii]
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