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Les Bâtisseurs de la vie
L’histoire de Noûh ‘Noé’
Première partie
Passons
à l’histoire du prophète Noûh (Noé) (Paix sur lui). Nous ne pourrons pas la
terminer en un seul cours.
Je sens que nous ne connaissons pas bien Noûh, c’est-à-dire que lorsque tu le
connaîtras bien, tu l’aimeras beaucoup.
Je vais vous dire quelque chose de très étrange, toute personne qui veut guider
les gens vers le chemin de Dieu doit prendre Noûh comme modèle.
L’arrière grand-père de Noûh est Idris (Enoch). Vois-tu dans quel sens va la
série ? C’est à dire que Adam est le sixième arrière grand-père de Idris, qui à
son tour est le troisième arrière grand-père de Noûh, nous avons l’impression
que c’est une seule famille.
Je me demande si nos familles sont ainsi ? Le grand père veille-t-il à faire
hériter la dévotion à ses arrières petits fils ? Es-tu soucieux que tes enfants
soient pieux lorsqu’ils grandissent ?
Et pour la fille qui cherche un bon parti, veux-tu épouser un jeune homme pieux,
ou préfères-tu un jeune homme charmant, ou riche ?
Le niveau social est important, c’est vrai, mais il y a ce qui est plus
important : la religion. Pourquoi ? Parce que je veux que les descendants de
cette famille soient dévots.
Ecoutez, de Adam à Noûh, la famille est pieuse, et c’est pourquoi les prophètes
en sont issus.
Combien de temps s’est alors écoulé entre Adam et Noûh ? 10 siècles. Comment
l’a-t-on su ? D’un Hadith du Prophète Mohammed (BP sur lui), rapporté par
Muslim :
Mohammed, « Adam, était-il un prophète ? Il a répondu : « Oui, un prophète qui a
directement reçu les paroles de Dieu. On lui a demandé : « Combien de temps
s’est-il écoulé entre Adam et Noûh ? » Il a répondu : « 10 siècles » ».
Et, en arabe, le mot siècle équivaut à cent ans. Donc, il y a mille ans entre
Noûh et Adam. Mais attention, le mot « siècle » désigne parfois « une
génération » comme le désigne le Hadith : « les meilleurs d’entre vous, ce
sont ceux de mon siècle (c.à.d. de ma génération) et puis ceux qui vous
suivent ».
On peut donc comprendre que les dix siècles qui s’étendent entre Noé et Adam
équivalent à 1000 ans, ou encore 10 générations. Mais, une génération durait
combien d’années dans ce temps ? Elle durait 1000 ans ; il se peut donc qu’il se
soit écoulé dix mille ans entre les deux prophètes en question.
Au fait, Al-Boukharî a une autre version que celle de Muslim ; il dit :
« Entre Adam et Noûh dix générations s’étaient écoulées, et tous étaient des
musulmans. »
Nous en tirons deux conclusions très importantes : Le monde est resté sans
polythéisme pour dix mille ans, et sur ce, la religion principale, dans le
monde, était donc l’Islam. Le principe de base dans le monde ici bas est que la
terre entière obéit à Dieu. C’est-à-dire que l’ensemble des non-croyants et de
polythéistes représente des cas spéciaux qui contredisent la règle de base.
Le Prophète (BP sur lui) a dit : "Allah m'a plié la terre d'Allah de sorte
que j'ai pu apercevoir ses orients et ses occidents, le royaume de ma communauté
serait la partie pliée " (Rapporté par Muslim.)
Je vous dis cette vérité pour avoir confiance en Dieu, pour être fier d’être
musulman. Tu te demandes, la fin du monde, comment semble-t-elle ? Cette vérité
peut te soulager énormément : Dieu n’acceptera pas de mettre fin au monde qu’à
la forme par laquelle il l’a commencé. C’est-à-dire que l’Islam reviendra fort.
C’est sûr. Cette vérité est énorme. Parce que l’incroyance et le polythéisme
sont une exception et non pas la règle générale. Le monde a adoré Dieu, seul, au
cours de dix mille ans, pas un seul incroyant. Et, le jour viendra où le monde
redeviendra ainsi.
Pourquoi tu nous racontes cela ? Pour avoir confiance en Dieu. Pour être fier
d’être musulman, pour aimer ta religion. Pour que tu n’aies pas honte de ton
voile. Pour que tu n’aies pas honte de ta dévotion. Pour que tu ne dises pas :
si je vais chez mes amis, ils vont se moquer de moi ; Ils vont me dire, tu fais
le dévot, tu vas nous jouer le rôle du pieux ! » Je suis fier de ma religion,
je n’ai pas honte. C’est ça l’origine de la Terre, et elle la retrouvera.
Une autre vérité à tenir en compte : Al-Boukharî nous dit que au cours des dix
générations, tout le monde était musulman, que veut dire cela ? Cela veut dire
que la religion de Noé était l’Islam. Comment ? L’Islam n’est-il pas la religion
du prophète Mohammed ? Non, c’est une information faussée. L’Islam est la
religion de tous les prophètes. Veux-tu une preuve ? Ecoute ce que le Coran dit
en relatant l’histoire de chaque prophète :
Noûh dit par exemple –ce
qui peut être traduit comme :
« Si vous vous détournez, alors je ne vous ai pas demandé de salaire… Mon
salaire n’incombe qu’à Allah. Et il m’a été commandé d’être du nombre des
soumis » (TSC[i],
Yoûnous ‘Jonas’ : 72).
Ecoutons ce que disait Ibrahim (Abraham) (Paix sur lui) en bâtissant la Kabaa
avec son fils Ismaël –ce
qui peut être traduit comme :
« Notre Seigneur ! Fais de nous Tes Soumis[ii]
(tes Musulmans), et de notre descendance une communauté soumise à Toi …» (TSC,
Al-Baqara ‘La Vache’ :128).
Et Jacob qui dit à ses fils
–ce qui peut être traduit comme :
«… Ô mes fils, certes Allah vous a choisi la religion : ne mourrez point,
donc, autrement qu’en Soumis ! (à Allah) » (TSC ; Al-Baqara ‘La Vache’ :132).
« Et Moïse dit :
« Ô mon peuple, si vous croyez en Allah, placez votre confiance en Lui, si
vous (Lui) êtes soumis » (TSC, Yoûnous ‘Jonas’ :84).
« Puis, quand Jésus ressentit de l’incrédulité, de leur part, il dit : « Qui
sont mes alliés dans la voie d’Allah ? » Les apôtres dirent : « Nous sommes les
alliés d’Allah. Nous croyons en Allah. Et sois témoin que nous Lui sommes
soumis » (TSC, Al-‘Imrân ‘La Famille D’Imran’ :52).
« Certes, la religion acceptée par Allah, c’est l’Islam… » (TSC, Al-‘Imrân ‘La
Famille D’Imran’ :19).
« Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il
sera, dans l’au-delà parmi les perdants. » (TSC, Al-‘Imrân ‘La Famille
D’Imran’ :85).
Que constate-on donc ? On constate que toutes les religions, depuis Adam jusqu’à
Mohammed (BP sur lui) sont toutes la même religion : L’Islam. Elles pourraient
différer dans quelques lois, mais en principe c’est une seule religion qui est
l’Islam, et cela selon le contexte des versets que nous avons cités.
D’où viennent donc ces dénominations ? Chaque religion a porté le nom de son
prophète.
Hadith du Prophète (BP sur lui) : « Par rapport à mes prédécesseurs les
Prophètes, je suis semblable à celui qui a construit une demeure et l’a
embellie. Seule, la place d’une brique est restée vacante. Les visiteurs
contemplant la beauté de l’édifice disaient : Dommage ! Si seulement cette
brique était à sa place ! » Je suis cette brique ! Je suis le sceau des
Prophètes ».
Donc, tout est une seule et même religion et un seul ensemble.
Cela signifie que Noûh invitait à l’Islam. Quand a-t-il été envoyé comme
messager pour inviter les gens à croire en Dieu ? Nous disons dix siècles tous
sous le règne de l’Islam. Au fait, le monde avait commencé à changer… Quand ?
Comment ?
Satan a commencé à jouer un rôle différent. Vous rappelez-vous des trois
derniers cours ? Satan œuvrait sur deux facteurs : la séduction de la femme, et
le naturisme. Mais il a trouvé que c’était insuffisant et qu’il avait besoin
d’un troisième facteur pour faire entrer l’humanité dans le fond de l’enfer. Il
a donc commencé par œuvrer sur la question du polythéisme.
Faites attention, ce contexte est très important.
Pourquoi n’y a t il plus de prophètes succédant à Mohammed (BP sur lui) ? C’est
parce que le monde n’a pas besoin de prophètes après lui, mais il a besoin de
gens capables d’assumer la responsabilité de transmettre le message du prophète
Mohammed (BP sur lui). Cela veut dire que « nous » pouvons être parmi ces gens.
Bien sûr, et c’est essentiellement notre tâche.
Voici ce qui s’est passé : Au cours de la période qui s’était écoulée, depuis
Adam jusqu’à Noûh (Noé), il y a eu de nombreux savants dont cinq étaient les
plus distingués. Ils avaient précédé Noûh d’une ou deux générations au maximum
(c.à.d 200 ou 2000 ans selon le mot « génération » que l’on avait expliqué
ci-dessus). Ils s’appelaient Wadd,
Suwā, Yağhū,
Ya˒ūq
et Nasr’
tels qu’ils ont été mentionnés dans la Sourate « Noûh », du Coran. Ces savants
étaient beaucoup aimés par les gens, qui ont beaucoup bénéficié d’eux.
Cependant, Satan suivait la situation tout en la désapprouvant. Mais, le
désespoir ne fait pas partie de la nature de Satan, il attend seulement le bon
moment. Il ne t’attaque jamais aux moments de gloire, il attend jusqu’à ce que
tu t’affaiblisses puis il attaque.
La présence de ces cinq savants constituait un moment de gloire, il ne pouvait
rien faire alors. Il a attendu jusqu’après leur mort pour agir.
Béni soit Dieu !! Cinq savants ! Qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont préservé le
monde entier. Imaginez-vous ? Et Satan, lui, attend leur mort !
Je veux dire qu’une seule personne peut préserver toute une nation de sombrer
dans l’incroyance. Il faut donc réfléchir sur le rôle de chacun d’entre nous
pour aider les autres dans la dévotion. L’une d’entre nous peut appeler une amie
à assister à une séance religieuse, l’autre apprend aux autres le Coran, un
directeur pourrait suspendre le travail au moment de la prière, et inviter tout
le monde à prier en groupe[iii],
et le travail reprend à la suite de la prière, et ainsi, beaucoup d’autres
exemples.
D’autres, au contraire, peuvent n’avoir aucune influence sur les autres. Il faut
avoir une influence positive sur les autres, et laisser « une empreinte » dans
la vie. Mostafa Sadek Elrafe’y dit une très belle citation : « si tu n’ajoutes
rien à la vie, tu y es de trop »
Satan a donc attendu jusqu’à la mort des cinq savants. Ensuite, il a inspiré aux
gens qui les ont aimés de leur édifier des statues qui leur ressemblent, afin
qu’ils se souviennent d’eux. La fidélité l’exige. Il sait donc qu’il ne pourra
jamais les convaincre d’adorer ces statues, alors, il va attendre cinquante ans,
en attendant la mort de la première génération. Voyez-vous sa patience. Il fait
de même avec vous pour vous pousser à commettre un péché.
Après la première génération, il a dit à la seconde, il faut circumambuler
autour de ces statues[iv]
à leur mémoire, vous serez ainsi plus proches de Dieu, et plus proches de ces
honorables savants. Ils ont commencé donc à le faire.
Ensuite, il leur a inspiré de les adorer et de se prosterner devant eux pour
s’approcher plus vite de Dieu parce qu’Il est loin d’eux. Prenez-les comme
intermédiaires. Ils les ont donc adorés.
Satan a fait cela avec trois générations.
Faites attention, il fait de même avec nous. Un jeune homme repenti m’a raconté
(je ne le démasque pas puisque vous ne le connaissez pas) : je suivais, pendant
vingt ans, le chemin qui menait à l’adultère sans le savoir, et je ne
m’imaginais pas que je pourrais le faire. Jamais. Au début, je jetais des
regards partout, à toute femme dans la rue. Durant vingt ans, le diable n’osait
pas m’inspirer de commettre un adultère, mais, il a patienté jusqu’à ce qu’il
m’ait fait tomber dans le péché. ». Au fait, il s’est repenti, mais il nous
raconte son expérience.
Ainsi, en quittant cette causerie, Satan ne peut pas s’approcher de vous. L’un
d’entre vous dirait par exemple : « je ne vais plus sortir avec cette fille ».
Il pourrait t’insinuer : « je pourrais lui parler au téléphone une seule fois
par mois ». Je vous jure mes amis qu’il fait ça. La fille elle-même, peut avoir
assisté à la même causerie et lui dit : « nous n’allons plus nous revoir, mais
nous nous appellerons au téléphone une fois par mois ». Au fait, Satan veut
toujours garder la porte entrouverte pour saisir un moment de faiblesse qui
viendra certainement, tôt ou tard. Ainsi, les numéros enregistrés dans la
mémoire du portable ne seraient pas supprimés, etc. Il saura toujours trouver un
moyen pour nous faire retomber dans le péché, même si, apparemment, on faisait
du bien. Si par exemple vous gardez les numéros sur votre portable comme pour
inviter vos anciens amis à assister à des cours de religion, certainement, il
saura saisir un moment pour vous faire tomber. Attention, ne lui donnez pas
cette chance.
On ne saurait fumer du bango si on n’avait pas commencé, tout au début, par
fumer une cigarette. Ce sont des étapes. Faites donc attention.
Noûh n’a donc été envoyé que lorsque le polythéisme se propagea sur terre. Voyez
la Miséricorde de Dieu. Il ne laisse jamais la Terre sans réformateurs.
Ainsi, chacun d’entre nous a été trompé en quelque sorte par Satan. Et Dieu nous
a envoyé, d’une manière ou d’une autre, quelque chose pour nous maintenir en
état de foi : que ce soit un cours de religion, une cassette, ou encore un ami
qui nous conseille de nous soumettre à Dieu, allons-nous accepter ce conseil ou
le refuser ?
Il est communément connu que Noûh a vécu 950 années, ce qui est faux, car les
950 années représentent celles où Noûh avait invité son peuple à Dieu.
«… Il demeura parmi eux mille ans moins cinquante années… » (TSC,
Al-‘Ankaboût ‘L’Araignée’ :14)
Mais quel était son véritable âge ? Celui-ci est réparti sur trois périodes :
la première va depuis la naissance jusqu’à son envoi comme messager par Dieu. On
a dit qu’elle a duré 50 ans. C’est prévu puisque nous savons que la moyenne de
l’âge des prophètes lors de la révélation du message divin est entre 40 et 50
ans.
La seconde période est de 950 années, jusqu’au déluge. Ce dernier comporte des
symboles très importants que nous aborderons la prochaine fois Incha’Allah.
La troisième période vient après le déluge. Depuis que l’arche de Noûh s’est
reposée sur terre et que la foi s’est propagée sur terre jusqu’à la mort de
Noûh. Le total dépasse donc mille ans. Il est donc le plus âgé parmi les
prophètes. Adam, lui, a vécu 940 années seulement.
Nous pouvons même dire que la période de da‘wa que Noûh a passée parmi son
peuple dépasse les 950 années. Nous allons évoquer une caractéristique de la
langue arabe qui est bien amusante. Dans le Coran, Dieu nous a signalé que Noûh
avait passé une longue période pour inviter son peuple. Il l’a citée ainsi –ce
qui peut être traduit comme :
« Il demeura parmi eux mille ans
« sana » moins cinquante années « ‘am » »
Dieu aurait pu tout simplement nous dire que Noûh a passé 950 ans à inviter son
peuple, mais c’est le caractère spécifique de la langue arabe[v].
Dans le Coran, il y a une différenciation entre l’année rigoureuse (Sana) qui
exige beaucoup de travail et d’efforts, en vue de réaliser un objectif
quelconque, et entre une autre année où la vie est prospère « ‘âm » et où l’on
commence à cultiver les fruits des efforts déployés. Cela fut mentionné dans la
Sourate Yoûssouf (Joseph) lorsqu’il a interprété le rêve du souverain en lui
conseillant de passer les sept premières années à travailler dur en cultivant la
terre, où il dit
–ce qui peut être traduit comme :
«… Vous sèmerez pendant sept années consécutives… » (TSC, Yoûsouf
‘Joseph’ :47) sept années difficiles ; puis « Puis, viendra après
cela une année où les gens seront secourus… » (TSC, Yoûsouf ‘Joseph’ :49),
et ensuite, une année pleine de prospérité.
Ainsi, on établit une certaine différence entre les deux périodes, et ce sur le
plan linguistique. Cela a été également suivi en évoquant cette longue période
où Noûh invitait son peuple à Dieu : 1000 années moins 50, c.à.d que le total
est 1000 ans, dont 950 ont été difficiles, et 50 où il a connu un peu de
soulagement.
Pourtant, malgré ses longues années de souffrance, 80 personnes seulement, au
plus, ont répondu à son invitation. C’est à dire, que tous les douze ans, une
personne seulement a pu suivre le prophète.
Ce que je veux dire par cela, je voudrais que chacun d’entre vous se compare
avec Noûh, et se demande s’il fait quelque chose pour servir la religion et quel
est l’objectif auquel il aspire. Est-ce quelqu’un parmi vous a pour seul
objectif de voir l’Islam respecté et honoré partout ? Noûh a souffert pendant
950 années : de menaces, des railleries, des coups, durant 950 années. Il a subi
tous les genres de tortures. Quelques citations évoquent que parfois, il
recevait tellement de coups qu’il en perdait conscience. Ils le couvraient alors
par une pièce de tissu (comme un linceul) et le couvraient de poussière en
croyant qu’il mourrait, puis il reprenait des forces et retournait à son peuple
pour les inviter à Dieu. C’est pour cela qu’il est parmi les messagers doués de
fermeté.
Le père, avant de mourir conseillait ses enfants de ne pas suivre Noûh. Les gens
se prévenaient les uns les autres de suivre le messager de Dieu. Ils l’ont même
accusé d’égarement et de folie,
« Les notables de son peuple dirent : « Nous te voyons dans un égarement
manifeste. Il dit : « Ô mon peuple, il n’y a pas d’égarement en moi ; mais je
suis un Messager de la part du Seigneur de l’Univers » » (TSC, Al-‘A’râf :
60-61).
« Avant eux, le peuple de Noé avait crié au mensonge. Ils traitèrent Notre
serviteur de menteur et dirent : « C’est un possédé ! » et il fut repoussé »
(TSC, Al-Qamar ‘La Lune’ : 9).
« Ce n’est en vérité qu’un homme atteint de folie… » (TSC, Al-Mou’minoûn ‘Les
Croyants’ : 25).
« Ils dirent : « Si tu ne cesses pas, Noé, tu seras certainement du nombre des
lapidés ! ». (TSC, Ach-Chou’arâ ‘Les poètes’ : 116).
Et encore, lorsqu’il construisait son arche, «… Et chaque fois que des
notables de son peuple passaient près de lui, ils se moquaient de lui… » (TSC,
Hoûd : 38).
C’est ainsi que Noûh a souffert de l’incrédulité et de l’entêtement de son
peuple, durant 950 années. C’est pourquoi l’islam doit vous être cher. Les
messagers de Dieu ont beaucoup souffert pour que nous puissions avoir accès à
cette Humble religion. Il faut que nous la sauvegardions. Notre prophète,
Mohammed (BP sur lui) a également souffert pour la même raison. C’est par amour
pour Dieu, et pour nous, qu’il a souffert. Agé de cinquante ans, il était parti
à Tâ’ïf pour inviter les gens de cette ville à Dieu. Au fait, il a parcouru 100
Km à pieds. Il a été très mal reçu, les enfants et les jeunes s’étaient alignés
sur les deux bords de la rue et jetaient les pierres sur le Messager Mohammed
(BP sur lui).
Comment peut-on donc dire que l’on n’arrive pas à se réveiller en pleine nuit
pour faire la prière du Fadjr[vi] ?
Ou dire encore que l’on n’est pas capable de descendre faire la prière à la
mosquée puisqu’on a le ventre plein !!
Notre prophète a été frappé par des pierres et des cailloux, et ses pieds ont
été blessés. Noûh a subi La même chose.
Le serviteur du prophète, Zaïd Ibn Hâretha, a pris le prophète dans ses bras, et
l’a protégé de son corps, de peur qu’il ne soit touché à la tête. Ce dernier a
eu la tête ensanglantée. Imaginez si votre père avait été touché ainsi. Il s’est
alors caché dans le jardin d’une maison. Puis invoqua Allah:
“O Allah, je me plains auprès de Toi de la faiblesse
de ma force, l'insuffisance de mes ressources et le peu de considération que les
gens ont pour moi.”
Je voudrais m’arrêter sur un point. Jusqu’à quel point chérissez-vous l’Islam.
Avez-vous le souci de prendre la main d’un ami pour le guider vers le chemin
d’Allah. Avez-vous le souci de suivre les principes de votre religion. Vous
intéressez-vous à cette religion, ou non ?
De retour à la Mecque, il subit également les offenses des Koraïchites. L’un lui
tire ses vêtements, l’autre le pousse. Dix mécréants autour de lui qui
l’offensent. L’un le pousse, l’autre le frappe, et ainsi de suite. Ali Ibn Abi
Taleb disait : « on regardait, et personne parmi nous ne pouvait intervenir.
Celui qui le fait périra certainement. Le plus courageux d’entre nous, Abou Bakr
Al-Seddik, leur a dit : « Tueriez-vous un homme qui dirait Allah est mon
Seigneur ? ». Ils délaissèrent le Prophète (BP sur lui) puis prirent Abou Bakr.
‘Okba Ibn Abi Ma’ïs le poussa. Il tomba alors sur le dos et ce dernier défit ses
chaussures et se mit à le frapper avec, jusqu’à ce que son visage soit gonflé.
Il ne frappait rien que le visage. Le visage a été tellement gonflé qu’on ne
pouvait plus y distinguer le nez. Nous l’avons ensuite emporté chez lui. Nous ne
doutions pas qu’il allait mourir. Et dès qu’il s’était relevé, il s’informa de
Mohammed (BP sur lui) « Que lui est-il arrivé ? », on lui répondit qu’il allait
bien. Il a juré par Dieu qu’il ne mangerait avant de s’assurer lui-même qu’il se
portait bien. »
Et cela, pour que Nous soyons musulmans.
Comment donc dire qu’on est incapable de suivre les préceptes de notre
religion ? Je me demande pourquoi la religion ne vous est pas tellement chère
comme elle était pour le prophète ?
Que direz-vous de Khabbâb Ibn Al-Arith (Que Dieu l’agrée) ? Les incroyants
avaient allumé du charbon, puis, ils allongèrent Khabbâb dessus. Il racontait
que ce n’était que la graisse de son dos qui avait éteint le feu.
Je ne raconte pas cela pour vous rendre mélancoliques. Je n’ai qu’un seul but :
Nous devons ressentir la valeur de cette religion.
On pourrait se dire : O mon Dieu, Noûh qui est parmi les messagers doués de
fermeté n’est-il pas parmi Tes bien-aimés ? Le prophète Mohammed (BP sur lui)
n’est-il pas Ton bien-aimé ? N’est-il pas (Mohammed) celui que Tu aimes le plus
parmi les créatures ? Bilâl, Abou Bakr et Khabbâb, ceux que Tu aimes tant,
également. Pourquoi donc ont-ils tellement souffert?
Toutes ces souffrances étaient pour notre propre bien. Pour que nous sachions
également la valeur de cette religion qui est très chère.
Comment donc ne pas avoir le souci de bien appliquer les préceptes religieux
dans notre vie, ou être plus dévot ?
Il est à savoir que dans notre monde, la dévotion parmi les gens se répartit sur
cinq niveaux.
Le premier niveau :
une personne indifférente qui ne se préoccupe pas beaucoup du degré de
rapprochement de Dieu. Le taux de cette catégorie est très bas parmi vous. (Je
l’espère du moins !)
Le deuxième niveau :
les personnes de cette catégorie font leurs prières, jeûnent et s’éloignent des
péchés capitaux. Mais la question d’aimer Dieu ou de se rapprocher de Lui ne les
préoccupe pas. Ces gens sont satisfaits de leur état actuel.
Le troisième niveau :
Ce sont ceux qui désirent se rapprocher davantage de Dieu, et tentent de le
faire, mais ils font encore leurs premiers pas sur le chemin de la dévotion.
Ceux-ci représentent la plupart de l’audience.
Le quatrième niveau :
Ce sont les personnes qui désirent se rapprocher de Dieu, et devenir plus
dévots, et désirent en même temps que leurs amis suivent le même chemin qu’eux.
Le cinquième niveau :
se sont les personnes qui ne sont préoccupées que par la satisfaction divine à
leur égard, et par le désir d’accéder au Paradis. Celles-ci se sont consacrées à
l’Islam.
Malheureusement, la cinquième catégorie constitue une minorité. La quatrième ne
la dépasse pas de beaucoup. Quant à la troisième catégorie, elle constitue la
plupart d’entre nous.
Notre objectif, en relatant l’histoire de Noûh, est d’atteindre la cinquième
catégorie, c.à.d., que nous ayons tous pour seul objectif l’agrément de Dieu.
Et, pour apprendre à le faire, lisons ensemble la sourate de Noûh –ce
qui peut être traduit comme :
« Nous avons envoyé Noé vers son peuple : « Avertis ton peuple, avant que leur
vienne un châtiment douloureux. Il [leur] dit : « O mon peuple, je suis vraiment
pour vous, un avertisseur clair » (TSC, Noûh ‘Noé’ 1-2).
Examinons ensemble les répliques de Noûh, il a utilisé exactement les mêmes
termes : « avertis ton peuple » et « avertisseur clair ». Il suit exactement le
mot d’ordre.
« Adorez Allah, craignez-Le et obéissez-moi, »
(TSC, Noûh ‘Noé’ : 3).
Les termes que Noûh utilise sont les mêmes que Mohammed (BP sur lui) avait
utilisé pour avertir son peuple. Ils portent donc, tous les deux, le même
message, et appellent à la même religion.
« pour qu’Il vous pardonne vos péchés et qu’Il vous donne un délai jusqu’à un
terme fixé. Mais quand vient le terme fixé par Allah, il ne saurait être différé
si vous saviez ! Il dit : « Seigneur ! J’ai appelé mon peuple, nuit et jour. »
(TSC, Noûh ‘Noé’ : 4-5).
Dans les deux versets (Ayah) précédents, Noûh s’adressait à son peuple. A partir
de là, il va s’adresser à Dieu pour se plaindre auprès de Lui. Il va donner un
rapport au seigneur sur les réactions de son peuple à l’égard de son message. Au
cinquième verset, 950 années s’étaient déjà écoulées, et au cours desquelles
Noûh œuvrait à inviter son peuple au chemin de la croyance. Il n’avait d’autre
objectif que l’agrément de Dieu. Je vise donc, en vous racontant cette Histoire,
à éveiller en vous l’espoir et le désir de passer de la première catégorie, que
nous avions déjà citée, à la cinquième, et qu’il n’est jamais impossible de
l’atteindre.
D’ailleurs, Noûh, dans ses paroles à Dieu, dit –ce
qui peut être traduit comme :
« J’ai appelé mon peuple, nuit et jour ». D’habitude l’appel a
lieu durant la journée, mais Noûh, lui, commence par citer la nuit avant le jour
en évoquant les moments dans lesquels il avait appelé son peuple. Cela signifie
donc que l’activité de Noûh était continuelle, qu’il ne se reposait pas, même
pendant la nuit, moment de repos naturel, pour tout le monde.
Je me demande s’il existe parmi nous une personne qui aimerait faire comme Noûh.
« Mais mon appel n’a fait qu’accroître leur fuite. » (TSC, Noûh ‘Noé’ :6).
Au fait, la réaction négative de son peuple est certainement décevante.
Lorsqu’on essaye de guider quelqu’un vers le chemin de Dieu, et qu’il prenne la
fuite.
« Et chaque fois que je les ai appelés pour que Tu leur pardonnes, ils ont mis
leurs doigts dans leurs oreilles, se sont enveloppés de leurs vêtements, se sont
entêtés et se sont montrés extrêmement orgueilleux. » (TSC, Noûh ‘Noé’ : 7).
En examinant ce verset, nous trouvons qu'il commence par "chaque fois"; cette
expression doit être conçue dans son contexte temporel: imaginez-vous qu'elle a
duré 950 années. 950 années de travail continuel. Aimeriez-vous faire de même?
Au fait, lorsque j'étais étudiant à l'université et quand j'écoutais un verset
du Coran que j'aimais ou une citation du Sheikh Sha'raoui qui m'émouvait, je me
disais : "Oh, j'ai tellement envie de faire entendre ces mots à tout le monde".
Et voilà que la volonté de Dieu exige que je le fasse un jour. J'avais de
l'énergie et j'étais tellement animé par ce désir. Effectivement, j'invite tous
les jeunes, si vous voulez servir Dieu comme Noûh l'a fait, animez-vous de cette
énergie. Faites-en votre objectif: "Je voudrais guider les gens vers Dieu".
Croyez-moi, le meilleur don dont vous puissiez jouir est d'aimer que les gens
soient sur le droit chemin. Les "Sahaba", ou les compagnons du prophète (BP sur
lui) avaient ce don. Al Tofaïl Ibn Amr était un homme venant de Dawth, au Yémen.
Il a rencontré le prophète Mohammed (BP sur lui) qui l'a invité à l'Islam, il
s'est alors converti tout de suite. Il a demandé ensuite au prophète de lui
donner ses ordres, il lui a répondu: "Je t'ordonne de rentrer chez toi et
d'inviter ton peuple à Dieu." Cette rencontre a duré simplement une demi-heure.
Sur le champ, Al Tofaïl a exécuté les ordres du prophète et il a pris le chemin
vers le Yémen.
Il a écouté les instructions du prophète (BP sur lui), il a appris qu'il y avait
le paradis, l'enfer, le jour du jugement dernier, qu'il y avait un prophète
nommé Mohammed (BP sur lui) et que si nous obéissions à Dieu, nous serons
récompensés par le Paradis. Et c'est fini. C'est très facile. Il s'est donc
dirigé vers son peuple et y est resté douze ans durant lesquels il n’avait
jamais revu le prophète.
Ensuite, les expéditions des musulmans se sont succédées (Badr, Uhud,
Al-khandaq, la trêve d’Al-Hudaybiya), jusqu'au jour où ils revenaient vainqueurs
de l’expédition de Khaïbar, où ils avaient vaincu les Juifs, et se dirigeaient
vers Médine. En entrant dans la ville, le Prophète vit à l'horizon un énorme
nuage de poussière. Il a demandé: "Qu'est-ce que c’est?", on lui répondit:
"c'est Al Tofaïl Ibn Amr, accompagné de son peuple: toute la Tribu de Dawth".
Vraiment, c'est le meilleur don que l'on puisse avoir, de pouvoir aider les gens
et les guider vers le chemin de Dieu.
Le jour où le prophète Mohammed (BP sur lui) avait annoncé ouvertement l'Islam,
les Koraïchites ont dit qu'ils ne voulaient plus entendre le Coran, Abdullah Ibn
Mass'oud (que Dieu l'agrée), les a méprisés et a dit "je jure par Dieu que je
leur ferai entendre le Coran". Notre héros était très frêle physiquement et
avait une petite physionomie. Il se dirigea vers la Ka’ba, se mit devant elle et
de sa plus haute voix, il récita les versets de la sourate « Al Rahman » –ce
qui peut être traduit comme :
« Le tout Miséricordieux. Il a enseigné le Coran. Il a créé l’homme. Il
lui a appris à s’exprimer clairement. » (TSC, Ar-Rahmân ‘Le Tout
Miséricordieux’ : 1-4).
Les Koraïchites s’assemblèrent donc autour de lui et lui assénèrent de coups sur
la tête, les compagnons du prophète vinrent à son secours alors qu’il était sur
le point de mourir. Il s’adressa aux compagnons et jura de recommencer le
lendemain. Voyons à quel point cet homme est animé par la jalousie et l’amour
pour la religion.
Je n’entends pas par ces paroles, vous pousser à faire des actes impulsifs ou
violents. Au contraire, je vous invite à traiter les gens avec amour et douceur.
Si vos parents sont loin de la prière, ne commettez pas des actes violents avec
eux, ce sont vos parents, mais prenez leur main et embrassez-la. Priez les de
faire la prière. N’éteignez jamais la télé en disant : « qu’est-ce que vous êtes
en train de regarder ? Ce sont des choses inutiles » Ne faites jamais cela.
Organisez une fête pour vos amis, et ensuite, au cours de la fête, invitez les à
parler de religion. Guidez les autres avec amour. Et tu insistes jusqu’à ce
qu’ils t’écoutent. Abdullah Ibn Mass’oud a répété son acte plusieurs fois et à
chaque fois il fut battu. Il n’aimait certainement pas l’être mais il aimait sa
religion.
La devise des compagnons durant l’expédition de Uhud était : « ta religion ta
religion, ta chair son sang ». Ta religion est-elle ta raison d’être ?
Om Solaym était devenue veuve, alors, Abou Talha demanda sa main. Il lui a dit,
je voudrais t’épouser. Elle lui a répondu : Mais tu es incroyant, et le Messager
d’Allah (BP sur lui) nous a interdit d’épouser les non musulmans. Il lui dit :
Mais je te désire. Elle lui dit alors : Je n’accepterai pas de t’épouser sans
être musulman.
Il l’a quittée, puis revint un autre jour. Il désirait tant l’épouser, et elle
le désirait aussi
Il a réitéré sa demande. Elle lui dit alors : « Aba Talha, cette idole devant
laquelle tu te prosternes, n’est-elle pas faite par un chaudronnier ? » Il
répondit que oui. Elle lui dit alors : « Si tu la jettes au feu, ne sera-t-elle
pas brûlée ? » Il répondit affirmativement, également. Elle poursuivit : « avec
cette raison que tu possèdes, n’auras-tu pas honte de l’adorer ». Sur le champ
il répondit : « Je témoigne qu’il n’est d’autre divinité que Dieu, et je
témoigne que Mohammed est Son messager ». Ces paroles constituent ma dot. Ta
conversion est ma dot.
Elle est devenue ainsi la femme qui a obtenu la meilleure dot dans l’Histoire.
Elle aime sa religion.
Au cours d’une guerre entre les Perses et le Musulmans, l’armée musulmane était
dirigée par Mothanna Ibn Hâretha. Elle était sur le point de remporter la
victoire, mais, l’aile droite de l’armée, constituée par Bani Bakr, était
faible. Le moral des troupes était au plus bas. Les Perses avaient alors saisi
ce point faible, et concentraient leurs attaques de ce côté. Mothanna Ibn
Hâretha envoya un message à Bani Bakr, il leur a dit un seul mot : « De la part
de Mothanna Ibn Hâretha aux Bani Bakr : Ne déshonorez pas les Musulmans ».
Et, c’est grâce à ce message que les Bani Bakr ont remporté la victoire.
Et moi, je vous dis « Ne déshonorez pas les Musulmans. Nos comportements, nos
attitudes forcent les autres à mépriser l’Islam. C’est en nous éloignant des
principes de notre religion que nous les forçons à mépriser l’Islam. Lorsqu’une
fille portant le voile, mais se comporte d’une manière avec les exigences de son
voile et de sa religion, elle nous déshonore.
L’Histoire de Noûh, tourne autour de ce sens, l’amour et la jalousie pour la
religion. Retournons au septième verset de la Sourate en question.
« Et chaque fois que je les ai appelés pour que Tu leur pardonnes, ils ont mis
leurs doigts dans leurs oreilles, se sont enveloppés de leurs vêtements, se sont
entêtés et se sont montrés extrêmement orgueilleux. » (TSC, Noûh ‘Noé’ :7).
Voyez, chaque fois que Noûh leur parlait, ils mettaient les doigts dans le
oreilles pour ne pas entendre, le texte ne dit pas les « bouts de doigts » comme
s’ils avaient mis le doigt tout entier dans l’oreille, pour la boucher afin de
ne rien entendre.
Ensuite : « se sont enveloppés de leurs vêtements » : après avoir bouché les
oreilles, Noûh s’est mis à leur parler avec les signes, et eux, pour ne plus le
voir se sont comportés ainsi, se sont enveloppés de leurs vêtements, pour ne
plus voir ce que Noûh tentait de mimer.
Voyez à quel point Noûh insiste à faire parvenir son message. Il mime, parce
qu’ils ne veulent pas écouter. Pourtant, ils s’entêtent davantage.
« Ensuite je les ai appelés ouvertement. » (TSC, Noûh ‘Noé’ : 8).
Malgré tout, il continue à transmettre son message, rien ne l’arrête. Le
messager présente son rapport auprès de Dieu. Il lui fait état des bilans de ses
actions. « Mon Dieu, j’ai déployé tous mes efforts, j’ai fait de mon mieux, et
cela pendant 950 ans ».
950 ans de patience. Et vous, vous n’arrivez pas à patienter pour 40 ou 50 ans.
Vous les jeunes, qui n’arrivez pas à vous empêcher de commettre les péchés ou
même de résister aux tentations. Patientez jusqu’à ce que vous puissiez vous
marier. Avez-vous deviné pourquoi Dieu a voulu que notre vie soit courte ? Pour
que nos péchés ne soient pas si nombreux. Alors, patientez.
Après la patience, vous accèderez au Paradis, puis vous vous reposerez.
Cela ne veut pas dire que nous allons renoncer aux plaisirs du monde. Au
contraire, il faut faire de la vie un chemin vers Dieu, c'est-à-dire en profiter
sans trop l’aimer.
Ecoutez, nous passons des heures et des heures à regarder la télé, en passant
d’un match de foot à l’autre, à lire une petite revue de Mickey ou à faire les
mots croisés. Ce sont des passe-temps. On est libre, on n’a rien à faire.
Profitez au mieux de votre temps en consacrant un peu plus de temps pour votre
religion, pour mieux connaître Dieu. La vie est très courte. Le jour est de 24
heures dont 8 heures consacrées au sommeil, c’est à dire, le tiers de la
journée. Vous passez le tiers de votre vie à dormir, l’autre tiers à manger,
boire et travailler. Fixez-vous, en été, l’objectif d’exercer une activité
quelconque reliée à la religion, telle que apprendre les versets du Coran, vous
rapprocher de Dieu, etc. Notre capital est les jours qui nous restent à vivre.
Il faut mieux profiter de son temps.
« Puis je leur ai fait des proclamations publiques, et des confidences en
secret. » (TSC, Noûh ‘Noé’ : 9).
Noûh a eu recours à tous les moyens qui lui étaient disponibles pour faire
transmettre son message. Une fois il s’adresse à un groupe, une autre, il parle
confidentiellement avec une personne ou deux.
« J’ai donc dit : « Implorez le pardon de votre Seigneur, car Il est grand
Pardonneur, » (TSC, Noûh ‘Noé’ : 10).
Au fait, Je dois m’arrêter ici, parce que je ne pourrais pas terminer toute la
Sourate aujourd’hui. Mais, pour conclure, je me demande : seriez-vous jaloux
pour votre religion ? Diriez-vous : je veux faire comme Noûh. Je voudrais servir
ma religion ?
Nous allons
continuer la prochaine fois.
[i]
TSC :
Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant
le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC
ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du
saint Coran.
[ii]
Il est à noter que en arabe, l’Islam signifie la soumission à Dieu. Cad,
accepter et agir sur les commandements de Dieu avec bonheur.
[iii]
La prière en groupe a la préférence et la priorité en Islam
[iv]
C’est un geste d’adoration.
[v]
Puisque nous ne pouvons pas le traduire à la lettre, nous allons essayer
d’expliquer la signification.
[vi]
Prière imposée parmi les cinq prières du jour, fixée juste avant le
lever du soleil.
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