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4* L'honneur attribue par I'Islam a al femme 2
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Les Bâtisseurs de la vie

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=par Amr Khaled =

4* L'honneur attribue par I'Islam a al femme 2

 

  

L’honneur attribué par l’Islam la femme épouse 2:

 

 

Considérons la question de l’attribution des honneurs la femme depuis le début et qui commence avec le choix et l’acceptation de l’époux…

 

Article écrit par Monsieur Amr Khaled pour le Magazine Al-Yaqdha en date du

24/12/2003.

 

Ci-après le texte intégral de l’article

 

Considérons la question de l’attribution des honneurs la femme depuis le début et qui commence avec le choix et l’acceptation de l’époux…

La jeune fille, ou la femme, musulmane est libre dans le choix et l’acceptation d’un époux. Cela fait partie de sa vie publique où comme être humain elle est pied d’égalité avec l’homme.

 

La femme musulmane, vierge ou veuve, est entièrement libre d’accepter ou de refuser celui qui vient la demander en mariage. Son père ou son tuteur n’ont pas le droit de l’obliger parce que la vie conjugale ne peut pas se bâtir sur la contrainte, la colère et la violence alors qu’elle n’a été décrétée que pour l’affection et l’union des cœurs d’après ce qu’Allah (que Son nom soit glorifié) dit –ce qui peut être traduit comme- : [“Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. ”] (TSC1, “Ar-Rûm” (Les Romains) : 21.)

 

Comment, l’affection et l’union des cœurs s’établiront-elles dans un mariage où l’épouse a été obligée de s’unir un homme qu’elle n’aime pas et qu’elle ne désire pas. Quelles sont les preuves de ce que je dis et que j’apporte ?  Ce que “Ach-Chaïkhâne” (les deux Cheikh Al-Boukhâry et Muslim) ont rapporté d’après Abou Houraïra avec une chaîne de garants qui remonte au Prophète : La veuve (ou la divorcée) ne peut être mariée sans être concertée, et, la vierge sans  sa permission.” Ils demandèrent : “Ô Messager d’Allah, comment sera sa permission ? ” Il dit : “Si elle est se tait.”

 

Le hadith met en évidence que la permission de la veuve, la divorcée ou la vierge est une condition pour valider le contrat de mariage. Si les deux premières sont mariées malgré elles par leur père ou leur tuteur, le contrat n’est pas valide. Nous en avons un exemple dans l’histoire de “Al-Khansâ’ bint Khuzaïym”des Ançârs. Elle a raconté que son père l’avait mariée quand elle était veuve malgré elle. Et quand elle s’en était plainte au Messager d'Allah (B.S. sur lui), il avait annulé le contrat. (son hadith a été rapporté par Mouslim).

 

Pour la vierge, c’est elle qui choisit. Elle peut accepter ou refuser le choix de son père ou de son tueur et son refus annule le contrat. Nous en avons une preuve d’après ce que Ibn ‘Abbâs a rapporté : “Une toute jeune fille était allée voir le Messager d'Allah (B.S. sur lui) et lui avait dit que son père l’avait mariée contre sa volonté. Le Prophète (B.S. sur lui) lui a fait choisir.” (rapporté par Ahmed) Cela prouve que le père n’a pas plus de droit dans le mariage de la vierge, il est obligé de prendre son avis et son accord. Dans “L’Authentique” de Muslim et d’autres nous trouvons que “la vierge est concertée par son père” c’est dire qu’il demande son approbation et son accord. Dans un autre hadith rapporté par ‘Âicha il y a que : “Une petite jeune fille est entrée chez elle et lui a dit : “Mon père m’a mariée son neveu pour améliorer son état matériel et je ne suis pas d’accord. Elle lui répondit : “Assieds-toi jusqu’ ce que le Prophète (B.S. sur lui) vienne. Lorsqu’elle lui eut raconté, il envoya chercher le père et donna le droit de choisir la fille. Elle répondit : “Ô Messager d’Allah, j’accepte ce que mon père a fait, mais j’ai voulu faire connaître leur droit aux femmes.” (Rapporté par An-Nissâ’y dans son livre des “Sunan”)

 

J’aimerais commenter cette histoire en plusieurs points :

 

Le premier : La fille qui dit : “Je ne suis pas d’accord.”

 

Le deuxième : Le comportement du Messager (B.S. sur lui) qui “ lui donna le droit de choisir”. Il lui donna la liberté d’accepter le choix de son père ou de refuser. Dans le second cas le contrat serait annulé.

 

Le troisième : La jeune fille était vierge pour que personne ne puisse dire que c’est du droit de la veuve ou de la divorcée et non de la vierge.

 

Le quatrième : La jeune fille a dit : “ j’accepte ce que mon père a fait” .Si elle ne l’avait pas fait le contrat aurait été annulé.

 

Le cinquième : Elle a dit également : “ j’ai voulu faire connaître leur droit aux femmes” Je pense qu’elle avait compris que veuves, divorcées ou vierges, le sujet consistait ne pas les forcer au mariage avec celui qu’elles n’aiment pas ou ne désirent pas.

 

L’Islam apprend au père que sa fille est, avant tout, un être humain et non un produit vendre celui qui payera le plus, comme c’est malheureusement le cas de nombreux pères dans notre société.

En plus, de ce que l’Islam a confirmé la femme comme liberté de choix au sujet du mariage, il y a une autre chose qu’il faut mentionner et qui est la permission du tuteur. Ce sujet mérite d’être étudié bien qu’il concerne les livres de “Fiqh” (Lois islamiques) et que nous ne pouvons pas lui donner tout l’espace nécessaire dans notre article.

 

Je dis en résumé que, si le père ne peut marier sa fille celui qu’elle n’aime pas, cette dernière ne peut se marier sans la permission de son père, pour éviter les médisances, concernant se droit ou son honneur, les disputes, les rancunes ou les coupures des liens de famille. Le Messager d'Allah (B.S. sur lui) a dit : “Il n’y a pas de mariage (légalisé) sans l’approbation du tuteur.” Rapporté par Abou Dawûd, At-Tirmidhy, Mâjed et Ahmed. 

 

Le Prophète n’a pas voulu astreindre la fille, mais l’honorer en lui apportant toutes les garanties pour un mariage heureux et réussi, plein d’affection et de compassion. Un mariage fondé sur des bases solides, parmi lesquelles la conformité, la religion et d’autres, où le côté sentimental ne l’emporte pas sur celles-ci. Le meilleur pouvoir garantir ces droits est le père qui a élevé, abrité, éduqué, dorloté, aimé, dépensé, conseillé, effacé les larmes et tapoté l’épaule. Le père affectionné qui ne désire que tout le bien et la réussite pour ses enfants.

 

Je souhaite que le mariage soit conclu avec l’approbation de tous les partis, le père, la mère et la fille et que tous soient heureux avec la décision. La fille ne sera pas mariée contre son gré et le père ne sera pas obligé d’accepter celui dont il doute ou n’aime pas.

 

 

 

(1)   TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu' présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran.

 

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