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Les Bâtisseurs de la vie
Articles parus
dans les magazines
=par Amr Khaled
=
17 *
Ne Sois Pas de Celles
Ne sois pas de
celles-ci :
Article écrit par le professeur Amr Khaled, dans le magazine de ‘Majallat Al
Mar’a Al Yawm’, le 15 Juin 2004.
L’un des philosophes arabes fut interrogé
sur les femmes, laquelle choisir comme épouse. Il a
répondu : «Je vous conseille de n’épouser, parmi les femmes, celle qui est de
ces six : la plaintive, la vantarde de ses dons, la nostalgique, l’insatiable,
la capricieuse ou la hâbleuse.
Au fait, j’admire cet
homme sage, pour sa vivacité d’esprit, son style éloquent et la profondeur de sa
sagesse.
En effet, la femme plaintive se plaint
continuellement, qu’elle soit réellement fatiguée ou non. L’important est
qu’elle souffre toujours de n’importe quoi et de n’importe qui. Sa tâche
principale est de se lamenter, son véritable plaisir est quand les gens
s’intéressent à sa souffrance et lui en demandent la raison. Elle s’élance alors
en racontant le secret de ses misères, la raison de sa dépression. Pour elle,
elle voit la vie en noir.
La vie conjugale avec une femme pareille ne
serait qu’une torture et une série de malheurs sans fin. Par cette nature qui la
domine, elle ignore tout don, dédaigne tout effort déployé par son époux pour la
rendre heureuse ; rien de ce qu’il lui présente ne mérite la reconnaissance, qui
est la moindre des choses.
La question que je désire que l’on adresse
tous à ce genre de femmes : quel est le but de cette nature et de ce
comportement ? Le but est-il de se faire le centre de l’intérêt (bon gré mal
gré) et de la pitié des gens ? Est-ce un but respectable, et une dignité
conforme à une musulmane ? Qui lui a dit que cette émotion pourrait apitoyer les
gens en général, ou l’époux en particulier ? Au contraire, les gens, ainsi que
l’époux, s’ennuient de cette nature qui n’excite leur pitié autant qu’elle
excite la lassitude et la colère. La femme plaintive a perdu ainsi son chemin de
la communication avec la société et son époux, elle traite ce dernier d’une
manière qui l’éloigne de lui, voire qui peut le pousser à la répudier.
L’autre femme est celle qui se vante de
faire des dons à son époux, c’est à dire que si elle lui fait quelque chose de
bien, ou si elle lui accorde une faveur, à lui ou à ses enfants, elle la lui
rappelle sans cesse pour lui montrer qu’il a eu ce qu’il ne méritait pas. Elle
lui dit, par exemple, qu’elle lui a fait une faveur en acceptant de l’épouser
tandis qu’elle avait refusé d’autres qui étaient d’une meilleur condition et
d’un meilleur physique que lui.
Et si elle s’occupe de la maison, elle fait
l’éloge de ses efforts déployés tout en faisant une comparaison entre elle et
les autres qui, se contentant simplement de surveiller et de donner des ordres
aux domestiques qu’elles embauchent pour faire le ménage. Elle freine l’émotion
de l’amour, et tout le déferlement de don de soi qui le suit. Elle enregistre
tout ce qu’elle fait pour se sentir supérieure par rapport à son époux et pour
le culpabiliser et augmenter chez lui le sentiment de manquement à ses devoirs.
Le fait de relier le don de la femme à son époux par une note (rédigée) pour en
user, et pour vanter ses dons pendant les moments de colère aussi bien qu’aux
moments de joie, n’est pas indiqué. Elle nourrit chez l’époux un sentiment
d’insécurité et par suite, il ne jouit pas du don mutuel, il s’attend toujours à
ce qu’elle exploite ce bienfait et il se dit à chaque fois « certainement elle
va user de ce fait pour se vanter à un moment donné. C’est sûr qu’elle va le
faire, c’est sûr ! »
La nostalgique, est celle à qui la mère
manque plus qu’il ne faut. Certains ont dit que c’est celle à qui l’ex-époux
manque, également. Qu’elle soit la première ou la deuxième, laissez-moi vous
dire quel est le problème.
Celle qui s’attendrit pour sa mère plus qu’il ne faut est une personnalité peu
indépendante. Celui qui l’épouse n’a pas au fait épousé une seule femme, mais
deux : la mariée et sa mère ! Au fait, la présence de sa mère sera toujours
très influente dans la vie du couple, soit qu’elle soit avec eux, ou
chez-elle. Sa fille, qui est l’épouse, doit lui raconter tous les détails de sa
vie conjugale, toutes les nouvelles de son époux. Elle prend son avis sur tout,
lui pose des questions sur tout, lui fait tout ce qu’elle veut et l’appelle au
téléphone fréquemment d’une manière énervante. Elle va souvent chez sa mère et
reste chez elle d’une manière presque permanente. Elle est toujours entrain de
parler de sa mère « maman, maman, maman ! »
Je vous prie de ne pas me comprendre mal.
Je n’invite pas à abandonner la piété filiale ou à séparer entre la fille et sa
mère. Jamais, je n’oserais le faire. La piété de la fille
pour sa mère ne veut pas dire dévoiler les secrets de la vie conjugale, afin que
chacun dise son avis. Notre prophète Mohammed (B.S. sur lui) nous en a fortement
prévenu en disant : « Une des plus grande traîtrise est lorsqu'un homme
raconte une chose à sa femme ou qu'elle lui raconte une chose et qu'au matin
elle est divulguée."
Qui a dit que le fait de raconter à sa mère
ce qui se passe entre elle et son époux est une piété ? L’homme qui épouse une
femme pareille devient très discret. Il parle très peu, et est très nerveux. Il
n’y aura pas de communication entre lui et son épouse, ni sentimental ni autre,
parce qu’il a le sentiment d’être tout le temps surveillé, que ses mouvements
sont observés et guettés pour être rapportés par la suite. En outre, il sent que
sa femme a une faible personnalité, qu’elle ne peut pas prendre aucune décision,
mieux, elle ne l’ose même pas. C’est une personne dépendante des autres : tout
chez elle est ainsi : bon, je vais demander à maman. Tout ce qui la concerne
elle ou son mari dépend de sa mère, c’est sa mère qui décide ce que les enfants
portent, à quelle école ils iront, quels sont leurs amis, qui en est le pédiatre
etc.
Dans ce cas, l’époux sera opprimé, il
n’aura qu’une des deux solutions, ou bien raccourcir le chemin et c’est lui qui
demandera directement à MAMAN, ou alors se taire et ne parler ni avec MAMAN ou
avec quiconque ! Est-ce ce que désire la nostalgique ? Elle doit répondre.
Notre discussion a une suite la semaine prochaine, avec la
volonté de Dieu.
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