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Les Bâtisseurs de la vie
Articles parus
dans les magazines
=par Amr Khaled
=
1 * Un Million Hajj
Trois millions de pèlerins rassemblés
… Un seul coeur :
Le
jour d’‘Arafah, le jour du pardon…en revenir purifié et lavé de tout péché comme
le jour de sa naissance. Le jour où les montagnes font écho aux prières de trois
millions de pèlerins, le jour où chaque pèlerin s’isole du monde tout
l’après-midi jusqu’au coucher du soleil pour mêler larmes et invocations. Puis
l’appel de la prière du coucher du soleil retentit et les visages resplendissent
de pureté, de contentement et de joie. Tous entament la descente du Mont avec la
certitude que leurs péchés ont été pardonnés. C’est un spectacle difficile à
décrire que notre frère Amr Khaled vient de connaître. Il tente de nous faire
vivre ces instants dans toute leur intensité, avec la ferveur de la foi sincère,
il nous fait verser des larmes d’émotion à l’évocation d’Allah. Qu’Allah accepte
les invocations de tous ceux qui L’ont imploré en cette journée du mercredi
11/2/2004.
Voici le texte de l’intervention d’Amr Khaled :
Amr Khaled commence en parlant des rites sacrés du petit pèlerinage (‘oumra), du
grand pèlerinage (hajj), et de la station d’‘Arafah. Il explique que le fait de
douter que ses fautes aient été pardonnées après la station d’‘Arafah est un
très grand péché. Et il conseille aux pèlerins de ne pas poser trop de questions
sur les rites, car l’accomplissement du grand pèlerinage symbolise la
soumission.
Amr Khaled :
Une pierre du paradis
Lors des circumambulations (autour de la Ka‘bah), comporte-toi comme les anges,
car le Messager – B.S. sur lui– a dit : « Celui qui imite une nation, est comme
elle… ou avec elle.» Alors comme les anges, sois rempli de crainte et d’humilité
devant Allah –qu’Il soit exalté.
Pour le petit pèlerinage, pour les trois premières circumambulations, découvre
ton épaule droite et presse le pas ; ceci est uniquement valable pour le petit
pèlerinage, pas pour une circumambulation ordinaire, et pour les hommes
seulement. C’est une Sunnah du Messager –B.S. sur lui. Puis continue les quatre
derniers tours l’épaule recouverte et ensuite va embrasser la pierre noire.
L’histoire de la pierre noire remonte à Abraham –sur lui la paix – alors qu’il
était sur le point d’achever la construction de la Ka‘bah. Il restait un angle
vide à combler, alors il dit à Ismaël –sur lui la paix : « Va me chercher une
pierre pour combler cet angle. » Ismaël se mit à chercher une pierre, mais en
vain. Lorsqu’il revint à la Ka‘bah, il trouva qu’une pierre avait été placée
dans l’angle. Il dit à son père : « Père, où as-tu trouvé cette pierre ? »
Abraham répondit : « Je n’ai pas trouvé de pierre. » Ismaël renchérit : « Et moi
non plus, père. » Abraham – sur lui la paix – dit : C’est (l’ange) Gabriel qui
l’a apportée, c’est une pierre du paradis. Elle était blanche et elle a noirci à
cause des fautes des serviteurs (les hommes) et de leur désobéissance. Le
Messager a dit : « La pierre noire est à la droite du Tout-Miséricordieux sur
Son terrain » Toucher la pierre signifie renouveler sa promesse de soumission à
Allah, alors prends garde de désobéir après avoir embrassé la pierre, ce bout de
paradis –à la droite du Tout-Miséricordieux sur Son terrain. Tu dois désormais
aspirer à entrer au paradis, tu dois obéir au Messager. Omar Ibn Al-Khattâb
–qu’Allah soit satisfait de lui—a dit au sujet de la pierre noire: « Je sais que
tu n’es qu’une pierre, (tu n’as aucun pouvoir) tu ne peux ni nuire ni servir, et
si le Prophète ne t’avait embrassée, je ne t’aurais jamais embrassée. »
C’est ici que les larmes l’emportent.
A
côté de la pierre noire, se trouve un petit espace « al-moultazam » dans lequel
ne peuvent se tenir que deux personnes côte à côte, c’est l’espace séparant la
pierre noire de la porte de la Ka‘bah. Les invocations faites dans cet endroit
sont exaucées. Le Messager avait l’habitude d’y venir et de coller sa poitrine
contre le mur de la Ka’bah avec sa joue droite contre les pierres. Ainsi
« accroché » à la Ka‘bah pour ainsi dire, il levait ses mains dans un geste de
supplication et adressait ses prières à Allah. Lorsqu’‘Omar Ibn Al-Khattâb vit
le Messager dans cette position d’humilité envers Allah, il versa des larmes. Le
Messager lui dit : « Oui, ‘Omar, pleure. C’est ici que les larmes l’emportent. »
Chaque pèlerin ne peut rester à cet endroit qu’un instant, car les autres
prennent vite sa place. Pourtant j’ai vu de mes propres yeux un homme ordinaire
prier à cet endroit sans que personne ne le repousse ni ne cherche à prendre sa
place. Il adressait des supplications : « O Seigneur, la Tchétchénie ! O
Seigneur la Bosnie ! O Seigneur ta religion ! » Et parce qu’il n’implorait pas
Allah pour lui-même mais pour les autres et pour sa religion, les gens autour de
lui l’ont laissé continuer et se sont mis à pleurer. On peut aussi s’accrocher
au revêtement de la Ka‘bah, car c’est comme s’accrocher aux vêtements d’un homme
en le suppliant de nous pardonner après avoir commis une injustice envers lui.
Lorsqu’il se rendait à cet endroit ou près du revêtement de la Ka’bah, Al Hassan
Al-Basrî disait à ses amis : « Eloignez-vous de moi pour que je confesse mes
fautes à mon Seigneur. »
Ensuite on prie deux rak‘ah à la station d’Abraham
–ce qui peut être traduit comme
: « Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout »
(TSC1, Al-Baqara : 125), avant d’aller boire de l’eau de Zamzam. Le
Prophète a dit : « L’eau de Zamzam est bonne à ce pour quoi on l’a bue. »
Lorsqu’il vit ‘Abd Al-Rahmân Ibn ‘Auf boire de Zamzam, le Prophète dit : « Non
‘Abd Al-Rahmân, ce n’est pas ainsi que l’on boit de Zamzam ! » Celui-ci
demanda : « Comment, ô Messager d’Allah ? » Il répondit – sur lui le salut et la
paix : « L’eau de Zamzam se boit jusqu’aux côtes (c’est à dire qu’elle atteint
les côtes). Et seul le croyant est à la mesure de cette eau. »
L’eau de Zamzam. En as-tu fait l’expérience ?
Lorsqu’on observe les pèlerins qui boivent de Zamzam ; on a l’impression qu’ils
vont mourir en buvant (ils se forcent à boire). Après avoir bu, demande à Allah
ce que tu veux. L’imam Al-Shâfi‘î a dit : « Nous avons bu l’eau de Zamzam en
exprimant le vœu d’acquérir la science, et nous avons acquis la science. Si nous
avions fait le vœu d’atteindre la piété, cela eût été préférable. »
Pourquoi l’eau de Zamzam a-t-elle été appelée ainsi ?
Hâjar allait et venait entre Al-Safâ et le Marwah, tandis qu’ Ismaël était
endormi sur le sol dans cette région désertique. Soudain elle entendit un bruit.
Elle dit : « Chut ! Chut ! » pour mieux entendre ce bruit. C’est alors qu’une
source jaillit au pied du jeune garçon. Zamzam a donc jailli sous l’impact de
l’aile d’un ange (l’ange Gabriel) et au pied d’un prophète (le prophète
Ismaël) ! Hâjar voyant l’eau s’écouler et se perdre dans le désert, voulut la
recueillir, alors elle la collecta dans le sable en disant: « Zam, zam ! Ce qui
signifie rassemble-toi, ne t’égare pas en arabe. Et depuis ce temps-là, depuis
des milliers d’années, la source de Zamzam coule sans tarir…
Après avoir bu de Zamzam…
Après avoir bu, fais le circuit entre Al-Safâ et Al Marwah sept fois en faisant
beaucoup d’invocations à Allah. Ensuite ne te rase pas les cheveux, coupe les
seulement un peu, car tu vas continuer le grand pèlerinage (hajj), et tu te
raseras tout à la fin. Ensuite tu quittes l’ ihrâm (état de sacralisation) et tu
restes à La Mecque pour attendre le hajj.
La circumambulation (tawâf)… L’acte de dévotion préféré
Que faire à La Mecque après avoir quitté l’ihrâm ? Autant de circumambulations
que possible dans la Mosquée Al-Haram. Les dévotions qu’Allah préfère dans la
Mosquée Al-Haram sont les tawâf. Et prends garde aux péchés pendant ton séjour à
La Mecque. Si tu sens que te viennent à l’esprit des tentations de
désobéissance, dis : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre Satan le lapidé».
Comme par exemple la tentation de passer son temps dans les marchés, au lieu de
rester dans la Mosquée Al-Haram.
Quand peut-on alors se rendre dans les marchés ?
Lorsqu’on est fatigué et que l’on se sent rassasié des dévotions faites à la
Mosquée Al-Haram, on peut se rendre dans les marchés avec l’intention d’acheter
des présents pour la famille, pour que ce soit en même temps un acte conforme à
la Sunnah du Prophète.
Le grand pèlerinage (hajj) en deux jours
Parlons à présent du hajj. Le hajj s’accomplit en deux jours seulement. Il
commence le 8 du mois Dhou Al Hejah. Le hajj consiste à entrer en état de
sacralisation en se purifiant et en revêtant l’ihrâm, puis à se diriger vers
Minâ (le jour de la Tarwiyah). Minâ n’est qu’à six kilomètres de la Mosquée
Al-Haram, mais cela prend environ six heures pour s’y rendre en raison de la
très grande affluence. Trois millions d’êtres humains se dirigent vers le même
endroit pour accomplir les mêmes rites, et tous ensemble ils disent : Labbaik
allahouma labbaik ! (Me voici mon Seigneur, me voici !) Imagine l’intensité des
sentiments de crainte et d’attachement au Seigneur !
Pourquoi se rendre à Minâ et non pas à ‘Arafah directement ?
Il
y a des choses que l’on ne questionne pas dans le hajj car le hajj est le
symbole de la soumission à Allah. Et de même que tu as fait le circuit entre
Al-Safâ et Al Marwah, de même que tu as fait le tawâf autour de la Maison qui
n’est qu’une pierre, et que tu as embrassé la pierre noire avant de te placer
entre la pierre et la porte, de même que tu as accompli tous ces rites sans
poser de questions, continue à obéir à Allah et à son Messager dans la
soumission.
Le
passage par Minâ est une étape qui prépare à ‘Arafah. Minâ se trouve dans une
région désertique aride. Tu y passeras la nuit à te préparer à la journée du
lendemain. En allant à Minâ, je me demandais : est-il bien vrai que demain au
coucher du soleil, toutes mes fautes seront pardonnées ? Comme il est
extraordinaire de penser que, d’ici une semaine par exemple, toutes les fautes
de trois millions de pèlerins seront pardonnées, toutes les fautes et même les
kabâ’ir (ce sont les grands péchés). Quel grand jour !
J’étais inquiet, anxieux, et je n’ai pas réussi à m’endormir… Demain Allah va me
pardonner toutes mes fautes ! Et s’il arrivait quelque chose qui m’empêche de me
rendre à ‘Arafah le lendemain ? La nuit d’‘Arafah est une longue nuit pour les
croyants. Demain, sur le Mont tu redeviendras comme tu étais le jour de ta
naissance (pur, sans péchés)…Imagine tes pas vers le Mont, imagine comme tu
t’élances… imagine ton impatience et ton soulagement lorsque tu y parviens.
Le jour de la réconciliation
Ce
que tu ressens à ‘Arafah.
On
arrive à ‘Arafah après le lever du soleil le 9 du mois de Dhou Al Hejah. On ne
jeûne pas ce jour-là pour se consacrer à l’évocation d’Allah, aux invocations et
aux actes d’adoration. Nous avons stationné sur le Mont ‘Arafât. Le Prophète –
B.S. sur lui– a dit : « Il n’y a pas de jour où Allah affranchit les
serviteurs du feu comme le jour d’‘Arafah.” Lorsque tu descends du Mont au
coucher du soleil, tous tes péchés et toutes tes fautes ont été effacés ! Te
rends-tu compte de la miséricorde divine ! C’est pour cela que le Prophète –
B.S. sur lui– a dit en parlant des pèlerins : « Lorsque vient le jour d’‘Arafah,
Allah est fier d’eux devant les anges ».
Allah – qu’Il soit exalté – dit –ce
qui peut être traduit comme : « Voyez mes
serviteurs, ils sont venus à moi échevelés et poussiéreux ». Et Satan ne
connaît pas de jour plus difficile que ce jour-là, un jour de honte et de
déroute. Tout ce qu’il a accompli pendant des années avec les pèlerins, est
anéanti par la miséricorde divine en un jour. Le jour d’‘Arafah, c’est une page
neuve et vierge. Ne mérite-t-Il pas d’être remercié pour ce jour ? Ne
mérite-t-Il pas notre attachement tout spécialement pour ce jour ? Le Prophète –
B.S. sur lui– a dit : « La meilleure des invocations est celle faite le jour
d’‘Arafah.» Mais en dépit de tout cela, j’ai vu sur ‘Arafah des gens fumer
le narguilé et jouer aux dés ! Je n’ai pu en croire mes yeux … Gloire à Allah !
Ainsi il y a des gens qui refusent la miséricorde divine ? Il y en a qui
refusent qu’on leur pardonne ??
Une expérience personnelle
Je
vais vous raconter ce qui m’est arrivé à moi personnellement à ‘Arafah. A Mina
je m’étais préparé à faire autant d’invocations que possible le jour d’‘Arafah.
Une fois arrivés sur le Mont, nous avons ressenti une espèce de raideur, une
incapacité à faire des invocations, à implorer le pardon, à accomplir la prière,
un manque total de concentration. Et je n’étais pas le seul dans ce cas sur le
Mont. J’ai alors ressenti une grande déception. J’ai vu des gens se mettre à
somnoler, d’autres occupés à manger. J’ai alors compris que la dévotion ne vient
que par la volonté d’Allah, la dévotion ne provient pas de l’intérieur de
nous-mêmes mais elle vient par ordre d’Allah. C’est ce jour-là que j’ai compris
le sens de l’invocation : « O Allah ! Aide-moi à t’invoquer, à te remercier et à
t’adorer comme il le faut. »
Ainsi à l’heure de l’‘asr, Allah a permis aux pèlerins de L’adorer. J’étais
comme assoupi et tout à coup les invocations et les pleurs des pèlerins ont
retenti… Il n’y a d’autre explication à cela que le fait qu’Allah a accordé sa
permission. Les montagnes résonnèrent alors des voix de trois millions
d’individus implorant « O Seigneur ! » Et gloire à Allah –qu’Il soit exalté –
pour Qui les voix sont toutes les mêmes, ne changent pas, Lui qui est capable
d’entendre toutes les voix sans être distrait par l’une d’entre elles. Depuis
l’‘asr jusqu’au coucher du soleil les invocations retentirent sans interruption.
Seigneur as-tu accepté ma prière ? Au moment de l’appel du maghreb se produit
l’inverse : un immense bonheur. « Parmi les plus grand péchés le jour d’‘Arafah
est de descendre d’‘Arafah en doutant qu’Allah t’a pardonné.» Prends donc garde
au doute.
Imagine que tu descends d’‘Arafah et que toutes tes fautes t’ont été pardonnées.
Les visages ont changé, ils resplendissent. Chacun est une autre personne. On
sent que quelque chose leur est arrivée, les sourires évoquent le contentement,
la simplicité naturelle. Et voici le plus beau commentaire que j’ai entendu en
descendant d’‘Arafah : « A présent nous sommes comme au jour où notre mère nous
a mis au monde. Quand allons-nous commettre notre première faute ? » Pas
aujourd’hui autant que possible, ni demain, ni dans une semaine ni un mois…
Trois jours dans le désert
Tu
pars d’‘Arafah pour aller à Mouzdalifah. Trois millions d’humains se rendent d’‘Arafah
à Mouzdalifah en un bloc après le coucher du soleil. Leur joie est intense : « Labbaik
allahouma labbaik, labbaik la charika laka labbaik, inna al-hamd oua an-na’mata
laka oua al-moulk, la charika lak » (Me voici mon Seigneur, me voici ! Me
voici ! Tu n’as aucun associé. Me voici ! A Toi la louange, la grâce et la
souveraineté. Tu n’as aucun associé.) Les gens sons émus jusqu’aux larmes de
l’unité des musulmans qui se déplacent en bloc vers Mouzdalifah. Puis on passe
la nuit à Mouzdalifah au milieu des pierres. Et puis tu ramasses les cailloux
pour la lapidation (rami al-jamarât) le lendemain matin. Puis tu retournes à La
Mecque pour effectuer le tawâf al-ifâdah (circumambulation). Lorsque tu
termines, sacrifie une bête d’abord, puis rase-toi la tête. Le Prophète – B.S.
sur lui– a dit : « Allah fait miséricorde à ceux qui se rasent (la
chevelure).» Ils demandèrent : « Et à ceux qui raccourcissent (leur chevelure),
ô Messager d’Allah ? » Il dit : « Allah fait miséricorde à ceux qui se rasent. »
Ils répétèrent : « Et à ceux qui raccourcissent, ô Messager d’Allah ? » Il
répondit : « Et à ceux qui raccourcissent.»
Après t’être rasé, tu retournes à Minâ pour trois jours. Là-bas tu fais des
invocations, tu manges, tu bois et tu fais la connaissance des musulmans qui
sont avec toi. Le séjour à Minâ t’immunise en te gardant loin du monde trois
jours, et cela te permettra de conserver la provision de foi que tu as acquise.
A Minâ il n’y a que du désert et des tentes ; pas de journaux, ni de
télévisions, ni de magasins. Qui n’accomplit pas le hajj selon la Sunnah, perd
beaucoup. Et tous les jours tu vas jeter les jamarât après midi.
Le secret des trois jamarât
En
quoi consiste le jet des jamarât ?
Al-jamarah-as-soughrah (but mineur) est lapidé sept fois avec des cailloux
(jamarât) de la taille d’un pois. Le Prophète – B.S. sur lui– a dit : « Prenez
garde à l’excès dans la religion, car l’excès a détruit ceux qui vous ont
précédés. » Ne cherche donc pas de trop gros cailloux pour la lapidation de
Satan.
Al-jamarah-al-wustah (but moyen) est lapidé sept fois puis al-jamarah-al-koubrah
(but majeur) est lapidé sept fois. Tu jettes des cailloux sur des pierres.
Al-jamarah-as-soughrah (but mineur) est l’endroit où est venu notre prophète
Abraham pour égorger Ismaël. Satan s’est alors adressé à Ismaël: « O Ismaël, ton
père va te tuer. Echappe-toi ! Ne le laisse pas te faire cela. » Ismaël ramassa
sept cailloux et les lança sur Satan.
Al-jamarah-al-wustah est l’endroit où Satan s’adressa à Hâjar : « Prends garde,
ne laisse pas Abraham tuer ton fils ! » Hajar prit sept cailloux et les lança
sur Satan.
Quant à al-jamarah-al-koubrah, c’est l’endroit où Abraham a lapidé Satan. Et
nous répétons ces gestes en signe de soumission à Allah – qu’Il soit exalté – et
pour annoncer que Satan est notre ennemi.
On
lapide Satan en disant : « bism Allah…Allahou akbar » (au nom d’Allah… Allah est
Le plus grand) Et les cailloux deviennent du feu qui punit Satan. On répète cela
trois fois, pendant trois jours. Chaque jour, sept cailloux en trois endroits.
Et dès que tu as lapidé, implore Allah car les prières sont exaucées. Voici ce
qu’est le hajj.
1. TSC : Traduction des Sens du
Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent
de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en
arabe, la langue de révélation du saint Coran.
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