Épisode 42 : La solution pour le chômage grâce
à l’exploration
-première
partie-
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très
Miséricordieux, Seigneur de l’Univers et que Ses
grâces et Sa paix soient accordées à Son
Messager.
Bienvenue dans un nouvel épisode des bâtisseurs
de la vie. En réalité, cet épisode a un sens
particulier pour moi et suscite chez moi des
sentiments particuliers en plus d’être un
épisode très important, peut-être même une
charnière pour l’évolution de notre projet des
bâtisseurs de la vie. Laissez-moi alors vous
dire un petit mot d’espoir : l’avenir vous
appartient… L’avenir du projet des bâtisseurs de
la vie entre autres et la preuve est que le
monde entier nous regarde en ce moment… Ils nous
observent parce que nous avons le taux le plus
élevé de
jeunes. En effet, il n’y a pas d’autre endroit
sur la planète où le pourcentage de jeunes est
aussi élevé. De plus, notre région connaît,
actuellement, un climat de tension dû aux
attaques terroristes.
Le monde vous regarde sous quatre angles. Le
premier type de personnes nous regarde avec
crainte. Ces personnes ont peur de vous parce
que vous êtes nombreux et votre foi est de plus
en plus forte. Ils se demandent si vous allez
être à l’origine d’actes terroristes. Le
deuxième regard est celui de l’expectatif
attentif parce qu’il y a une partie du monde qui
se demande si nous sommes muets à l’image d’une
dalle de béton que personne ne comprend. Ils ne
savent pas ce que nous voulons, ce que nous
espérons et à quoi nous pensons et ils craignent
que nous jaillissions à un moment donné comme un
volcan. Le troisième type de personnes nous
regarde avec pitié parce qu’il ne saisit pas
comment ces millions de jeunes pleins de force
et de foi avec des cœurs purs et sincères ne
sont pas orientés et comment personne ne leur
accorde de l’importance. Personne ne se soucie
de savoir comment ces jeunes dépensent leur
énergie, ils n’ont pas de terrains où ils
peuvent faire du sport. Le quatrième type de
personnes nous observe avec admiration. En
effet, le monde voit que le destin de cette
région va être transformé grâce à ces jeunes. Ce
dernier type réalise que cette région du monde
va connaître une révolution grâce à l’effort de
ces jeunes. Ce que je viens de vous dire n’est
pas que des paroles en l’air. Au contraire, il y
a toute une science qui s’intéresse à l’avenir
et comment il survient. Les experts qui étudient
l’avenir du monde attestent que la prochaine
génération de jeunes arabo-musulmans qui vont
vivre dans cette région du monde réalisera une
renaissance. Cette idée est la même que celle du
projet des bâtisseurs de la vie.
Donc, chers jeunes, laissez-moi vous rappeler
que tous les cent ans, le monde change, les
idées et les idéologies qui ont dominé la
société humaine au cours du siècle cèdent la
place à d’autres. Nous ne réalisons pas toujours
comment la vie humaine évolue et comment de
nouvelles choses surviennent. À l’heure
actuelle, il y a une page qui se tourne et une
nouvelle qui s’installe. Les quatre catégories
de personnes qui nous regardent espèrent que ces
jeunes bougent, produisent et soient des
bâtisseurs de la vie même ceux qui ont peur de
nous souhaitent que nous soyons des bâtisseurs
de la vie, car, sans cela, notre région restera
instable et le monde sera en danger permanent.
Ainsi, le monde entier espère nous voir en
bâtisseurs de la vie, travailleurs, actifs et
surtout significativement productifs pour nos
pays.
Je vous souligne tout de même qu’il y a des
signes positifs que certains vont déceler et
d’autres non.«Lorsque vient le secours
d'Allah ainsi que la victoire, et que tu vois
les gens entrer en foule dans la religion
d'Allah, alors, par la louange, célèbre la
gloire de ton Seigneur et implore Son pardon.
Car c'est Lui le grand Accueillant au repentir.»
(TSC[i],
An-Nasr ‘Le secours’: 1-3.).
Quand ces versets ont été révélés, les gens les
avaient compris différemment. Par exemple, il y
avait ceux qui ont compris qu’Allah, le Très
Haut, leur annonçait une grande victoire à
venir. En fait, seul Abou Bakr avait saisi le
vrai sens des versets qui signifiaient que le
Prophète (BP sur lui) avait complété son message
et que son décès était proche. Les versets
indiquaient au Prophète (BP sur lui), que sa
mission touchait à sa fin et que la
responsabilité de diffuser l’islam incomberait
aux Compagnons et c’est la raison pour laquelle
Abou Bakr a pleuré en les écoutant. Je vous
rappelle cet événement car je crois que la
période actuelle nous révèle des signes dans le
même sens, des signes qui nous indiquent qu’il y
aura une nouvelle génération qui prendra la
responsabilité. La question qui se pose alors
c’est de savoir si nous sommes prêts. Mais ceci
n’est pas un sujet à traiter lors d’un seul
épisode ni en quelques mots.
C’est un sujet de patriotisme et c’est une
question nationale, une question qui concerne
tout le peuple arabe et dont nous avons parlé
auparavant mais nous allons y revenir une
deuxième fois. En fait, nous allons l’aborder
aujourd’hui sous un angle différent. Il s’agit
du chômage. C’est la catastrophe la plus
désastreuse que connaisse le monde arabe, elle
est plus dévastatrice que celle du Tsunami des
pays de l’Asie du Sud-Est. Le Tsunami dure
quelques minutes tandis que le chômage sévit
dans nos sociétés depuis longtemps, depuis une
dizaine d’années. Le chômage est un déluge plus
dangereux qui risque de noyer tous les jeunes
dont j’ai parlé au début, ces jeunes pleins de
force, de foi et d’espoir. Comment le chômage
va-t-il anéantir nos sociétés? Nous trouvons
dans nos sociétés des femmes et des hommes qui
sont capables de travailler, qui cherchent un
emploi et n’en trouvent pas. 16 millions des 280
millions habitants de notre monde arabe ne
trouvent pas d’emploi, en plus de ceux qui sont
dans une situation de chômage masqué, autrement
dit, ils disent qu’ils travaillent mais en
réalité ils ne font rien. Vous imaginez la
gravité de la situation? En 2003, le taux de
chômage dans le monde était de 12% tandis que
dans le monde arabe, il frôlait les 26,5%.
Ainsi, pour 1000 personnes, nous avons 265
personnes qui ne travaillent pas. Alors, que
deviendra ce chiffre en 2015? 80 millions selon
le journal Al-Ahram publié avant-hier.
Savez-vous ce que cela veut dire? Cela signifie
que nous sommes au bord d’une catastrophe et non
pas d’une renaissance. Vous réalisez que le
chômage va toucher 80 millions de personnes dans
le monde arabe. Ces prévisions sont corroborées
par tous les responsables concernés. Le congrès
de Davos et le rapport de l’ONU l’ont également
confirmé.
Saisissez-vous ce que 80 millions ou même 16
millions de chômeurs signifie? Cela veut dire
qu’il y a plus de personnes qui vont sombrer
dans la toxicomanie et le crime, plus de
personnes qui vont détester leurs sociétés et
qui vont menacer nos maisons et nos femmes. 16
millions de personnes n’ont pas de quoi manger,
alors, ils vont nous détester et tous ceux qui
vivent aisément et qui travaillent. La drogue va
se répandre parmi nos enfants aussi et par
conséquent, il y aura plus de violence et de
terrorisme, il y aura une délinquance au niveau
des idées et du comportement des gens, il y aura
plus de célibat, plus de mariages Orfi (unions
non officialisées), plus de prostitution et
c’est ainsi que nous perdrons nos valeurs et
même notre religion. Vous savez pertinemment que
la sensibilisation par des milliers de leçons de
religion ne donnera aucun effet auprès d’une
personne qui a la trentaine et qui ne trouve pas
d’emploi, et reçoit toujours son argent de poche
de son père. C’est pour ça que je vous dis que
le chômage est une question nationale car c’est
un déluge qui dépasse de loin un Tsunami,
Savez-vous quel est le plus important rapport
publié mensuellement dans les pays développés?
C’est celui sur les statistiques du chômage pour
savoir s’il a augmenté ou diminué. C’est le plus
important rapport dans les pays développés parce
qu’il détermine entre autres la valeur de la
devise du pays sur le marché international des
devises. Le taux de chômage se reflète alors
dans l’évolution d’une devise et plus encore, il
peut causer la démission d’un gouvernement et
l’élection d’un autre. Donc, la capacité de
réduire le taux de chômage est cruciale pour une
société et cela a toujours été le cas depuis
bien longtemps. Nous désignons ainsi le
responsable. Ceux qui assument cette
responsabilité ne sont ni les jeunes, ni les
bâtisseurs de la vie mais ce sont les
gouvernements et ce, depuis longtemps, depuis
‘Omar Ibn Al-Khattab, qu’Allah, le Très Haut,
soit satisfait de lui. Le Khalifa ‘Omar Ibn
Al-Khattab marchait une fois la nuit et a
entendu un nourrisson pleurer. Alors, il a
demandé à sa mère de le calmer ce qu’elle n’a
pas pu faire. ‘Omar Ibn Al-Khattab s’est fâché
et lui a demandé la raison pour laquelle le
nourrisson ne voulait pas cesser de pleurer. La
mère lui a dit qu’elle essayait de le sevrer car
le gouvernement et le Khalifa ne leur versera
pas d’aide tant qu’elle allaiterait son bébé.
Donc, elle essayait de le sevrer le plus
rapidement possible pour recevoir l’aide du
gouvernement. En entendant ça, ‘Omar a pleuré et
a ordonné de lui verser une aide sur le champ.
Le problème du chômage ne sera réglé qu’à
travers un large projet national auquel nous
devons participer et aider les gouvernements et
non pas critiquer hostilement leur travail.
Puisque nous voulons que nos jeunes aient des
emplois, nous devons nous impliquer dans la
solution, c’est notre rôle.
Quand vous regardez l’histoire de l’islam, vous
êtes fiers parce que vous constatez que le
problème du chômage n’existait pas dans le monde
musulman. Pourquoi? Savez-vous qu’en Andalousie,
le premier fléau auquel les musulmans se sont
attaqués était le chômage? Il existe même une
citation d’Abdallah Ibn ‘Omar qui dit que la
chose la plus néfaste dans la vie est le
chômage. On lui a demandé alors pourquoi et
Abdallah Ibn ‘Omar répondit parce qu’il est la
mère de tous les péchés et qu’Allah, le Très
Haut, nous a créés pour peupler (développer et
faire fructifier) la terre. La question qui se
pose de nos jours est de savoir pourquoi le
chômage a atteint ces proportions dangereuses de
nos jours. Le chômage s’est accru parce que nous
n’avons pas d’organisme qui surveille le marché
de l’emploi et analyse ses besoins en terme de
compétences pour en faire part aux universités
et écoles. A ma connaissance personne ne fait
annuellement de rapport sur les besoins du
marché de l’emploi et sur les compétences que
les universités et écoles devraient développer.
Comme résultat, nous avons des diplômés qui
sortent des universités et dont le profil ne
correspond à aucun besoin. De son côté, le
marché de l’emploi manque de ressources
qualifiées. Donc, il n’y a pas de cohérence
entre les deux. Et année après année, ce
décalage s’accentue. C’est pour ça que je dis
qu’il s’agit d’une responsabilité du
gouvernement, c’est ce dernier qui devrait
coordonner les deux.
La deuxième raison qui explique le problème du
chômage est que nous n’avons pas de larges
projets nationaux qui peuvent mobiliser les gens
tels que le projet de Jbel Ali aux Émirats
Arabes Unis. Nous n’avons pas de projet comme le
grand barrage et les projets que nous avons
entrepris par le passé ont échoué parce que
l’argent se perdait et par conséquent, les
jeunes qui devaient s’y impliquer sont devenus
chômeurs ce qui explique pourquoi nous nous
dirigeons vers les 80 millions de chômeurs.
L’histoire ne pardonne pas. L’une des sociétés
les plus célèbres de l’histoire islamique, celle
des Mameloukes qui a vaincu les Tatars a sombré
à cause du problème du chômage. Ils n’ont pas
accordé l’attention nécessaire à l’embauche des
jeunes et à la mise à contribution de leurs
potentialités. Au contraire, ces derniers ont
mis l’accent sur les rentrées faciles d’argent
des taxes imposées au commerce international qui
traversait leurs frontières terrestres et
marines. Ceci leur a coûté leur règne puisque
dès que les commerçants ont découvert le passage
de Cap vert, leur pays a manqué de revenus.
Nous allons certainement être d’accord sur une
chose. Comme vous le voyez, j’avance étape par
étape. Le chômage est un problème dangereux que
les gouvernements devraient régler. Nous devons
trouver une solution en y participant. Pourquoi
participer? Parce que le chômage a atteint un
niveau qui ne peut être diminué qu’à travers les
petits projets, autrement dit les petites
industries. Quand je dis petites industries,
j’inclus là-dedans les projets manufacturiers et
commerciaux qui offrent des produits et/ou des
services, des projets qui peuvent être lancés
par un petit groupe d’amis et qui embaucheraient
quelques personnes. Le chômage est un problème
mondial mais il est à des taux faibles ailleurs
car les jeunes travaillent dans les petits
projets. Il n’y a d’autres solutions meilleures
que celle-là. Si vous regardez tout pays
développé, vous noterez que les employés de
sociétés multinationales représentent 30% de la
population active. Donc, les 70% restants
représentent des petits projets que les jeunes
ont mis sur pied.
Mais pour réussir, les petits projets doivent
avoir cinq caractéristiques :
1)
Ils doivent avoir un avantage concurrentiel. Par
exemple, vous pouvez produire quelque chose que
la Chine produit beaucoup moins cher et par
conséquent, ne pas pouvoir gagner de marché et
perdre le capital investi. Nous devons choisir
des projets où nous avons une caractéristique
distinctive. Il faut se poser la question de
savoir quelle est la particularité que l’Égypte
a par exemple. Vous devons répondre à ce genre
de questions et c’est tout un défi.
2)
Trouver un financement,
3)
Donner une formation au personnel,
4)
Assurer une commercialisation pour vos produits,
5)
Avoir un environnement administratif favorable,
par exemple des avantages fiscaux pour les
jeunes. Vous allez croire que je complique la
situation. Je vous le dis encore une fois, il
faut des idées et de l’argent, bien sûr pas de
grosses sommes d’argent, il faut apprendre un
peu comment fonctionne une usine si le projet
est une manufacture et comment faire une analyse
de marché, penser comment commercialiser les
produits et avoir une aide administrative. Nous
n’avons pas encore ce genre de choses dans nos
pays.
Mais, pour vous montrer que ce genre de choses
n’est pas insurmontable et qu’il faut juste
trouver des gens prêts à s’impliquer, je vais
vous raconter des exemples du Bangladesh, de
l’Arabie Saoudite et un autre des bâtisseurs de
la vie. Oui, nous allons apprendre du
Bangladesh. N’oubliez pas que le Japon a envoyé,
à un moment donné, une mission de penseurs et
d’experts pour rencontrer en Égypte Mohamed Ali
Bacha pour comprendre comment réaliser une
renaissance. Regardez où le Japon en est
aujourd’hui par rapport à nous. J’ai peur que le
Bangladesh rejoigne le Japon alors que nous,
nous restons au même point de départ.
Il ne s’agit quand même pas de n’importe quel
exemple au Bangladesh. C’est un homme qui
s’appelle Mohamed Younes et qui enseignait à
l’Université et plus particulièrement à la
faculté d’économie et de sciences politiques. Il
enseignait aux étudiants les théories
économiques modernes et il partait toujours en
se demandant comment l’économie s’est développée
et mondialisée et comment les pays réussissent.
Il raconte qu’il marchait dans les rues de Dhaka
et trouvait des gens nus pieds qui mourraient de
faim. Il a eu honte de lui, lui qui enseignait à
l’université comme dans les films américains. Il
a décidé alors de laisser de côté son costume et
sa cravate et de partir dans les villages pour
chercher les vraies réponses à ces questions. Il
voulait savoir comment les gens réussissent et
comment les aider à y arriver. Il a laissé
tomber son poste de professeur et s’est mis au
travail. Il est parti voir une femme qui
concevait des chaises et lui a demandé combien
l’unité lui coûtait et à combien elle la
vendait. Elle lui a dit que ça lui coûtait 5
Taka pour produire une chaise et qu’elle la
revendait à 5,5. Younes a été surpris parce que
la même chaise se vendait par le détaillant à 30
Taka l’unité. Il lui a proposé alors de lui
donner 5 Taka pour produire chaque chaise et de
la revendre à 30 et de diviser les revenus de
ventes par deux à parts égales. Younes a conclu
donc ce marché avec cette femme qui est devenue
par la suite propriétaire d’un petit projet.
Puis il a fait la même chose avec une autre
famille et ça a réussi. Il a décidé ensuite de
refaire cette expérience avec tout le village.
Il est allé à la banque pour leur demander de
financer ce projet pour les gens du village. Les
banquiers lui ont répondu que ces gens étaient
pauvres et que les banques ne prêtaient qu’aux
gens nantis. Il leur a proposé d’hypothéquer
tous ses biens, sa voiture pour que ce village
ait le financement nécessaire à leurs petits
projets. Ils l’ont pris pour un fou mais ils ont
accepté d’accorder les prêts s’il en était le
garant. Il a mis tout son argent dans ce projet.
Sa femme a demandé le divorce à cause de ça,
elle lui a dit qu’elle avait épousé un
professeur d’université et non un mendiant, elle
a eu son divorce et Younes a hypothéqué sa
voiture et sa maison. Que s’est-il donc passé
par la suite? Le village a réussi et s’est
transformé en une population productive qui ne
manque plus de nourriture. Mohamed Younes a
compris l’équation simple et a décidé de répéter
l’expérience. Il est allé à la banque pour avoir
un compte à lui seul pour financer lui-même la
zone entière. Après deux ans de refus, la banque
lui a accordé le prêt et encore une fois les
projets ont réussi. Le succès de Mohamed Younes
ne s’arrête pas là, il a fondé lui-même une
grande banque qu’il a nommé «Banque des pauvres»
(Grameen Bank) devenue par la suite l’une des
plus célèbres banques au Bangladesh. Grameen
Bank a une clientèle qui atteint à l’heure
actuelle 2,5 millions de pauvres. D’ailleurs,
même les États-Unis se sont servis des conseils
de Mohamed Younes pour traiter les problèmes de
pauvreté qui sévissent dans certaines régions du
pays. Mohamed Younes existe dans 50 pays au
monde sauf dans les pays arabes. Il a réussi et
son exemple a eu des échos dans le monde entier.
Alors, dès aujourd’hui, le monde doit entendre
parler de nous aussi.
Vous voulez que je transmettre vos voix, vous
voulez que le monde sache que nos jeunes sont
sérieux et non pas des bons à rien. Mohamed
Younes était la première expérience. Voyons
ensemble le deuxième exemple, celui d’une
entreprise. Les entreprises ont été définies par
le passé comme étant des structures de recherche
du profit. Mais il est apparu un autre genre
d’entreprises ces derniers temps. Nous avons vu
la naissance d’entreprises qui avaient des
principes, des valeurs et des sentiments.
Comment? C’est quand les entreprises mettent en
parallèle à leur objectif économique
traditionnel un deuxième objectif humain. Les
deux objectifs sont poursuivis de façon égale.
Autrement dit, les dirigeants de ces sociétés
vont consacrer le même temps pour les deux
objectifs si ce n’est parfois plus pour le côté
humain que pour le côté économique. De plus, ces
entreprises ont des millions et existent
réellement. Le Japon est le premier pays qui a
vu l’apparition de ce type d’entreprises
appelées entreprises éthiques. Notre exemple est
celui d’une entreprise qui détient la franchise
Toyota en Arabie Saoudite, il s’agit de la
compagnie Abdel Allatif Al-Jamil qui a mis en
place une institution réservée aux projets à
petite échelle et à dimension caritative et dont
la mission consiste à former des jeunes et à les
entraîner à ce genre de projets. Nous avons avec
nous Ibrahim Ba Daoud qui est responsable de la
section petits projets à la compagnie Abdel
Allatif Al-Jamil, concessionnaire officiel de
Toyota. Écoutons ensemble Ibrahim et regardons
avec fierté comment cette entreprise a des
principes nobles. Alors, chers professeurs
universitaires et hommes d’affaires, nous avons
vu l’exemple de Mohamed Younes et voilà
l’exemple de la compagnie Abdel Allatif Al-Jamil.
M. Ibrahim, nous sommes heureux de vous avoir
parmi nous et nous vous souhaitons la bienvenue.
Ibrahim Daoud :
Je vous remercie pour cette invitation. Notre
expérience ressemble à celle de Mohamed Younes,
ça a commencé avec 10 jeunes que nous avons
choisis pour réaliser le programme des taxis.
Maintenant, nous disposons de 500 jeunes qui
travaillent dans ce domaine depuis deux ans à
Jedda, Riyad et Dammam. C’est ce qui nous a
encouragés à mettre en place une direction
indépendante que nous avons nommée «Le programme
d’Abdel Allatif Jamil de services à la société».
Bien sûr, ce programme est un exemple qui
provient, comme vous l’avez dit au début de
l’émission, du sentiment du devoir envers le
pays et les citoyens. Ce sont des exemples que
nous essayons de réaliser pour encourager les
autres à en faire beaucoup plus. Ce ne sont pas
des exemples de projets qui visent le profit
mais la réalisation de petits projets grâce à la
formation et le perfectionnement. Nous avons mis
en place trois comptes. L’un pour le projet
d’Abdel Allatif pour la formation
professionnelle et des métiers d’artisanat, le
deuxième compte pour subventionner les petits
projets et le troisième compte pour le
développement administratif et les programmes
sociaux et de santé.
Le premier compte, celui de la formation
professionnelle et artisanale, nous permet
d’offrir des opportunités d’emploi aux jeunes
qui sont venus apprendre un métier. Ces jeunes
doivent s’entraîner au départ avant de commencer
un métier et de cette façon, ils pourront
accomplir à la perfection leurs tâches. Les
jeunes n’ont pas d’argent pour suivre ces
formations mais grâce à notre compte, ils
peuvent avoir un prêt pour être formés et
chercher par la suite un métier. Les domaines
concernés par ce compte sont divers, des
secteurs comme la construction, l’électricité,
la couture, la forge, le secteur automobile et
de la santé et pour les femmes bien sûr, il y a
des domaines comme la couture, la décoration, la
préparation alimentaire, les métiers d’artisanat
et l’esthétique. Nous avons créé un institut que
nous avons nommé Institut Nafissa Chems pour la
formation professionnelle et les métiers
d’artisanat pour femmes. Dans cet institut, nous
formons des femmes dans les domaines de la
cuisine, de la couture, de la photographie et de
l’esthétique. Pour commencer avec des petits
projets au début, nous leur accordons un
financement nécessaire et à travers notre
projet, nous les aidons aussi au niveau du
processus de commercialisation. Grâce à notre
compte, nous prévoyons créer, d’ici 2009, 20700
opportunités d’emploi. Nous avons créé un autre
compte sous le nom «les petits projets, compte
d’Abdel Allatif Jamil». Tout jeune qui a la
volonté d’initier un petit projet mais qui
manque d’idées et d’argent et qui cherche des
idées correspondant à ses capacités et ses
compétences peut bénéficier d’un financement et
d’une étude de faisabilité. Nous avons aussi
préparé en collaboration avec le projet de
Garmeen du Bangladesh un programme spécial aux
familles pauvres. Ces dernières peuvent
bénéficier de prêts collectifs. Dans ce
programme, nous avons plus que 1500 familles
bénéficiaires. Voilà une brève description de
notre projet et je vous donne notre adresse en
Arabie Saoudite où nous sommes actifs pour le
moment mais ISA nous prévoyons de nous déployer
dans les pays où la société d’Abdel Allatif
Jamil existe à savoir l’Égypte, l’Algérie, la
Turquie, le Soudan et le Maroc, etc.
Amr Khaled :
Je vous remercie Monsieur Ibrahim et qu’Allah,
le Très Haut, vous récompense.
Le troisième modèle est celui des bâtisseurs de
la vie. Vous rappelez-vous de l’épisode des
bâtisseurs de la vie concernant le chômage? Nous
avons dit que nous allions ouvrir un bureau
consultatif dont le but serait d’aider les
jeunes en leur offrant le soutien d’experts sur
Internet (www.amrkhaled.net).
Les experts se sont enregistrés et les jeunes
peuvent rentrer et faire part de leurs demandes
en terme de projets. Notre soutien peut prendre
plusieurs formes. Nous avons reçu à date les
demandes de 12000 jeunes et ce en deux mois
seulement. 12000 jeunes qui nous ont envoyé des
idées et des suggestions, il y en a même 600
d’entre eux qui ont commencé effectivement à
réaliser des projets et qui sont en contact avec
nos experts. Certains jeunes se sont rencontrés
sur le net, ont travaillé ensemble et développé
des produits. Écoutons ensemble la troisième
expérience. Nous avons avec nous l’un des
experts qui s’est inscrit sur le net, il s’agit
du premier inscrit, quelqu’un qui a travaillé
jour et nuit sur Internet et qui bien réussi
dans son entreprise, c’est un expert en
commercialisation et en étude de faisabilité. Je
vous laisse avec Monsieur Haitam Diab qui va
nous expliquer cette expérience.
Monsieur Haitam Diab :
Je suis l’une des personnes qui se sont
inscrites au bureau consultatif et j’ai eu le
plaisir de recevoir quelques demandes spéciales
concernant certains produits que nous allons
voir. En réalité, les jeunes avaient de
nombreuses idées et rêves que nous avons
transformés en projets concrets. Je vais vous
présenter une chose simple que les jeunes ont su
réaliser. Il s’agit d’un chevalet pour livres,
un chevalet que nous trouvons dans toutes les
bibliothèques même celle du Congrès aux USA et
que nous utilisons aussi dans nos maisons. Avec
un reste de tôle que nous trouvons partout nous
pouvons produire des formes de chevalets. Par la
suite, nous utilisons un piston manuel comme
celui que nous allons voir maintenant.
Ce piston n’a pas besoin d’électricité et coûte
entre 300 et 500 livres égyptiennes (environ 100
dollars américains). Bien sûr, le piston utilisé
pour produire les chevalets de livres est plus
grand que celui que vous avez devant vous. Après
ça, nous prenons un morceau de tôle et nous le
déposons dans le piston pour découper et plier
le tout pour en faire un chevalet grâce à la
rotation manuelle. À la fin, nous enduisons le
chevalet de peinture. Puisque nous sommes
entrain de parler des bonnes nouvelles, je vous
annonce que ce produit a été fabriqué, distribué
et a même généré un gain. Le deuxième succès
concerne un projet qui utilise les restes de
mousse issus de pantoufles de maison découpées
grâce aux trancheuses utilisées par les femmes
au foyer pour faire des pâtes. Notre ami a
découpé cette matière et fabriqué grâce à elle
les formes que nous voyons devant nous. Il a
imbriqué ces morceaux de mousse bleue avec
d’autres qui sont rouges pour en faire ce jouet
éducatif simple qui a été vendu et qui a généré
des gains. Le troisième succès a été réalisé par
des jeunes de la faculté de génie de
l’université de Mansourah. Ces derniers ont
fabriqué des jouets pour enfants (poupées) dont
M. Amr Khaled a parlé dans l’une des émissions.
Et voilà le premier modèle qui a été fabriqué
par ces jeunes qui ont récupéré tout d’abord des
restes de vêtements des usines et conçu la
forme. Ces jouets sont sur le point d’être
commercialisés Insh’Allah. Le quatrième produit
est la bougie. C’est l’un des produits proposés
par la sœur Ghada Sultan de l’université de
Tanta. Elle a commencé au début par des modèles
élémentaires sans couleurs et parfum mais à la
fin, elle est arrivée au modèle que nous voyons
devant nous. Comme nous le savons c’est un
produit demandé par les marchés européens et
américains et que nous importons par millions de
dollars. Donc, il y a une occasion pour réussir
ensemble. À la fin, j’aimerais adresser un petit
mot à nos frères experts et consultants dans le
monde entier : «Pouvez-vous consacrer de votre
temps une heure par jour ou deux heures au
maximum et fournir un effort. Allah, le Très
Haut, dit –ce
qui peut être traduit comme :
«Vous n'atteindrez la (vraie) piété, que si vous
faites largesses de ce que vous chérissez. Tout
ce dont vous faites largesses, Allah le sait
certainement bien.»
(TSC, ‘Al-‘Imrân ‘La Famille d’Imran’ : 92).
Ces jeunes rencontreront Allah, le Très Haut,
le jour du Jugement avec ces produits et les
experts aussi avec leur soutien à ces jeunes.
Merci beaucoup.
Amr Khaled :
Après avoir parlé du chômage, je veux vous dire
que tout ça ne suffit pas pour réaliser un
progrès et créer 80 millions d’emplois. Ces
exemples de jeunes qui prennent l’initiative que
nous vous avons présentés ne représentent pas la
majorité. La grande partie est silencieuse et se
demande pourquoi travailler. Nous voulons que
ceux-ci se réveillent et bougent avec nous. Mais
qu’est-ce qui leur est demandé? Tout ce que vous
avez vu précédemment dans l’épisode était pour
vous préparer à ce que je veux vous dire
maintenant.
Nous voulons que le monde entier entende parler
de nous. Nous voulons réaliser quelque chose de
formidable. Nous voulons parler avec une même
voix au lieu de parler chacun de son côté.
Comment? Nous voulons réaliser un sondage pour
poser aux jeunes, femmes, hommes et parents du
monde arabe des questions précises. Nous voulons
transformer le monde entier. Nous voulons avoir
des institutions multiples. Les sociétés d’Abdel
Allatif Al-Jamil et de Mohamed Younes ne
suffisent pas. Nous voulons faire face à un
déluge qui s’approche avec ses 80 millions de
chômeurs. Nous devons mettre sur pied de grandes
organisations sans but lucratif qui offrent la
formation, la commercialisation, le financement
et les idées pour les jeunes et qui exigent des
gouvernements la modification des conditions
fiscales pour les jeunes. Ces organisations ne
pourront voir le jour que s’il y a collaboration
entre l’occident et l’orient. Pour ce faire,
nous devons leur faire entendre notre voix. Nous
avons préparé un sondage grâce au travail de
professeurs experts en statistiques des facultés
d’économie. Nous avons à la fin abouti à 15
questions qui seront le point de départ pour
aborder le monde. Nous voulons bien sûr la
participation de millions de personnes et à la
fin, je ferai parvenir votre voix aux grandes
institutions internationales (gouvernements,
peuples, pays, hommes d’affaires).
Je réalise que cette affaire est une question
nationale que je dois porter sur mes épaules. En
un mois, j’ai visité plusieurs pays et rencontré
plusieurs hommes d’affaires et institutions. Je
suis allé à la société Abdel Allatif Al-Jamil,
j’ai rencontré Mohamed Younes et tous ceux qui
sont prêts à aider immédiatement mais qui ne
croient pas en les jeunes. Un homme d’affaires
m’a dit que les jeunes veulent travailler mais
qu’ils sont gâtés. Je lui ai confirmé qu’au
contraire les jeunes veulent travailler et
devenir productifs mais qu’ils n’ont pas eu
d’occasions d’emploi. Je leur ai promis que je
leur transmettrai la voix des jeunes. Je leur ai
confirmé que même les jeunes qui semblent être
fainéants travailleront et produiront une fois
qu’ils auront eu l’opportunité d’emploi. Alors,
allez-vous m’aider pour réaliser le sondage et
ouvrir les portes du monde pour leur faire
entendre notre voix?
Vous rappelez-vous l’histoire du copte qui est
parti dénoncer chez ‘Omar Ibn Al-Khattab le fait
que Ibn Amrou Ibn Al ‘Aç l’avait frappé parce
qu’il l’avait vaincu dans une course de chevaux
et qu’il lui a dit : «comment peux-tu me
vaincre, moi le fils des dignes». Vous
souvenez-vous de cette histoire? Qu’est-ce que
le copte a fait? Il est parti d’Égypte et s’est
rendu à Médine pour réclamer son droit auprès du
Calife ‘Omar Ibn Al-Khattab. Ce dernier lui a
donné un fouet, a convoqué Ibn ‘Amr Ibn Al ‘Aç,
a demandé au copte de se faire justice et a dit
à Ibn ‘Amr Ibn Al ‘Aç : «quand est-ce que vous
avez fait des gens libres des esclaves?». Nous
racontons cette histoire et nous sommes fiers
d’’Omar Ibn Al-Khattab. Aujourd’hui, je vous dis
qu’il faut être fier du copte qui a eu une
attitude positive et qui a insisté pour avoir
son droit malgré le long voyage entre l’Égypte
et Médine. Ce sondage est un cri comme celui du
copte. Sans l’initiative de ce copte, ’Omar Ibn
Al-Khattab n’aurait jamais eu à faire ce geste
et à dire cette phrase célèbre qui fait
aujourd’hui partie des lois des Nations Unies.
Allez les jeunes, je vous accorde cette chance
pour faire entendre votre voix à tout le monde.
Vous imaginez si nous avions cinq millions de
réponses à notre sondage? Sans aucun doute, le
monde entier nous écoutera. À ce moment-là, le
monde entier nous prêtera oreille car ils ne
peuvent pas ignorer les chiffres. Les chiffres
parleront pour eux-mêmes et les inciteront à
mettre sur pied des institutions pour aider les
jeunes.
Parmi les questions du sondage :
1.
As-tu un métier ou emploi stable à l’heure
actuelle? Oui ou non.
2.
Si tu es étudiant, penses-tu avoir l’opportunité
de trouver un emploi stable et convenable après
obtention de ton diplôme?
3.
Si tu travailles, à ton avis, qui est le
responsable qui devrait créer des opportunités
d’emploi et de travail pour toi et pour tes
semblables pour les dix prochaines années?
4.
Si tu es étudiant ou chômeur, crois-tu que la
recherche d’emploi est la plus importante de tes
priorités ou l’une des plus importantes avec
d’autres objectifs ou une des nombreuses
priorités?
5.
A la lumière du taux de chômage qui touche le
monde arabe et qui frôle le 26,6%, crois-tu
devoir attendre un emploi ou commencer un projet
propre à toi à condition qu’il y ait d’autres
partenaires qui aident par le financement, la
formation et la commercialisation des produits
ou bien es-tu prêt à commencer immédiatement un
petit projet privé ou apprendre un métier sans
attendre l’aide de qui que ce soit?
6.
Si tu veux commencer un emploi ou un projet
propre à toi, sais-tu comment avoir le
financement nécessaire? Oui ou non.
7.
Les jeunes rencontrent plusieurs difficultés
pour mettre sur pied des projets privés dans
leurs pays, choisis quatre de ces difficultés
qui sont proposées : le manque d’opportunités de
formation, la corruption dans l’administration,
l’absence de marché pour les produits, la
compétition en provenance des grandes
entreprises.
8.
Si tu veux commencer un emploi ou un projet
propre à toi, sais-tu comment avoir la formation
nécessaire pour le début de ton travail? Oui ou
non.
9.
Si tu es investisseur ou homme d’affaire ou
ayant de l’argent, es-tu prêt à financer les
petits projets des jeunes pour réduire le
chômage?
10.
Si tu es expert en formation et en gestion,
es-tu prêt à offrir une partie de ton expertise
aux jeunes?
11.
Si tu es parent d’un jeune à l’école ou à
l’université, es-tu d’accord pour que ton fils
ou ta fille mette sur pied un projet privé au
lieu d’attendre un emploi?
12.
Si tu es parent d’un jeune à l’école ou à
l’université, es-tu d’accord pour que ton fils
ou ta fille apprenne un métier qu’il ou elle
pourra parfaitement maîtriser?
Faîtes attention, plus les réponses sont
nombreuses plus nous saurons définir la
problématique. Le sondage n’est pas destiné aux
jeunes seulement mais aux hommes d’affaires et
aux parents. Nous voulons que des millions y
participent. Nous voulons des millions de
réponses. Qu’est-ce que vous en pensez? Nous
voulons que tout le monde réponde, partout,
université ou école. Travaillons et fournissons
un effort important pour diffuser le sondage. Ne
me dîtes pas que vous avez des examens. Je suis
sûr que vous pouvez le diffuser aux gens. Nous
ne plaisantons pas dans ce projet. C’est une
question nationale et pas des mots simples lus
dans les journaux. Nous voulons que le sondage
soit diffusé dans les mosquées, les clubs, les
universités, les écoles, les églises et tout
autre lieu. Répondez même s’il n’y a qu’une
seule question qui vous concerne dans le
sondage. Collectez le maximum de sondages et
enregistrez-les sur le site Internet (www.amrkhaled.net)
une seule fois, ou bien communiquez-les à
l’émission par téléphone, par fax ou par
courrier. Collectez le maximum de réponses d’un
seul coup. Nous visons des millions. C’est une
mission difficile mais faisable. Vous avez tous
les moyens pour la réaliser. Réunissez les gens
et mobilisez-vous rapidement avant les examens
pour que les étudiants et les élèves participent
avec nous. Le sondage est accessible sur le site
Internet, répondez en ligne et imprimez des
copies pour les distribuer à vos collègues. Je
compte aussi sur tous ceux qui travaillent dans
des entreprises, tous les clubs des bâtisseurs
de la vie et même les femmes aux foyers. Et
Insh’Allah nous réussirons et je vous promets
que je transmettrai votre voix au monde entier.
Wa Salamou Alaikoum Wa Rahmatou Allah Wa
Barakatouh.
[i]
TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est
celle du sens courant le plus connu
jusqu'à présent de la sourate sus
mentionnée. Lire la TSC ne remplace
nullement sa lecture en arabe, la langue
de révélation du saint Coran.