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Les deux personnes que le prophète chérissait le plus au monde sont mortes le même mois, sa femme aimée Khadîdja qui était constamment à ses côtés depuis le début de sa mission, qui l’aidait avec son argent, l’encourageait et le consolait ; et Abou Taleb son oncle et son protecteur. S’il vous appartenait de décider le moment de leur mort, vous diriez qu’il serait préférable qu’ils meurent plus tard, après que le prophète ait complètement fini de remplir sa mission, après la victoire de l’Islam ! Mais non, Allah en a décidé autrement pour une raison judicieuse. C’est comme s’Il disait à son messager qui comptait énormément sur l’aide de sa femme et la protection de son oncle : A présent que tu es seul, sur qui vas-tu compter ? Tu n’as personne que Moi pour t’aider ! Allah nous enseigne par cet incident que nous ne devons pas compter sur le soutien de nos semblables qui sont en fin de compte aussi faibles que nous, mais de toujours nous tourner vers Lui dans nos prières et nos prosternations. Mais qu’allait faire le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) après ce triste événement ? Allait-il désespérer et abandonner son but? Au contraire, le prophète se remit très vite à son projet et accompagné de Zaïd Ibn Harita se dirigea vers A-Taif, ville située à 100 Km de la Mecque, et tout décidé d’accomplir la mission dont Allah l’a chargée, le prophète y alla à pied ! Le prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) avait à ce moment 50 ans ! Arrivé à A-Taif, il rencontra trois hommes qui étaient les chefs de la ville. Le prophète leur présenta l’Islam, leur récita des versets du Saint Coran et attendit leurs avis. L’un d’eux s’exclama : « Allah n’a pas trouvé mieux que toi pour lui allouer l’honneur d’être son messager ?! » ; le deuxième répliqua sèchement : « Par Allah, même si je te vois accroché à la parure de la Kaâba jurant que tu es prophète, je ne te croirais pas ! » ; le troisième, cynique, dit: « Ou tu es réellement un prophète et donc tu es trop digne pour que je te parle, ou bien tu ne l’es pas et alors tu es trop indigne pour que je t’adresse la parole ! » « Si vous ne voulez pas embrasser l’Islam soit, mais n’informez pas Koraïche de ma venue ! » Leur demanda le prophète découragé par leurs réponses. « Par Allah, nous leur dirons ! » rétorquèrent-ils avec véhémence. Les trois chefs ne se contentèrent pas de ce refus, ils défendirent au prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) de partir. Ils rassemblèrent les gens de la ville et les arrangèrent en deux rangs parallèles sur la route et leur ordonnèrent de jeter des pierres sur le prophète jusqu’à ce qu’il sorte de la ville ! Est-ce que vous arrivez à imaginer cette scène? Etes-vous choqués par ce qui est arrivé à notre prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) ? Figurez-vous qu’après tout ce qu’il a enduré pour que l’Islam arrive jusqu’à vous aussi facilement, vous n’êtes toujours pas convaincus de devoir suivre sa Sunna? Imaginez que c’est votre père qui est passé par cette situation, que serait votre reconnaissance envers lui ? Le prophète, accompagné de Zaïd, quitte la ville sous une pluie de pierres et d’insultes, Zaïd tout en marchant essayait d’empêcher les pierres d’atteindre le prophète, mais malgré tous ses efforts, le prophète fut blessé. Lorsqu’ils purent enfin s’éloigner, ils allèrent se réfugier sous les arbres d’un jardin situé à la sortie de la ville. Le prophète se sentant abandonné dit cette prière : « Ô Allah, à Toi j’émets ma faiblesse et mon impuissance et la dureté des gens envers moi; à qui laisses-Tu le soin de me protéger ? A un ennemi qui me brutalise ou bien à un parent qui décide de mon sort ? Si Tu n’es pas fâché contre moi, cela m’est égal ; mais ta bienveillance est plus bonne pour moi… » Un garçon travaillant dans le jardin eut pitié du prophète et lui apporta un peu de nourriture. Le prophète accepta son offre et avant de manger il dit : « Au nom d’Allah », le garçon surpris dit : « Je n’ai jamais entendu quelqu’un de ce pays prononcer ce mot ! » Le prophète lui demanda gentiment : -Quel est ton nom ? - Addas. -De quel pays es-tu Addas ? -Je suis originaire de la ville de Ninaoua -C’est la ville De Younous ibn Matta -Comment connaissez-vous Younous ibn Matta? S’enquit le garçon intrigué. -C’est mon frère. Il était prophète et je suis prophète. Répondit Le prophète gentiment. Le garçon ému se jeta sur les pieds du prophète et les embrassa. Ces mêmes pieds qui, quelques instants plus tôt étaient violemment criblés de pierres et qui saignaient encore, étaient à présent vénérés et embrassés ! Ceci était une réponse à la prière du prophète, Allah lui envoie le petit garçon pour le consoler. C’est ainsi que fait Allah pour chaque personne qui se prosterne devant Lui et recherche auprès de Lui apaisement et réconfort ! Un moment après, l'Ange des montagnes vint voir le prophète, le salua et lui dit : "O Muhammad! Allah a bien entendu les propos de tes compatriotes et les réponses qu'ils t'ont faites; et je suis l'Ange des montagnes et ton Seigneur m’a envoyé vers toi pour me dicter ton ordre à leur sujet. Désires-tu que je fasse replier sur eux les deux grandes montagnes qui dominent La Mecque?". - "Non, répondit le prophète, car du dos de ces impies, j'espère qu'Allah fera sortir des fidèles qui L'adoreront Seul sans Lui donner d'associés". Le prophète a supporté cette dureté pour nous, il espérait que nous serions de bons musulmans, seulement, le sommes nous vraiment ?! Sur le chemin du retour à la Mecque, le prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) faisait la prière de la nuit. Les djinns l’entendirent et embrassèrent l’Islam, ce fut une nouvelle consolation pour le prophète. Allah loué soit-Il dit : « Dis: «Il m’a été révélé qu’un groupe de djinns prêtèrent l’oreille, puis dirent: «Nous avons certes entendu une Lecture [le Coran] merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n’associerons jamais personne à notre Seigneur. » Sourate Al- Jinn versets 1,2. Le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés), continua à redoubler d’efforts et alla présenter l’Islam dans différentes tribus en espérant trouver du soutien sans résultat. Ces recherches infructueuses durèrent trois années. Un jour il rencontra six jeunes hommes venus de Médine, il n’hésita pas à leur présenter l’islam malgré leur jeune âge, ils acceptèrent rapidement d’embrasser l’Islam et lui offrirent tout de suite leurs services. Mais le prophète leur demanda de retourner à Médine et d’essayer d’en parler à d’autres personnes. Quand ils revinrent l’année suivante, ils étaient au nombre de douze ! Cette fois le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) demanda à l’un de ses compagnons de les accompagner à Médine pour leur apprendre l’Islam. L’année d’après ils étaient 72 hommes et deux femmes. Encouragé par leur nombre, le prophète leur promit de les rejoindre bientôt à Médine. Le jour où Le prophète arriva à Médine, chaque maison de la ville abritait au moins un musulman ! Tout ceci était l’œuvre de six jeunes personnes ! Cela signifie que si les jeunes de chaque génération sont sérieux et responsables, la Umma se porterait bien ! Installé à Médine, le prophète ne pensa pourtant pas à se reposer, il commença dix ans de Jihad continu ; bataille après bataille. La première bataille, Badr, eut lieu à 150 Km de Médine, le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) avait 55 ans. N’ayant pas assez de montures, chaque trois compagnons devaient se relayer sur la même monture, c’est-à-dire que chacun devait marcher les deux tiers du chemin, soit 100 Km ! Le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) se relayait avec deux compagnons : Ali ibn Taleb et Martad ibn Abi Martad, dont l’âge ne dépassait pas les 21 ans. Soucieux du confort du prophète, ils lui proposèrent de monter tout le chemin, le prophète se mit en colère et dit : « Vous n’êtes pas plus forts que moi, et je n’ai pas moins besoin de récompense que vous ! » A l’âge de 56 ans, le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) sortit pour une rencontre qui se déroula à Uuhud. Durant cette bataille, il eut un moment de panique. Toute l’armée musulmane s’est repliée laissant le prophète seul en face de l’ennemi. Quelques compagnons l’entourèrent pour le protéger, mais cela était malaisé et la situation du prophète demeurait critique. Une femme, Umm Omara, qui était entrain de s’occuper des blessés, voyant le prophète seul, s’empressa d’aller le couvrir. A ce moment un homme s’approchait, elle prit machinalement une épée qu’elle trouva par terre et se mit devant cet ennemi. L’homme surpris de voir surgir une femme au milieu de la bataille voulut l’éviter mais elle ne bougea pas, l’homme la frappa sur son épaule plusieurs fois avant qu’elle ne tombe par terre affaiblie par ses blessures. Son fils accourut vers elle mais elle lui cria : va protéger le prophète! Le prophète l’entendit et lui dit : « Qui peut souffrir ce que tu souffres, ô Umm Omara?! » elle répondit : « Je souffrirai encore et encore mais je vous demande d’être avec vous au paradis ! » Le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) lui dit : « Oui, toi et tous les tiens». Puis il leva ses mains vers le ciel et dit : « Ô Allah, Je Te prie de les loger elle et sa famille près de moi au paradis ; ô Allah, je Te prends comme témoin que je suis satisfait d’elle et des siens ! » Il vous est demandé d’avoir le même sentiment que cette femme, pas envers le prophète, mais envers sa Sunna. Est-ce que vous savez comment le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés), priait, mangeait, se comportait, … . N’avez-vous jamais pensé qu’il fallait l’imiter ? La vie du prophète se succéda ainsi. Un mélange de travail, de lutte, d’enseignement, d’effort, de sueur, de pensés, de sincérité, de foi… Le prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés), durant toutes ces années, perdit beaucoup de ses proches : son oncle, sa femme Khadîdja, ses fils, deux de ses filles, son oncle Hamza, des compagnons qu’il aimait profondément….pourquoi donc le prophète, l’être le plus aimé d’Allah dû souffrir toutes ces peines ?! Cela nous enseigne que les chagrins ou les peines qui peuvent nous arriver, sont des épreuves pour tester notre foi mais aussi un privilège de la part d’Allah, pour nous gratifier d’un rang plus élevé dans le paradis. A soixante ans, le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) fut très heureux de la naissance de son fils Ibrahim, il fut tellement heureux qu’il le prenait quelque fois dans ses bras et allait voir ses compagnons en leur disant : « regardez mon fils ! » lorsque Ibrahim finit sa deuxième année, il tomba très malade. Le prophète alla le voir chez sa femme Maria, il resta là triste et résigné regardant son fils mourir dans les bras de sa mère. Après la mort de son fils, Maria se mit à pleurer très fort, le prophète lui dit doucement : « Tu peux pleurer, mais saches qu’Allah terminera l’allaitement de mon fils Ibrahim jusqu’à il entre au paradis ». Le soir il leva les bras vers le ciel et invoqua Allah avec ses belles paroles : « Grand Allah! Me voici répondant à Ton appel. Les bienfaits T'appartiennent… ». Au milieu de tous ses chagrins, le prophète était d’une nature douce, il traitait tout le monde avec respect et prévenance, et en particulier les siens. Aicha (Qu’Allah soit satisfait d’elle) nous raconte : « Une fois le prophète me proposa de faire la course, j’ai accepté et je l’ai gagné, la semaine d’après il insistait pour que je mange essentiellement de la viande sans que j’en saisisse la raison, jusqu’à ce j’aie pris du poids, il me proposa alors de faire la course une nouvelle fois, cette fois c’est lui qui la gagna. Il me dit en souriant: « A présent, nous sommes quittes ! » Nous devons prendre le prophète pour modèle à cause de toutes ces raisons, chaque partie de sa vie représente une leçon, un conseil… .Ses manières, ses qualités, sa bienveillance, sa délicatesse… Sa patience, sa persévérance…Nous avons besoin de l’imiter dans tous les aspects de sa vie ! Dans les dernières années de sa vie, le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) ne pouvait plus faire la prière de la nuit debout, il disait : « Je suis affaibli parce que je me soucie beaucoup pour les gens ». Omar lui rend visite un jour et remarqua quelques cheveux blancs dans les cheveux du prophète, il lui dit amusé : « Vous avez vieilli ô messager d’Allah ! » le prophète répondit : « Oui, Omar, un verset dans la sourate « Hud » m’a vieillit : « Demeure sur le droit chemin comme il t’est commandé, ainsi que ceux qui sont revenus [à Allah] avec toi. » Verset 112. Lors de son pèlerinage à la Mecque, il récita le verset connu de tous les musulmans : « Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. » Sourate Al-Ma-idah Verset 3. Abu Bakr écoutant ce verset ne pu retenir ses larmes, les compagnons étonnés lui demandèrent la raison de sa tristesse alors que c’était un jour de fête. Il leur répondit : « Ceci est l’annonce de la mort proche du messager d’Allah ! » En effet, neuf jours seulement avant son décès, le prophète lira à ses compagnons le dernier verset du Saint Coran ; le verset numéro 281 de la sourate Al-Baqara : « Et craignez le jour où vous serez ramenés vers Allah. Alors chaque âme sera pleinement rétribuée de ce qu’elle aura acquis. Et ils ne seront point lésés. » Le prophète tomba très malade, il souffrait d’une terrible migraine. Un jour et malgré sa douleur, il alla visiter l’endroit où étaient enterrés les martyrs de la bataille de Uuhud. Il les salua et dit : «Vous avez devancé, et nous allons si Allah le veut vous rejoindre ». En rentrant le prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) pleurait. -Qu’est-ce qui vous fait pleurer, ô messager d’Allah ? S’enquirent les compagnons inquiets. -Mes frères me manquent ! Répondit le prophète -Ne sommes-nous pas vos frères ! Dirent les compagnons -Non, Vous êtes mes compagnons, mes frères sont des gens qui viendront après moi, croiront en moi sans me voir ! Savez-vous de qui veut parler le prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) ? Il parle de nous, nous lui manquons ! Mais vous ! Quels sont vos sentiments envers lui ? Est-ce qu’il vous manque ? Vous avez envie de le voir, de lui parler ? Avez-vous envie qu’il soit content de vous ? Et, bien c’est très simple, aimez-le et prenez soin de sa Sunna ! Arrivé chez lui, dans la maison de Maymouna, il réunit ses épouses et leur demanda la permission de se faire soigner chez Aicha, elles furent toutes d’accord. Le prophète essaya de se lever mais n’y parvint pas, alors deux des compagnons le portèrent, les gens en voyant le prophète porté, se groupèrent alarmés dans l’enceinte de la mosquée et voulurent savoir ce qui est arrivé au prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés). Le prophète installé chez Aicha, était couvert de sueur, Aicha lui prenait la main et lui essuyait le front avec, on lui demanda la raison, elle répondit : La main du prophète est plus vénérable que la mienne. Le prophète entendant du bruit dehors s’enquit auprès de sa femme : -Qu’ont donc les gens à élever la voix de la sorte ? -Ils s’inquiètent pour toi ô messager d’Allah ! Le prophète ordonna qu’on le portât dehors, il rassembla ses forces pour rester debout et il prononça son dernier discours. Mais écoutez ce sermon très attentivement, ce sont des paroles pleines d’émotion et d’amour. « Ô gens, celui à qui j’ai fouetté le dos, voici mon dos qu’il prenne sa revanche; ô gens, celui à qui j’ai insulté l’honneur, voici mon honneur qu’il prenne sa revanche, ô gens, celui à qui j’ai emprunté de l’argent, voici mon argent qu’il prenne son dû ». Mais craignant que les gens soient embarrassées le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) dit : « Ô gens, ne craignez point de ressentiment de ma part, je veux seulement rencontrer mon Seigneur sans aucune dette envers quelqu’un ici-bas ». Alors un homme se leva et dit : «Ô messager d’Allah, Vous me devez trois dirhams. » Le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) dit : «Qu’Allah te récompense » Et il ordonna qu’on lui paie son dû. Le prophète reprit son discours : « Ô gens, j’ai l’impression que vous êtes inquiets pour moi….Les gens se mirent à pleurer, le prophète attendri continua : « Ô gens, votre rendez-vous avec moi n’est pas ici, ma rencontre avec vous est près du bassin, c’est comme si je le voyais de l’endroit où je suis ! Ô gens, Par Allah! Ce n'est pas la pauvreté que je redoute pour vous; je redoute plutôt que les biens de l'ici-bas ne vous soient largement offerts comme ils l'ont été à vos devanciers et que, dans votre émulation à les acquérir, vous ne trouviez, comme eux, votre perte !.... Ô gens, soyez pieux et ne manquez jamais la prière, craignez Allah et soyez bienveillants à l’égard des femmes…..Ô gens, Allah a demandé à un serviteur de choisir entre la vie ici-bas et Sa rencontre, et il a choisi la rencontre d’Allah ». Personne ne devina qui était ce serviteur dont le prophète parlait excepté Abu Bakr, qui se mit à pleurer si fort que les gens ne pouvaient plus entendre ce que disait le prophète, puis ne pouvant plus se retenir il se leva et se mit à répéter ses mots : « Je te protége avec ma vie, je te protége avec la vie de mes enfants, je te protége avec….. » Les gens surpris que quelqu’un ose interrompre le sermon du prophète regardèrent Abu Bakr avec dureté, mais le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) ému par son ardeur prit sa défense : « Ô gens, laissez Abu Bakr, il n’est personne qui m’aie rendu un service sans que je l’aie largement récompensé sauf Abu Bakr, je n’ai pas pu le récompenser alors j’ai laissé sa récompense à Allah…Que toutes les portes qui donnent sur la mosquée se ferment sauf la porte d’Abu Bakr . » A la fin de son sermon, le prophète se mit à prier pour ses compagnons : « Qu’Allah vous protège, qu’Allah vous garde, qu’Allah vous récompense… Ô gens, transmettez mon salut pour quiconque me suit et croit en moi jusqu’au jour de la Résurrection. » Le prophète rentra chez lui exténué, il s’étendit et mit sa tête dans les bras de sa femme Aicha (Qu’Allah soit satisfait d’elle). Ce sont les derniers instants de sa vie, on pourrait penser qu’il mourra en faisant sa prière, en priant ou en lisant le Coran…mais non, il mourra dans les bras de sa femme! Cependant, le frère de Aicha, Abderrahman vint voir le prophète, il s’assit près de lui, le prophète vit dans ses mains un morceau de siwâk, Aicha comprit que le prophète voulait le demander mais n’y parvenait pas, elle prit le siwâk, le mit dans sa bouche pour l’amollir puis le tendit au prophète. Pendant toute sa vie, le prophète a honoré sa femme et même la façon dont il allait mourir est un témoignage de respect et de tendresse à son égard ! Le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) ordonna qu’on le laissât seul avec sa femme. Puis Aicha entendit le prophète dire : « Qu’Allah te salue ô Gabriel », elle comprit que Gabriel était présent. Gabriel dit au prophète : « L’ange de la mort demande la permission d’entrer » Le prophète lui accorda la permission. L’ange de la mort vint près du prophète et dit : « Allah te donne le choix entre la vie ici-bas et Sa rencontre ? » Le prophète répéta : « Sa rencontre, Sa rencontre… ». L’ange se mit derrière la tête du prophète (que la Grâce et le Salut lui soient accordés) ainsi qu’il fera pour chacun de nous, puis dit : « Ô toi, âme apaisée, âme de Mohamed ibn Abdillah, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée. » Aicha sentant la tête du prophète alourdie dans ses bras comprit que c’était fini, le prophète était mort. Elle fut prise d’une terrible panique, ne sachant quoi faire, elle remit la tête du prophète sur le lit et s’élança hors de sa chambre en s’écriant : « Le prophète est mort, le prophète est mort !» Toute la mosquée explosa en sanglots ! Ali, voulait se lever mais n’en eut pas la force, il était comme paralysé ; Uthman allait et venait ne sachant quoi faire ; Omar brandissait son épée et s’écriait au milieu de la mosquée : « je couperai la tête à celui qui ose dire que le prophète est mort ! Il est simplement parti rencontrer Allah comme Moïse et il reviendra… » Le seul qui garda son sang froid fut Abu Bakr, il entra voir le prophète, lui découvrit le visage et l’embrassa sur son front. Puis il le serra affectueusement dans ses bras et dit en pleurant : « Ô mon ami, ô mon prophète, ô mon aimé… » . Ensuite il retourna dans la mosquée et dit à haute voix : « Ô gens, Celui qui adorait Muhammad, certes Muhammad est mort ; et celui qui adorait Allah, certes Allah est Vivant et ne meurt point » Et il récita le verset : « Muhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés -. S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos talons? Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants. » Verset 144, Al-Imran Quatre choses vous aideront à aimer profondément le prophète (Que la Grâce et le Salut lui soient accordés) : -Beaucoup prier pour lui ; -Etudier sa Sunna ; -Suivre sa Sunna ; -Visiter sa ville.
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