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Sur les pas du bien-aimé Mohammed (BP sur lui)
Episode 13 : Al-Isrâ’ (Le Voyage nocturne)
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Introduction :
Le
Messager (BP sur lui) revenait peiné et triste après son excursion à At-Taëf.
C’était l’année 10 de l’Hégire. Il ne parvenait pas à porter son Message hors de
la Mecque, Khadîdja et Abou Tâlib étaient morts, les horizons se resserraient
autour de lui. Mais Allah, le Maître de l’univers, allait les lui ouvrir et le
faire parvenir aux plus hauts cieux. Il lui fit faire l’excursion de Al-Isrâ’
wal-Mi‘râdj (Le voyage nocturne et l’ascension au ciel).
Al-Isrâ’ fut l’excursion la plus importante et la plus étrange dans l’histoire
de l’humanité. Notre Prophète (BP sur lui) vécut ce miracle et reçut cet honneur
après avoir subi toutes sortes de persécutions et de tyrannies de la part des
incroyants de la Mecque et il faut comprendre ainsi que les honneurs octroyés
par Allah doivent être mérités à l’avance. Nous nous rappelons que les termites
n’avaient rongé le document accroché à l’intérieur de la Ka‘ba qu’après le
séjour de trois années pénibles passées par les Musulmans dans les cols des
Bani-Hachem. Le Messager (BP sur lui) avait enduré l’oppression des polythéistes
et la méchanceté des gens de At-Taëf et pour
toute plainte il avait prononcé cette belle invocation : “ Ô
Allah, je me plains à Toi de ma faiblesse, de mon peu de pouvoir et du peu de
considération que les gens ont pour moi, ô Toi Le Plus Miséricordieux des
miséricordieux, tu es mon Seigneur et celui des faibles. A qui m’abandonnes-tu ?
A un étranger qui m’attaque ou un ennemi de qui Tu m’as fait dépendre ? Si Tu
n’es pas en colère contre moi cela m’est égal. Ta clémence est plus généreuse
envers moi. Je me réfugie en Ton visage pour lequel les ombres se sont dissipées
et qui a ajusté tout ce qui concerne ce monde ici-bas et celui de l’au-delà, de
faire tomber sur moi Ta colère ou de me faire parvenir Ton désagrément. Je
supporterai tout reproche jusqu’à ce que Tu sois satisfait et il n’y a de
pouvoir ni de puissance qu’en Toi.” Le voyage lui vint en réponse et Allah
nous le commente avec ces paroles
–qui peuvent être traduites par- :
« Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur
[Muhammad], de la Mosquée Al-Harâm à la Mosquée Al-Aqsâ dont Nous avons béni
l'alentour, afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles. »
(TSC[i],
Al-'Isrâ' (LE VOYAGE NOCTURNE) : 1).
En contemplant le verset, nous devons remarquer que Allah donne le qualificatif
de serviteur au Prophète pour nous dire que, même dans les plus grands moments
de gloire, nous devons nous rappeler que nous sommes les serviteurs d’Allah. Les
éminents Prophètes ne l’oubliaient jamais et nous avons l’exemple de Yoûssouf
(Joseph) qui, après avoir triomphé de tous ceux qui lui avaient fait du mal, dit
–ce qui peut être traduit par - :
« Ô
mon Seigneur, Tu m'as donné du pouvoir et m'as enseigné l'interprétation des
rêves. [C'est Toi Le] Créateur des cieux et de la terre, Tu es mon patron,
ici-bas et dans l'au-delà. Fais-moi mourir en parfaite soumission et fais moi
rejoindre les vertueux. »
(TSC, Yoûssouf (JOSEPH) : 101).
Egalement Solaïmân (Salomon), au moment de son triomphe disait
–ce qui peut être traduit par : « Permets-moi
Seigneur, de rendre grâce pour le bienfait dont Tu m'as comblé ainsi que mes
père et mère, et que je fasse une bonne œuvre que tu agrées et fais-moi entrer,
par Ta miséricorde, parmi Tes serviteurs vertueux». (TSC, An-Naml
(LES FOURMIS) : 19).
Le Messager d’Allah (BP sur lui) dit : “Celui qui s’humilie devant Allah
ainsi (et il baissait sa main vers la terre), Allah l’élèvera ainsi (et il
levait sa main vers le haut).
Al-Isrâ’ (Le Voyage nocturne) :
Quelques jours après son retour de At-Tâëf, le Prophète était étendu de nuit sur
sa cape à côté de la Ka‘ba. Certains historiens de la Sira disent qu’il était
endormi dans la maison d’Oum Hâni’, sœur de Ali ibn Abi Tâlib ou tout simplement
dans sa maison. Il sentit près de lui Djibrîl (Gabriel) qui le réveillait.
L’Ange venait lui annoncer l’excursion qu’ils devaient entreprendre ensemble
vers la mosquée Al-Aqsâ, à Jérusalem, et de là vers les hauts cieux à la
rencontre du Seigneur.
Le
Messager (BP sur lui), accompagné de Djibrîl, accomplit une circumambulation de
sept tours autour de la Ka‘ba et ensuite monta Al-Bourâq. C’était, d’après la
description du Prophète (BP sur lui), une monture d’une taille un peu plus
grande que celle de l’âne et plus petite que celle de la mule et dont le pas
était égale à l’étendue de sa propre vue. La présentation de ce genre de monture
dans cet événement semble nous dire de ne pas, nous la Umma de “Iqra’ ” (Lis)
qui doit s’intéresser à la science, nous gorger de vanité à cause de nos moyens
de transport modernes comme les avions et les fusées, parce qu’Allah est le
Créateur de toute chose.
Le
Messager (BP sur lui), en compagnie de Djibrîl, arriva devant le mur de
Al-Bouraq, à la mosquée Al-Aqsâ (de Jérusalem), et y attacha la monture. Bien
que cette dernière n’allait sûrement pas bouger de sa place puisqu’elle ne se
trouvait au monde que pour accomplir ce voyage, le Prophète prit soin de
l’attacher. Encore un message pour nous de la part d’Allah pour nous faire
comprendre que nous devons toujours faire le plus d’efforts possible et prendre
nos précautions tout en mettant notre confiance en Allah car nous ne comptons
que sur Lui.
En
traitant de la nuit d’Al-Isrâ’ wal-mi‘râdj, nous devons souligner que la partie
la plus importante dans ce voyage était celle du Mi'râdj ou ascension du
Prophète Mohammad (BP sur lui) au ciel pour rencontrer Son Créateur. Le Mi'râdj
était en soi un message adressé par Allah à son Prophète lui assurant que si on
l’avait empêché de rentrer à la Mecque et qu'on l'avait persécuté sur cette
terre, les cieux du Créateur sont plus vastes que la terre et sont ouverts à
lui.
L’ascension commença à partir de Jérusalem et plus précisément à partir de la
mosquée Al-Aqsâ et non à partir de la Mecque ou de Médine, ce qui en soi attire
notre attention sur l'importance de cette ville dans l’Islam. De plus, au retour
du Mi'râdj, le Prophète passa d'abord par Jérusalem avant de revenir à la
Mecque. Ceci a une grande connotation surtout à l'époque que nous vivons et où
le conflit à son propos déchire cette ville sainte. Cette importance est
d'ailleurs confirmé par le hadith selon lequel le Prophète dit : "Dans sa
maison, il n'y a que le propriétaire qui peut guider la prière des autres".
Et bien que Moïse, Soliman et David étaient tous présents dans la mosquée, c'est
le Prophète qui a guidé la prière. Cela est lourd de signification…
Le
Prophète, toujours accompagné de Djibrîl, pénétra à l’intérieur de la mosquée
pour y trouver l’assemblée la plus prestigieuse qui ait jamais existé jusqu’à
nos jours. Tous les prophètes d’Allah, depuis Adam jusqu’à ‘Îssa (Jésus),
étaient réunis pour recevoir le dernier des messagers. Ils accomplirent tous
ensemble une prière de deux Rak‘a (prosternements), guidés par le Prophète (BP
sur lui) qui avait été invité par Djibrîl à se mettre à la première place.
Encore un signe dans cet événement plein de symboles pour nous dire que,
dorénavant, Mohammed (BP sur lui) et sa Umma étaient responsables de la religion
sur Terre. Tous les Prophètes ont assisté à cette réunion et tous ont délégué le
pouvoir après eux à Mohammed (BP sur lui). Ils lui ont confié, et à sa Umma
après lui, la responsabilité du vicariat et de la diffusion de la religion
d’Allah sur Terre.
Pouvons-nous dire de nos jours que nous sommes à la hauteur de cette
responsabilité ? Nous représentons 20% de la population de la Terre et nous ne
produisons rien. Nous vivons grâce aux dons des autres. Nous devons essayer de
changer cela et nous rappeler tout le temps le hadith du Messager (BP sur lui)
qui dit : “La main qui donne est meilleure que celle qui prend.”
Cette réunion à la mosquée Al-Aqsâ nous prouvait que toute l’humanité n’est
qu’une grande famille et que les messages divins ont toujours incité à l’entente
des civilisations. Le second et le troisième verset de sourate Al-Isrâ’ (Le
Voyage nocturne) nous révèlent
–ce qui peut être traduit par
- :
“
Et Nous avions donné à Moïse le Livre dont Nous avions
fait un guide pour les Enfants d'Israël: «Ne prenez pas de protecteur en dehors
de Moi»
Ô
vous], les descendants de ceux que Nous avons transportés dans l'arche avec Noé.
Celui-ci était vraiment un serviteur fort reconnaissant. "
(TSC, Al-'Isrâ' (LE VOYAGE NOCTURNE) : 2,3).
Des
versets qui montrent que tous les humains sont des frères d’une même ascendance
qui sont créés une génération après l’autre et poursuivant le même but qui leur
a été assigné par Allah.
D’ailleurs dans son voyage nocturne le Messager (BP sur lui) est passé au-dessus
de Hidjr Isma‘îl qui se trouve au pied de la Ka‘ba, de la montagne Thor de
Moûssa (Moïse) et de Bethléem où avaient vécu Ibrahîm (Abraham) et ‘Îssa
(Jésus). Il a ainsi survolé tous les chemins des grands Prophètes.
Ensuite, Djibrîl présenta au Prophète (BP sur lui) deux récipients, l’un
contenait du lait et l’autre du vin. Il choisit le lait. L’Ange, heureux de ce
choix, lui dit : “Tu as fait le bon choix guidé par l’instinct pur.” Le lait
était le symbole de l’esprit sain tel qu’il a été créé par Allah et la boisson
fermentée celui de l’esprit perverti. Nous devons donc toujours essayer de
retrouver cet instinct naturel qui nous guidera vers la sagesse.
Al Mi'râdj (l'Ascension) :
Pendant son voyage d'Ascension, le Prophète traversa
les cieux en quelques secondes alors qu’en vaisseau spatial d'une vitesse de 7
000 Km/s, un tel voyage prendrait 7 mois. Rappelons que ce progrès scientifique
dont nous sommes aujourd'hui fiers et qui rend parfois l’homme arrogant lui
donnant l’illusion d'être capable de contrôler les forces de la nature, est
absolument incomparable à la puissance d'Allah. Ce divorce entre la science et
la religion n'existe pas dans l'Islam.
Durant son Ascension, le Prophète rencontra plusieurs
autres messagers. Il retrouva, dans le premier ciel, Adam, puis au deuxième il
rencontra Jésus et Yahya (Jean-Baptiste), dans le troisième ce fut Joseph puis
Idris dans le ciel suivant, Aaron dans le cinquième, Moïse au sixième ciel et
enfin dans le septième, il rencontra Abraham. Tous étaient des prophètes qui
ont, soit souffert pour réformer leurs sociétés, soit émigré pour fuir une
persécution ou ont vraiment été persécutés par leur peuple. La rencontre de tous
ces prophètes avait pour but de soutenir le Prophète puisqu'il était lui-même
passé par toutes ces situations ou avait déjà vécu des circonstances
semblables.
Aux portes de chaque ciel, un ange demandait qui
frappait. Et quand Djibrîl répondait que c'était Mohammad, l'ange demandait:
“A-t-il été envoyé ?” Djibrîl répondait positivement et l'ange ouvrait alors la
porte.
Au premier ciel, le Prophète vit Adam et aperçut
autant à sa droite qu’à sa gauche un grand nombre de personnes. Le Prophète
remarqua qu'à chaque fois qu’Adam regardait à sa droite, il souriait mais
pleurait en se tournant vers sa gauche. Interrogeant Djibrîl sur la raison des
sourires et des pleurs d’Adam, Djibrîl lui dit : A chaque fois qu'Adam regarde à
sa droite, il voit les gens qu'Allah a consigné comme habitants du paradis et à
chaque fois qu'il regarde à sa gauche, il voit les gens qu'Allah a inscrit comme
habitants de l'enfer. Adam, voyant le Prophète, le salua et lui dit: « Bienvenu
au bon fils, au bon frère et au bon Prophète. »
Au septième ciel, le Prophète rencontra Abraham qui
était appuyé contre ‘Al-bayt Al-ma'moure’ (la maison peuplée). Il se
reposait de la fatigue de sa vie terrestre pendant laquelle il n’avait point
pris de répit. J'aimerais que vous saisissiez ce sens: les gens qui ont un
principe ont souvent le sentiment que tant qu'ils sont dans cette vie terrestre,
il ne doivent jamais se reposer. A cet égard, Ahmad Ibn Hanbal disait : "Je ne
sentirai le repos que quand je ferai mon premier pas au paradis".
Rappelons que ‘Al-bayt Al-ma'moure’ est une
maison qui se situe juste au dessus de la Ka'ba et au-dessus des deux se situe
le trône d'Allah. Le Prophète raconte que chaque jour, 7 000 anges faisaient le
tour d'’Al-bayt Al-ma'moure’ mais devaient laisser leur tour à 7 000
nouveaux anges qui faisaient de même le jour qui suivait. Le nombre des anges
est par conséquent incommensurable comparé à celui des hommes. A ce propos, le
Prophète dit : "Les cieux craquent et ceci n'est pas sans droit. Il ne s'y
trouve aucune place sans qu'un ange ne soit en train d'y prier, de s'y
prosterner ou de s'incliner. Au jour de la résurrection, ils se lèveront tous en
disant: Glorifié sois-Tu, nous ne T'avions pas adoré comme il faut".
Abraham nous a transmis un précieux message par
l’intermédiaire de notre Prophète. Il lui dit : "Transmets mes salutations à ta
communauté et dis-leur que le paradis est d'un sol fertile, que son eau est pure
et que pour y planter des arbres il n'y a qu’à dire ‘subhanallah,
al-hamdulillah, lâ ilâha- illâ allah wa Allah Akbar’ (Glorifié et Loué soit
Allah, il n'existe aucune divinité que Lui, Allah est le plus Grand).
Durant son voyage, le Prophète sentit une très belle
odeur. Et quand il questionna son compagnon sur sa source, Gabriel répondit que
c'était l'odeur de la coiffeuse de la fille de Pharaon. Cette femme croyait en
Dieu l’Unique et une fois, pendant qu'elle coiffait la fille de Pharaon, le
peigne tomba brusquement de sa main et, spontanément, elle cria : "Bismillah"
(au nom d'Allah) ! La fille de Pharaon lui demanda : " Veux-tu dire mon père? "
Mais sa coiffeuse lui répondit : " Non, je veux dire mon Dieu, le tien et celui
de ton père." Apprenant cela, la fille de Pharaon alla le rapporter à son père
qui convoqua tout de suite la coiffeuse de sa fille pour l'interroger. Il lui
demanda : " As-tu un autre Dieu que moi? "La coiffeuse répondit: "Mon Dieu et le
tien est Allah".
Surpris par cette réponse, Pharaon ordonna que ses
quatre fils soient jetés un par un dans un four, sous les yeux de leur mère.
Lorsque le tour vint au quatrième fils qui était un nouveau-né, Pharaon répéta
sa question et c'est à ce moment que le nouveau-né parla et dit à sa mère :"
Mère, tu as raison. Sois ferme".
Le Prophète vit également des gens ayant devant eux une
viande bonne et une autre pourrie et qui abandonnaient la bonne viande et
mangeaient la viande pourrie. Quand le Prophète demanda à Djibrîl qui étaient
ces gens, l’ange lui répondit que c'était ceux qui commettaient l'adultère.
Puis il vit des hommes à qui on ouvrait la bouche pour
y jeter des boules de feu. Quand le Prophète se renseigna à leur sujet, Gabriel
lui répondit que c'étaient les gens qui usurpaient l'argent des orphelins.
Il entendit le paradis dire à Allah : "Je me suis
préparée avec ma soie, mon eau douce et ma verdure, où sont donc mes habitants?
"
Il vit aussi des gens se griffer le visage avec leur
ongle de cuivre et apprit qu’ils sont ceux qui lancent des accusations contre
des femmes vertueuses.
Le voyage se poursuivit jusqu'à ce que le Prophète et
l’ange Gabriel arrivèrent à un point où l’ange dit au Prophète : "je ne peux
plus avancer au-delà de ce point. Si tu avances, tu pénétreras mais si j'avance,
je brûlerai". Cet endroit était ‘Sidrat-ul-Muntaha’[ii]
(le lotus de la limite) qui n'a jamais été dépassé par qui que ce soit. A cet
endroit et quand le Prophète (BP sur lui) regarda Djibrîl, il dit : "Je le
vis comme un habit usé", pour dire à quel point Gabriel craignait la Majesté
de cet endroit.
Que le Prophète ait directement vu Allah ou non, c'est
une question qui n'est pas tout à fait consentie mais il nous suffit de savoir
qu'incha’Allah, nous aurons tous l'honneur de voir Allah au paradis. Ce
sera de voir la scène la plus majestueuse jamais vue pendant l'intégralité de
notre vie.
Dans cette rencontre avec Allah, notre Créateur
légiféra 50 prières par jour et c'est la seule obligation qui fut révélée dans
le ciel. Le fait de choisir ce voyage d'Ascension pour y légiférer la prière est
d'ailleurs très significatif : le voyage de l'Ascension portait la signification
d’un voyage pour rencontrer Allah et dans la prière aussi, il est question d'une
rencontre et d'un rapport avec Allah.
A partir du moment où tu dis ‘Allah Akbar’ pour
commencer ta prière, sache que tu commences un voyage vers Allah et que dans ce
voyage, personne n'est censé être supérieur ou plus important qu'Allah.
En descendant, le Prophète revit Moïse et il lui dit
qu'Allah avait décrété à sa communauté 50 prières par jour. Mais Moïse l’avertit
: " reviens à Allah et demande-lui de diminuer leur nombre car ta communauté ne
pourra pas les accomplir". Le Prophète revint alors et Allah diminua le nombre
de prière à 25 par jour. Mais Moïse, en apprenant cela, renouvela son conseil au
Prophète. Notre Prophète revint sur ses pas et Allah réduit le nombre de prières
à 15 par jour. Mais de nouveau, en entendant ceci, Moïse demanda au Prophète de
revenir à Allah pour lui demander de diminuer encore le nombre de prières. Le
Prophète retourna vers Allah qui les rendit enfin 5 prières par jour mais
décréta qu’elles auraient une rétribution équivalente à celle des 50 prières.
Il était sûrement décidé à l'avance que le nombre de
prières qui seront imposées aux musulmans serait de cinq prières par jour mais
Allah voulut par cette histoire qu'on sente Sa clémence et Sa miséricorde.
Par ce voyage d'Ascension, Allah voulut également que
les musulmans voient le paradis des yeux de leur Prophète. Une fois, le Prophète
demanda à ses compagnons : "Qui d'entre vous est rentré au paradis?",
Abdullah Ibn Omar répondit : " moi.v Le Prophète demanda : "Qui d'entre vous
a bu de son eau?" Abdullah Ibn Omar répondit : "moi. " Le Prophète demanda :
"Qui d'entre vous a mangé de ses fruits? Abdullah Ibn Omar répondit :
"Moi, ô messager d'Allah. Quand tu es rentré au paradis, c'est comme si c'était
moi qui y étais rentré. Quand tu as bu de son eau, c'est comme si c'était moi
qui en aie bu et quand tu as mangé de ses fruits, c'est comme si c'était moi qui
en aie mangé. "
Le Prophète décrivait ce paradis comme étant : "ce
qu'aucun œil n'a jamais vu, ce qu'aucune oreille n'a jamais entendu et ce qui
n'est jamais venu à l'esprit de qui que ce soit".
Il dit : "J'y vis un grand palais traversé par un
ruisseau au bord duquel était assise une belle femme. Quand je demandai à
Gabriel à qui appartenait ce palais, il me dit qu'il appartenait à Omar Ibn
Al-Khattâb et c'est à ce moment que je me rappelai de la jalousie d'Omar envers
ses femmes et je tournai tout de suite mon regard" Quand Omar entendit cela,
il dit au Prophète : "Comment pourrais-je être jaloux de toi, ô messager
d'Allah! "
Le Prophète vit également ‘Al-Kawthar’ qui est une
rivière promise au Prophète dans le paradis et distingua de même les maisons des
musulmans dans le paradis qu'il décrit comme suit : " des maisons bâties de
pierres d'argent et de pierres d'or, leur ciment est du misk, les cailloux de
leur sol sont des perles et leur plafond est le trône du Tout Miséricordieux.
L’inférieur parmi les habitants du paradis aura un royaume qu’il ne pourra
traverser en 1000 ans et le supérieur parmi eux regardera Allah nuit et jour".
Enfin, une fois revenu à la Mecque, le Prophète
hésitait à raconter l'histoire de son voyage nocturne aux mécréants mais le
matin, il rencontra Abu-Jahl qui, voyant son visage préoccupé, l’interrogea sur
ses pensées. Le Prophète lui raconta cette histoire et Abu-Jahl alla vite
appeler Qoraïche pour qu'elle entende ce que Mohammad disait.
Qoraïche demanda au Prophète de leur décrire Al-Aqsâ
qu’Allah lui avait montré afin qu'il puisse le décrire en détail et quand il lui
fut demandé d'apporter une preuve de son voyage, le Prophète dit à Qoraïche
qu'il était passé par une caravane qui était sur son chemin vers la Mecque et
que cette caravane allait prendre du retard en raison d'un vol qu'elle avait
subi pendant ce voyage; ce qui s'avéra vrai lorsque Qoraïche vérifia cette
information avec la caravane mentionnée.
Ainsi se termine le voyage miraculeux de Al-Isrâ’ wal-Mi‘râdj riche de symboles
parmi lesquels : les exemples de pécheurs et les scènes auxquelles le Prophète a
assisté, la responsabilité de notre Umma vis-à-vis de la Terre et l’importante
responsabilité de la Mosquée Al-Aqsa qui nous est impartie.
Ce voyage avait pour but de réconforter le Prophète et
de le raffermir dans ses positions.
Demain, nous parlerons de la préparation de la Hidjra
(migration vers Médine), décidée et entreprise par notre Prophète (BP sur lui).
Nous terminons
notre épisode d’aujourd’hui, priant le Tout-Puissant de nous accorder la Paradis
et d’exaucer notre prière de rejoindre notre Prophète au Paradis et d’avoir le
suprême bonheur de voir le Visage de notre Seigneur. Q’Allah nous sauve des feux
de l’enfer et nous inscrive parmi les habitants du Paradis, aux côtés des
compagnons du Prophète (BP sur lui).
[i]
TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens
courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire
la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de
révélation du saint Coran.
[ii]
Sidrat-ul-Muntaha: le lotus de la limite, un arbre au septième ciel que
l’Ange Gabriel ne pouvait dépasser
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