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* Episode 46: Compte rendu des ‘bâtisseurs de la vie’
Languages>Français>Bâtisseurs de la Vie>Etape III – Les projets de renaissance
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Les Bâtisseurs de la vie

 

 BATISSEURS DE LA VIE

Épisode 46 : Compte rendu des Bâtisseurs de la vie.

 

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de l’Univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager.

 

Bienvenue à un nouvel épisode de notre programme des Bâtisseurs de la vie. Un épisode différent de tous les autres. Depuis le début du programme, nous traitions chaque fois d’un nouveau projet dont nous présentions une initiative. Cette fois-ci le sujet est inhabituel parce que nous ferons un compte rendu des étapes passées. Il est très naturel que les gens s’arrêtent de temps en temps pour évaluer leur parcours, comme les grandes compagnies qui font un bilan de leur travail. Cela ne veut pas dire qu’elles arrêtent leurs activités mais elles évaluent leurs actions passées et s’organisent pour continuer sur une base solide. L’épisode d’aujourd’hui est une évaluation réaliste et honnête, sans complaisance ni partialité, du projet de Sunna’ al-Hayat (Les Bâtisseurs de la vie).

 

Rappelons les faits :

 

·         Le programme Les Bâtisseurs de la vie a débuté le 10 février 2004, c’est à dire il y a seize mois.

·         Il s’est déroulé pendant cinquante-deux épisodes, celui d’aujourd’hui compris.

·         Les objectifs déclarés le jour où nous avons commencé étaient de :

1.       Transformer l’énergie spirituelle de la foi en une énergie pratique.

2.       Transformer le découragement en espoir, optimisme.

3.       Annoncer l’idée de la renaissance de nos pays et la mise en place des premières briques.

·         Le nombre des étapes du projet, jusqu’à présent est de trois :

 

I. LA PREMIERE ETAPE: Nous avons écarté les obstacles qui empêchaient les jeunes de s’activer et de produire. Nous avons commencé par inciter les jeunes à être actifs, qualité qui nous fait défaut et également à avoir le sens de la responsabilité etc. Nous avons travaillé à nous débarrasser des chaînes de la passivité de février 2004 à juin 2004. Nous ne parlions en ce temps ni de renaissance ni d’autre chose, uniquement de sortir de notre passivité, et de confronter nos responsabilités.

Nous avions monté cinq projets dans cette étape et nous allons les évaluer :

 

Le premier projet : le service social.

 

Nous avions pour ce projet donné l’idée d’accomplir n’importe quelle action utile à la société. Les gens avaient effectivement agi et nous avons parlé des jeunes universitaires qui remettaient à neuf la peinture de leur faculté, des gens qui s’occupaient de la propreté de leur immeuble et en renouvelaient également la peinture et d’autres qui s’activaient dans leur école ou leur université. Je n’oublierai jamais le professeur qui, à la vue de ses étudiants en train de repeindre les murs de leur faculté leur avait demandé s’ils le faisaient comme un travail rémunéré. Ils lui avaient répondu que leur action était bénévole et que c’était là chose naturelle. Le professeur n’avait jamais vu une telle scène depuis qu’il était lui-même étudiant dans les années soixante-dix.

 

C’était là le signal que les gens veulent devenir actifs. Des projets ont alors été initiés comme la suppression de l’analphabétisme, l’achat et le don d’un dialyseur et la distribution des sacs de provisions du mois du Ramadan aux familles pauvres. Ils avaient été motivés par ce verset –qui peut être traduit par: Et Allah propose en parabole deux hommes: l’un d’eux est muet, dépourvu de tout pouvoir et totalement à la charge de son maître; Quelque lieu où celui-ci l’envoie, il ne rapporte rien de bon; serait-il l’égal de celui qui ordonne la justice et qui est sur le droit chemin?” (TSC[i] “An-Nahl” ‘Les Abeilles’ : 76). C’était là des actions positives.

 

Nous devons maintenant voir les points négatifs : Où sont passés ces projets, fonctionnent-ils toujours ? Les gens se sont enthousiasmés sur le moment mais n’ont pas persévéré. Imaginez-vous par exemple si le projet de la culture des terrasses dure dix ans ? Les gens ont beaucoup de bien en eux et s’enflamment vite dès qu’ils entendent une idée mais ils ne persévèrent pas. Le problème se résume dans ces paroles du Messager (BP sur lui) : “L’action préférée d’Allah, est la plus durable, même si elle est minime.” C’est là notre problème nous n’avons pas de persistance.

 

Pourquoi ne pas reprendre ces projets et pourquoi ne pas nous réunir pour faire des plans à ce sujet et les recommencer pour un an par exemple. Pourquoi ne pas nous mettre d’accord sur ce que nous allons entreprendre l’année prochaine dans un quartier résidentiel ou un village quelconque ? Nous pouvons nous rencontrer chaque semaine sur l’Internet et chacun donnera son avis depuis son pays. L’Internet facilite l’interaction, la télévision par contre ne permet que le monologue.

 

Le second projet : Daraltarjama.

 

Daraltarjama (la maison de la traduction) a commencé avec une seule jeune fille, appelée Nermeen Hussein, qui savait que la traduction était un élément important avec lequel toute renaissance doit commencer. Comme l’activité dans le domaine de la traduction dans nos pays est stagnante, cette jeune fille avait fait une intervention sur le Forum du site <amrkhaled.net> où elle disait : “ Étant une traductrice par métier, lorsque j’ai lu les statistiques au sujet de la traduction dans le monde entier j’ai senti comme une gifle sur mon visage. J’ai décidé alors de former un groupe de traducteurs.”

 

Cette jeune fille a commencé alors ce groupe de traduction qui comprend aujourd’hui des membres dans tous les pays du monde et a traduit un grand nombre d’œuvres. Les gens sont devenus actifs. J’assistais à un séminaire en Allemagne il y a six mois et j’y ai rencontré une dame allemande qui ne connaissait pas un mot d’arabe. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle assistait au séminaire, elle répondit qu’elle avait lu un livre intitulé “L’amour du Paradis” traduit  de l’arabe par un membre de Daraltarjama ”. Elle avait été très touchée par ce livre, la foi avait commencé à lui pénétrer le cœur et elle était venue assister avec nous malgré sa méconnaissance de notre langue. Pouvez-vous imaginer la valeur de cette bonne action de Daraltarjama ? Nermeen dit que c’est son désir d’être positive qui la pousse à agir.

 

Voyons si ce projet a des points négatifs. Est-ce que les membres de Daraltarjama ont un plan pour définir la direction de leur parcours durant les cinq années à venir ? Est-ce que ce groupe est prêt à travailler à la transformation de la réalité de la traduction dans le monde arabe ? Est-ce que cette intention est claire pour eux en vue des cinq ou dix années à venir? Pourquoi n’allons-nous pas rencontrer le groupe de Daraltarjama chaque semaine ou chaque mois sur l’Internet, pour discuter d’un plan futur et faire le bilan de ce qui a été accompli ? Comprenez-vous ce que je veux dire ? Pourquoi ne pas organiser et arranger les choses ensemble pour les faciliter ?

 

Le troisième projet : Ne me fais pas de tort avec ton tabac.

 

Cet autre projet a eu de beaux résultats. Combien de personnes ont cessé de fumer et combien de pères ont honte maintenant d’allumer une cigarette devant leurs enfants. Un habitant du Yémen me dit que dans chaque pièce des bâtiments de la télévision yéménite, se trouve un insigne disant : “Ne me fais pas de tort avec ton tabac”. Je me rappelle madame Nesreen qui a frappé aux portes de toutes les écoles secondaires et s’est mise d’accord avec leurs administrations pour faire des séminaires au sujet du tabagisme. Elle leur faisait voir une partie de l’épisode qui traitait de ce sujet et leur proposait de mettre l’insigne dans leurs bâtiments. Imaginez-vous la valeur de la bonne action de Nesreen ? Elle a même eu la surprise de voir des jeunes lui dire avoir décidé de ne plus fumer en cachette de leurs parents comme ils faisaient. Ils pensaient que fumer était un signe de virilité mais avaient changé d’avis.

 

Je répète la même question, qu’en est-il de ce projet aujourd’hui ? Naturellement nous avons été pris par autre chose. C’est cela que je veux dire. Mais notre rencontre régulière chaque semaine aidera à faire revivre ces projets pour poursuivre nos bonnes actions. Il faut vous rappeler que vous pouvez par exemple sauver un jeune homme du cancer en l’amenant à ne plus fumer.

Le quatrième projet : Les Protecteurs de l’avenir».

 

Louanges à Allah, depuis le début ce projet est en tous points positif.

 

Laissez-moi vous raconter une histoire. Un jour un père est venu me supplier d’arracher son fils des griffes de la drogue. Je lui ai répondu que j’allais essayer, s’il plaît à Allah, mais que je ne connaissais rien aux drogues, que je n’avais jamais eu à faire à un drogué et que je craignais de ne pouvoir être utile à son fils. Il m’a envoyé alors un message me disant : “Ô mon fils, tu ne sais pas que : “Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes.” (TSC “Al-Mâ’ida” ‘La Table servie’ : 32). J’ai été très impressionné parce que c’était la première fois que j’entendais ce verset de cet angle. J’ai appelé le jeune homme, je lui ai demandé de m’accompagner à la ‘Oumra et il a accepté. Effectivement après, il a abandonné la drogue, sa vie s’est beaucoup améliorée et je n’arrivais pas à le croire parce que je n’avais pas d’expérience dans ce domaine. Malheureusement il a eu une rechute et il m’a dit une fois : “C’est dommage ... j’aurais souhaité t’avoir rencontré plus tôt. Il y a beaucoup de jeunes dans mon cas, j’espère que vous pourrez les sauver avant que quelqu’un ne leur tourne la tête.” C’était le début du projet des Protecteurs de l’avenir.

 

Un des points positifs de ce projet est qu’il comprend sept groupes dans sept pays du monde. Tous se démènent pour faire connaître aux jeunes la nuisance des drogues. Combien d’âmes ont-ils sauvées ? Combien en ont-ils rendues à la vie ? Quels sont les futurs objectifs de ce projet ? Son but est de ne laisser aucune école, aucune université ni aucune faculté dans le monde arabe sans un membre des Protecteurs de l’avenir pour y éveiller les consciences et prévenir les jeunes avant de les laisser tomber dans les griffes de la drogue.

 

Le cinquième projet : La collecte des vêtements.

 

Naturellement tout le monde a entendu parler de ce projet. Nous y avons remarqué une participation extraordinaire. Nous avons reçu des magasins un tas de vêtements encore avec leurs étiquettes. Voyez-vous cet amour du bien chez les gens ? Le projet des Bâtisseurs de la vie m’a appris que dès qu’une main se tend aux gens, ils se précipitent pour la prendre. Cette Umma (nation) est vraiment remarquable et elle ne s’éteindra jamais. Des dames et des messieurs âgés passaient beaucoup de temps à attendre la collecte des vêtements dans les cafés, à les laver, les repasser ou les empaqueter.

 

Le point négatif de ce projet est qu’il s’est arrêté, pourquoi ne pas le faire revivre ? Nous avons appris durant sa réalisation que nous aimons nos pays d’un amour qui auparavant ne se manifestait que durant les matchs de football. La première étape du projet des Bâtisseurs de la vie nous a fait reconnaître cette grâce dont nous devons profiter pour définir les plans des dix années à venir pour Daraltarjama, les Protecteurs de l’avenir etc...

 

II. LA SECONDE ETAPE :

 

Notre but dans cette étape était de commencer le parcours de la renaissance. Comment ? Sans directives de notre part, chacun devait rêver comment il voulait voir son pays dans vingt ans. Les gens avaient effectivement envoyé leurs rêves et ce qui m’a touché le plus fut le grand dossier envoyé par le président de la cour d’appel où il expliquait en détail sa vision de la magistrature et de la juridiction en Égypte pour les vingt années futures ... Vraiment cela m’a beaucoup impressionné ... comme je l’ai été du rêve d’une petite fille qui a dessiné un train qui voyageait entre tous les pays sans obstacles. Imaginez-vous une fillette de sept ans qui pense ainsi ? Et ce qui est étonnant est que certains rêves se sont déjà réalisés comme celui de Docteur Hussam Mahgoûb qui rêvait de traduire les sciences en arabe. Il pense que le transfert des sciences dans notre langue aidera à la renaissance de nos pays et effectivement il a commencé son projet et il coopère avec nous à Sounna’ al-Hayat. Également une dame, appelée Oum al-Banine sur le Forum du site amrkhaled.net, rêvait d’écrire des contes utiles pour les enfants du monde arabe. Elle en a écrits quelques uns qui ont été publiés et transformés en pièces de théâtre radiodiffusées. Donc, les rêves ne sont pas impossibles à réaliser. Vous connaissez tous l’ingénieur Ahmed Mouharram qui organise des séances d’apprentissage de l’ordinateur pour les jeunes et qui a paru dans l’un de nos épisodes. Pourquoi est-ce qu’il ne dresse pas un plan pour les cinq années à venir dans le domaine de la technologie pour que ce travail se développe encore plus ?

 

C’était là la seconde étape, les gens avaient envoyé leurs rêves sur le site <amrkhaled.net> et nous avions entrepris un vote pour décider de l’importance de chacun. Durant la première étape nous avons tout simplement repoussé les obstacles et nous nous sommes débarrassés de ce qui nous entravait tandis que dans cette seconde nous avons implanté l’idée de la renaissance à travers le classement des rêves. Nous avons vu combien chacun tenait au sien et à l’idée de la renaissance que nous voulions réaliser. Des millions y ont participé.

 

Nous avons réalisé quatre projets dans cette seconde étape :

 

1.       Le premier fut celui du marathon de quarante kilomètres qui avait pour but de former la volonté dont nous avions besoin pour réaliser une renaissance. Je n’oublierai jamais la jeune Palestinienne qui désirait y participer mais ne le pouvait à cause de l’état actuel de son pays. Elle avait fait une marche de quarante kilomètres en allant et venant dans le corridor de sa maison. Elle tenait à faire cette épreuve de volonté et j’ai été beaucoup touché par son attitude. Elle disait : “ Durant ma marche, je répétais les plus beaux attributs d’Allah accrochés au mur au point que je les ai appris par cœur.” Je n’oublierai pas non plus les deux parents qui habitent l’Angleterre et ont effectué ce marathon dans le froid, avec leur bébé dans les bras, parce qu’ils ne trouvaient personne à qui le laisser. Également cet homme handicapé qui a fait la marche avec un seul pied, une béquille et beaucoup de volonté.
Où en est maintenant ce formidable projet du marathon, y en a-t-il qui le poursuivent ? Y en a-t-il qui font une marche de temps en temps ? Essayons donc de le faire revivre et de l’organiser à travers l’Internet.

 

2.       Le second fut celui de la technologie réalisé par Docteur Hussam Mahgoub que nous avons mentionné plus haut.

 

3.       Le troisième consistait à effacer l’analphabétisme vis à vis de l’ordinateur. Celui qui ne sait pas utiliser cet appareil aujourd’hui est qualifié d’analphabète. De nombreuses personnes y ont coopéré et une jeune fille du nom de Dahlia ‘Orabi, répétiteur à la faculté de culture physique,  a réuni autour d’elle tous les employés de la faculté et leur a appris l’utilisation de l’ordinateur. Grâce à la patience et à la volonté de cette jeune fille, tous y excellent maintenant. L’ingénieur Ahmed Sami a également participé à ce projet et a organisé des séances d’entraînement.

 

4.       Le dernier projet de cette étape fut celui de la culture et des arts. Nous avions dit que, vu l’influence de la chanson sur les jeunes, nous avons besoin d’encourager la composition de certains genres. De nombreuses personnes ont envoyé des paroles de chansons mais, n’ayant pas organisé la réception que nous avions promise dans ce but, nous avons retardé le développement du projet. J’avoue que c’est notre faute et il est temps de réparer cela.

 

La seconde étape terminée, il y eut avant la troisième quelque chose de très positif, la fondation des clubs de Sunna’ al-Hayat. Des jeunes filles et des jeunes hommes se sont réunis pour fonder des associations officielles à travers lesquelles ils mettaient nos projets en pratique. Après la période du vote sur les rêves, ils se sont lancés dans la réalisation des projets, ont institué des comités spécialisés et, à l’aide de professeurs universitaires, ils ont fait ressortir les domaines qui avaient besoin d’être reformés pour commencer la renaissance.

 

III. LA TROISIEME ETAPE :

 

C’est ainsi que, avec les millions de rêves des jeunes d’un côté et les opinions des spécialistes de l’autre nous nous sommes lancés dans la troisième étape à laquelle nous travaillons maintenant. Nous discutons chaque semaine d’un projet à réaliser dans un certain domaine. Nous en avons déjà traité cinq : la santé, le chômage, l’industrie, l’agriculture et finalement l’éducation. Nous ajoutons à cela trois autres que nous avions traités dans l’étape précédente : la technologie avec l’ingénieur Ahmed Mouharram, la suppression de l’analphabétisme vis à vis de l’ordinateur et le renouvellement de l’art et de la culture. Nous traiterons ces trois derniers dans cette étape et nous aurons ainsi terminé huit domaines sur treize.

 

Nous avons ainsi traversé trois étapes durant lesquelles nous avons monté treize projets. La première étape a servi à défaire les entraves qui nous empêchaient d’être positifs, la seconde consistait à implanter l’idée de la renaissance au moyen des rêves et la troisième est celle de la réalisation de ces projets. Les pas semblent suivre un schéma logique. D’abord l’arrachement des chaînes, ensuite l’implantation de l’idée et après son exécution. Les projets que nous avons promis de réaliser sont :

 

·         Le service social.

·         La lutte contre le tabagisme.

·         Les Protecteurs de l’avenir.

·         Daraltarjama (la maison de la traduction).

·         La collecte des vêtements.

·         La suppression de l’analphabétisme concernant l’ordinateur.

·         Le site technologique pour l’entraînement des jeunes.

·         Le développement de la volonté au moyen de la marche.

·         Le renouvellement des chansons dans le domaine de l’art et de la culture.

 

Neuf projets auxquels viennent s’ajouter les quatre que nous avons programmés dans la troisième étape :

 

·         La culture des terrasses.

·         Les clubs de la santé.

·         La réalisation de petites industries.

·         L’éducation spéciale aux mères et le changement du système d’éducation.

 

Nous avons ainsi affaire à treize domaines, voyons leurs côtés positifs et négatifs. Nous verrons que nous avons  brandi le drapeau de la renaissance et, grâce à Allah, nous avons été les premiers à le faire. Ce mot de renaissance n’était pas en usage surtout parmi les jeunes. Aujourd’hui il circule et cela est en lui-même positif comme l’existence partout dans le monde de groupes au nom de Sunnâ’ al-Hayât (Les Bâtisseurs de la vie) qui s’activent vers un but clair. Nous avons implanté l’esprit du travail social et du travail en équipe, choses nouvelles dans les pays arabes. Nous avons éclairci le vrai sens de la dévotion religieuse et réussi à prouver que la religion ne se borne pas à la pratique du culte uniquement mais va de pair avec l’action, l’énergie et le don de soi-même.

 

Nous comptons également parmi les points positifs  :  la mise en place de trois projets que les gens ont entrepris de réaliser et qui garantissent la marche de la renaissance; l’acquisition par les jeunes de nombreuses qualités comme le sérieux, le sens de la responsabilité, le courage et la disposition à se dépenser; l’enthousiasme des jeunes filles et des femmes qui dépasse parfois celui des hommes; l’empressement des institutions, des universités, des ministères, des experts et des organisations gouvernementales à coopérer avec nous et à coopérer avec nos projets.

 

C’était un regard sur les points positifs que nous avons enregistrés mais il y a également des projets délaissés ou négligés et des projets exécutés sans plans pour les mener au but. L’énergie spirituelle générée par la foi a diminué pendant les dix-huit mois de la durée du programme. Nous nous sommes plongés dans ces activités pratiques et nous n’avons pas su nous désaltérer de la foi. Il faut compter également la baisse de l’audience du programme; le manque de moyens qui nous a empêchés d’exécuter beaucoup de choses; le manque d’entraînement et de maturité chez les groupes des Bâtisseurs de la vie qui ont besoin de plus de solidarité et de fraternité; le refus de nombreuses institutions de coopérer avec nous; le recul du niveau d’exécution à l’arrêt du programme. Si se dernier point pouvait être accepté l’année dernière parce que nos projets n’étaient pas du genre pratique, cette année il est inacceptable car nous avons en mains des projets qui nécessitent un effort immense.

 

Nous avons ainsi fait le bilan de nos points positifs et négatifs et il nous reste à voir comment sera l’avenir. J’ai une conception que j’aimerais vous communiquer.

 

Parlons de l’avenir des Bâtisseurs de la vie et de la marche du projet. Nous avons commencé la troisième étape avec l’intention de réaliser une renaissance. Nous avons présenté onze domaines où nous avons proposé des projets réalisables et de nombreuses personnes ont coopéré avec nous. Nous n’avons pas terminé avec tous les domaines mais je me suis trouvé aujourd’hui entre deux choix. Le premier consistait à consolider et confirmer les idées des projets déjà proposés et qui ont besoin de l’être. Le second serait de poursuivre le programme dessiné, et de finir la troisième étape aux dépens de la qualité. Nous pourrions continuer à présenter des projets avec des gens qui courent derrière sans savoir lequel adopter. Mais pourquoi se hâter puisque nous avons vingt ans devant nous?

 

Si nous choisissons la temporisation et la consolidation de ce qui a été fait, nous allons pouvoir faire une pause pour nous concentrer. Nous prendrons deux ou trois mois, c’est à dire jusqu’au mois de Ramadan pour consolider notre travail et nos projets, nous arrêter avec tous les groupes et nous assurer de la marche de leur travail et de leur avancement. Nous continuerons ainsi jusqu’à ce que nous soyons sûrs que les treize projets sont devenus une part de notre culture et pas seulement des sujets que nous ruminons. Nous poursuivrons ensuite avec plus de confiance et nous reprendrons tous les autres projets, treize en tout, et cela n’est pas chose aisée.

 

Faisons une pause de deux ou trois mois. Ce n’est qu’une pause, car c’est le projet de notre vie avec lequel nous rencontrerons Allah au Jour de la Résurrection. Nous ferons simplement des provisions de foi, des invocations et nous fortifierons notre relation avec Allah d’un côté tout en consolidant les projets dessinés. Le rôle des Bâtisseurs de la vie et de tous ceux qui s’intéressent au projet réside là. Nous nous rencontrerons sur l’Internet parce que jusqu’à présent je ne communiquais avec vous qu’à travers la télévision qui ne permet pas le dialogue. Je ne pouvais pas connaître vos opinions. Nous échangerons des idées et continuerons nos épisodes des Bâtisseurs de la vie à travers l’Internet environ deux heures chaque semaine. Nous diviserons le travail dans des chambres de chatting, une pour chaque groupe spécialisé. Je serai en compagnie des experts et nous discuterons par son et image avec chaque groupe pour définir les problèmes, les obstacles, dessiner des plans et poser des objectifs. Nous irons d’une chambre à l’autre, de celle de Daraltarjama à celle de la culture des terrasses, au groupe des petits projets industriels et autres. Nous distribuerons les tâches, nous ferons des suggestions et nous discuterons des moyens et de tout ce dont les groupes ont besoin maintenant.

 

Le travail des Bâtisseurs de la vie sera ainsi transporté sur l’Internet. La renaissance consiste en trois éléments : des idées, des personnes et des choses à exécuter. Nous avons proposé les idées dans les treize domaines qui ont été choisis et les personnes sont les Bâtisseurs de la vie et tous ceux qui ont coopéré avec nous, femmes, experts et spécialistes. Il ne reste donc que des choses à exécuter et la télévision n’est pas leur place. Leur place est le club, la rue, l’université, l’école ou l’Internet où nous nous rencontrerons et nous nous mettrons d’accord.

 

C’est exactement ce que nous allons faire les mois prochains et qui nous donnera le moyen d’évaluer l’état des choses en arrière plan pour définir des solutions. Nous avons des projets et des gens avec nous, nous nous rencontrerons donc chaque semaine à partir de mardi prochain. Le bon côté de ce système sera que nous pourrons communiquer pendant  deux heures à la file après lesquelles chacun ira à ses activités habituelles. Un autre bon côté sera que nous ferons connaissance, que nous nous rapprocherons et que nous organiserons le travail avec plus d’efficacité et sur des assises pus solides. Et l’année prochaine, nous pourrons exposer nos travaux aux gens.

 

Nous sommes comme un bâtiment en construction recouvert jusqu’à la fin des travaux. Un fois ces derniers terminés, les toiles sont enlevées et il apparaît tout beau. C’est ce que nous ferons les trois mois prochains à travers l’Internet.

 

A la télévision, nous raffermirons la foi et nourrirons le côté spirituel. Nous commencerons pendant le mois de Ramadan avec ce que nous nous avons de plus cher, le Messager (BP sur lui). Après ce mois, nous réunirons le côté spirituel et le côté pratique et le programme Les Bâtisseurs de la vie pour continuer le travail avec un bon moral. Aujourd’hui, c’est donc une pause. Je ne dis pas la dernière leçon parce que cela ne peut l’être. Nous nous rencontrerons sur l’Internet pour continuer la marche. Mais je vous avais fait trois promesses et je ne vous quitte pas avant d’en parler.

 

La première était la promesse faite aux jeunes d’organiser une session d’entraînement pour la découverte des aptitudes et des talents. Plus de dix mille s’y sont inscrits. Elle commencera début juillet et un groupe de spécialistes donnera des leçons aux candidats qui auront été choisis.

 

La seconde promesse se rapporte au sondage. Nous avons promis que si nous dépassions le million de votes, nous porterions votre voix au monde entier. Nous avons réussi à dépasser ce chiffre pour la troisième fois et obtenu un million trois cents mille contributions. La première fois c’était pour les rêves et la seconde pour la collecte des habits. Le sondage est toujours en cours. Nous allons tenir notre promesse et je vous informe que nous organiserons un congrès international en Grande-Bretagne le 21 août où nous annoncerons le résultat. Ceux qui s’intéressent à la petite industrie dans le monde arabe ou occidental y assisteront et les chaînes de télévision par satellite diffuseront les séances. Vous étiez occupés à rassembler des contributions au sondage et moi j’essayais de tenir ma promesse.

 

Une fondation importante naîtra de ce congrès. Elle se chargera des problèmes des jeunes et s’occupera de cinq éléments essentiels à la suppression du chômage  et l’installation des petites industries : l’entraînement, le financement, le marketing, la sélection des points positifs dans ces investissements et la pression sur les gouvernements pour alléger les taxes et les douanes des projets des jeunes. C’était là notre participation dans le programme des Bâtisseurs de la vie et nous espérons qu’elle comptera pour nous au Jour de la Résurrection.

 

La troisième promesse est celle que nous avons faite ensemble au Messager (BP sur lui) devant Allah, de ne jamais cesser de travailler à la renaissance des Musulmans. Nous ferons tous les efforts possibles pour être au Jour de la Résurrection parmi ceux dont Allah a dit –ce qui peut être traduit par- : Le jour où tu verras les croyants et les croyantes, leur lumière courant devant eux et à leur droite ...” (TSC “Al-Hadîd” ‘Le Fer’ : 12).  Et : Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah ...” (TSC “Al-Ahzâb” ‘Les coalisés’ : 23). Attention de ne pas commettre la même faute que l’année passée et de cesser de vous activer aussitôt les épisodes arrêtés. Je dis aux Bâtisseurs de la vie, à tous ceux qui ont coopéré avec nous et aux Musulmans, le serment a été fait. Les projets continueront, nous travaillerons à travers l’Internet et nous nous activerons jusqu’à notre rencontre avec Allah. Nous travaillerons à la renaissance de nos pays et, si nous échouons, Allah sera témoin que nous avons fait l’effort.

 

C’est là le plan des Bâtisseurs de la vie et leur futur. Nous continuerons à travailler et nous raffermirons notre foi pour voler avec deux ailes, celle du développement et celle de la foi. Les épisodes à la télévision consolideront la foi et les séances d’Internet pousseront Les Bâtisseurs de la vie vers l’avant.

 

J’aimerais ajouter un conseil aux Bâtisseurs de la vie. Je leur dis : Faites des efforts. Nous avons présenté treize idées, essayons de les faire réussir. Essayons d’avoir l’agrément d’ Allah. Même si quelquefois nous Lui désobéissons, nous pourrons Lui dire : “Nous avons aimé notre religion et nos pays et nous nous sommes fatigués pour eux.” Faisons le serment que chacun de nos souffles et la sueur de notre front seront dépensés dans ce but jusqu’à l’année prochaine. Nous voulons également réussir le projet des sacs à provisions distribués aux pauvres pendant le mois de Ramadan.

 

Je vous demande enfin de faire un petit tableau avec une colonne où vous inscrirez les jours du mois et cinq autres colonnes vides à côté. Les cinq colonnes auront pour entête : Prière de nuit, Coran, Dhikr (invocations), marche et lecture. Vous accomplirez et marquerez chaque jour dans les colonnes : deux Rak‘a (génuflexions) chaque nuit, lecture d’un Djuz’ (division) du Coran, cinq minutes de Dhikr, une marche d’une demi-heure et la lecture d’un livre par semaine. Pour les lectures vous choisirez des livres portant sur la foi, la vie du Prophète (BP sur lui), sur l’économie ou la sociologie. Imaginez si vous pouvez effectuer toutes ces choses et les marquer dans le tableau. Je suis sûr que vous sentirez un renouvellement d’énergie dans votre corps et que vous sentirez plein de volonté et de détermination pour la réalisation de la renaissance. Je dis cela d’après mon expérience personnelle.

 

Je répète donc les points du tableau :

 

1.       Prière de deux Rak‘a chaque nuit.

2.       Lecture d’un Djuz’ du Coran chaque jour.

3.       Dhikr, pour au moins cinq minutes.

4.       Une marche d’une demi-heure chaque jour.

5.       Lecture d’un livre chaque semaine.

 

Dessinez ce tableau, mettez-le devant vous et essayez de remplir les colonnes, vous verrez comment vous changerez. Vous souvenez-vous du verset qui dit–ce qui peut être traduit par : «Lis ton écrit. Aujourd’hui, tu te suffis d’être ton propre comptable» (TSC “Al-Isrâ’ ” ‘Le Voyage nocturne’ : 14). C’est là le Livre de chacun, remplissez-le.

 

Nous arrivons ainsi à la fin de l’épisode. Nous ajoutons que le sondage continue parce que nous voulons arriver à trois millions de voix et organiser le congrès pour porter notre voix au monde entier. Il y aura également les séances d’entraînement depuis début juillet en plus du travail que nous ferons à travers l’Internet. Nous avons fait serment à Allah de fournir tous les efforts possibles pour réaliser cette renaissance. N’oubliez pas le tableau et nous essayerons de fortifier notre foi. Nous disons à tous les jeunes de Sunnâ’ al-Hayât, aux experts, aux professeurs d’université et tous ceux qui ont coopéré ou communiqué avec nous de nous rencontrer sur l’Internet chaque semaine pour travailler ensemble. Ramadan viendra et le programme de Sunnâ’ al-Hayât  reviendra plus solide, mieux organisé et plus systématisé. Nous prions Allah d’épurer notre pensée et de la guider vers Lui, de nous octroyer le dévouement, de nous agréer à notre mort et de nous faire ressusciter parmi les Compagnons illustres qui ont honoré l’Islam. Il y a une sagesse populaire qui dit “Lorsque la nuit s’assombrit, nous disons que l’aube est proche”.

 

A bientôt, Wa Salamou Alaikoum Wa Rahmatou Allah Wa Barakatouh.


 

1 Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran

 

 

 

 

 

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